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Chapter 9 by Bimbo_Slut Bimbo_Slut

What's next?

LA NOUVELLE NORMALITÉ

Mois 5

Le réveil à sept heures. Toujours à sept heures. La routine était devenue automatique maintenant, mon corps réagissant avant même que mon cerveau ne soit complètement éveillé.

Douche. Trente minutes exactement. Rasage soigneux des jambes, des aisselles, même si l'épilation laser avait déjà éliminé la plupart des poils. Nettoyage du visage avec les produits spécifiques que Dr Morgane m'avait prescrits. Hydratation de tout le corps avec une lotion qui sentait la vanille et les fleurs.

Puis le maquillage. Une heure complète devant le miroir. Fond de teint pour unifier la peau. Anti-cernes sous les yeux. Poudre pour fixer. Fard à paupières rose et argenté. Eye-liner noir en trait fin. Mascara en trois couches pour allonger les cils. Blush rosé sur les joues. Gloss brillant sur les lèvres déjà volumineuses.

Chaque geste était devenu mécanique. Mes mains se déplaçaient avec assurance, créant un visage de poupée parfaite. Je ne pensais même plus à ce que je faisais. C'était juste... normal.

Les cheveux ensuite. Brossage long pour démêler les extensions. Souvent, je les laissais tomber en vagues lâches sur mes épaules et mon dos. Parfois, Chloé venait et faisait des tresses compliquées ou des chignons sophistiqués. Les cheveux longs demandaient tellement d'entretien. Mais je m'y étais habitué.

Le corset. Toujours le corset. Mélanie venait chaque matin le lacer. Il était encore plus serré maintenant. Ma taille mesurait soixante centimètres. Soixante. Mes côtes s'étaient littéralement reformées sous la pression constante. Respirer profondément était impossible. Mais c'était normal aussi.

Les sous-vêtements. Toujours assortis, toujours féminins. Soutien-gorge qui soutenait mes seins massifs, les poussant vers le haut et ensemble pour créer un décolleté profond. Culotte ou string en dentelle. Bas avec jarretelles. Parce qu'Alexandra insistait sur les bas. Jamais de collants.

Puis les vêtements. Ceux qu'on avait choisis pour moi. Toujours sexy, toujours révélateurs. Robes moulantes, jupes courtes, tops décolletés. Rarement quelque chose de confortable ou pratique. Tout était conçu pour exhiber mon corps transformé.

Et les chaussures. Toujours des talons. Jamais moins de douze centimètres. Je ne possédais plus de chaussures plates. Mes pieds s'étaient adaptés, mes mollets s'étaient raccourcis. Marcher en chaussures plates était maintenant inconfortable. Les talons étaient devenus ma normalité.

À neuf heures, petit-déjeuner. Toujours léger. Un yaourt, un fruit, une tasse de thé vert. Mille calories par jour, pas plus. Mon corps s'était adapté à la famine constante. Je n'avais même plus vraiment faim.

À dix heures, leçon de voix avec Chloé. Ce n'était presque plus nécessaire maintenant. Ma voix était devenue naturellement féminine. Aiguë, douce, avec cette intonation musicale que Chloé m'avait enseignée. Parfois, quand je m'entendais parler, je ne reconnaissais pas le son. Ce n'était plus la voix d'Alexandre. C'était celle de Lexi.

« Parfait », disait toujours Chloé. « On ne pourrait jamais deviner. »

À onze heures, cours de maintien avec Madame Beaumont. Posture, démarche, gestuelle. Comment s'asseoir en croisant gracieusement les jambes. Comment se pencher en avant sans révéler trop de décolleté tout en restant suggestive. Comment sourire de manière séduisante. Comment jouer avec mes cheveux. Comment utiliser mon corps pour attirer l'attention.

« Une femme élégante communique autant avec son corps qu'avec ses mots », répétait Madame Beaumont. « Chaque mouvement doit être gracieux, intentionnel, féminin. »

J'apprenais. J'intégrais. Ces gestes devenaient des réflexes. Je me surprenais à jouer avec mes cheveux pendant les conversations, à pencher légèrement la tête quand on me parlait, à sourire de cette manière douce et accueillante qu'elle m'avait enseignée.

À treize heures, déjeuner. Une salade, une petite portion de protéines. Toujours mesurée, toujours contrôlée.

L'après-midi était consacré au « service ». C'était le nouveau terme qu'Alexandra utilisait. Je devais la servir.

La première fois qu'elle me l'avait demandé, j'avais été confus.

« Sers-moi un café », avait-elle ordonné.

Simple. J'avais préparé le café dans sa cuisine privée, l'avais apporté sur un plateau. Mais elle avait secoué la tête.

« Non. À genoux. »

J'avais obéi, m'agenouillant à côté d'elle pendant qu'elle prenait la tasse. Mes genoux sur le sol froid, ma tête baissée. C'était une position de soumission claire.

« Bien. C'est comme ça que tu me serviras désormais. »

Maintenant, c'était la routine. Café le matin. Thé l'après-midi. Parfois elle voulait un massage des pieds. Ou un brossage de cheveux. Ou simplement que je reste agenouillée à côté d'elle pendant qu'elle travaillait sur son ordinateur.

« Tu es là pour me servir », disait-elle. « Pour me rendre la vie plus agréable. C'est ton rôle. Ton unique rôle. »

Au début, la rage bouillonnait en moi pendant ces moments. Mais avec le temps, quelque chose d'étrange s'est produit. Je trouvais une sorte de paix dans ces tâches simples. Il n'y avait pas de décisions à prendre, pas de pensées complexes à avoir. Je devais juste obéir, servir. C'était reposant d'une manière tordue.

Un système de récompenses et de punitions s'était établi. Si je me comportais bien, si j'obéissais sans hésitation, si je répondais correctement, j'avais des privilèges. Une télévision dans ma chambre. Des livres à lire. Des magazines de mode. Parfois même un dessert au dîner.

Si je résistais, si je protestais, si je parlais d'une voix trop masculine ou si je marchais d'une manière trop masculine, les punitions tombaient. Isolement dans le noir. Privation de nourriture. Parfois, Alexandra me giflait. Pas fort, juste assez pour me rappeler ma place.

« Tu as été une mauvaise fille, Lexi », disait-elle avec déception. « Les mauvaises filles doivent être punies. »

Et étrangement, terriblement, je détestais sa déception. Plus que la punition elle-même, c'était son regard désapprobateur qui me blessait.

Un jour, alors que je lui massais les pieds pendant qu'elle lisait un document, elle a soudain dit :

« Tu es magnifique aujourd'hui, Lexi. Cette robe te va à ravir. Le rose met en valeur ton teint. »

Un compliment. Simple. Banal. Mais quelque chose d'étrange s'est produit en moi. Une chaleur dans ma poitrine. Un sourire qui est apparu sur mes lèvres sans que je le veuille.

« Merci, Maîtresse », ai-je murmuré.

Et je le pensais. J'étais... contente. Fière. Son approbation me faisait plaisir.

Plus tard, seule dans ma chambre, j'ai réalisé ce qui s'était passé et j'ai été horrifiée. Comment pouvais-je être heureuse de son compliment ? Comment pouvais-je chercher son approbation ? Elle était mon tortionnaire, pas ma... quoi ? Ma mère ? Ma maîtresse ? Mon tout ?

Mais c'était la vérité. Elle était devenue mon univers. La seule personne qui me parlait, qui me touchait, qui me voyait vraiment. J'en étais venu à dépendre d'elle, émotionnellement autant que physiquement.

Mois 6

Mon corps était stabilisé maintenant. Les hormones avaient fait leur travail. Mes seins étaient toujours énormes, cent dix F comme prévu. Ma taille comprimée à soixante centimètres. Mes hanches mesuraient cent centimètres, créant une silhouette extrême en sablier. Mes fesses étaient rebondies, mes cuisses douces et pleines, mes bras minces et délicats.

Je passais devant des miroirs constamment. Il y en avait partout dans le centre. Et chaque fois, je voyais une femme. Une très belle femme avec des courbes exagérées. Blonde platine, maquillage impeccable, vêtements sexy, talons hauts.

Alexandre avait complètement disparu. Parfois, tard le soir, j'essayais de me souvenir de son visage. Mais c'était de plus en plus difficile. Comme si mes souvenirs s'effaçaient, remplacés par l'image de Lexi.

Un jour, Alexandra m'a emmenée dans une pièce que je n'avais jamais vue. C'était un bureau luxueux avec de grandes fenêtres donnant sur un jardin. Elle s'est assise à son bureau et m'a fait signe de m'agenouiller à côté d'elle.

« J'ai quelque chose à te montrer », a-t-elle dit.

Elle a ouvert un dossier sur son ordinateur. C'étaient des photos. Des photos d'Alexandre. Mon ancien moi. Un homme en costume, confiant, souriant. Prenant la parole lors de conférences. Signant des contrats. Vivant sa vie d'homme d'affaires arrogant.

J'ai regardé ces photos avec un détachement étrange. C'était comme regarder un étranger. Oui, techniquement, c'était moi. Mais je ne ressentais aucune connexion avec cette personne. C'était quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui avait existé dans une autre vie.

« Tu te souviens de lui ? » a demandé Alexandra.

« Oui. »

« Est-ce que tu le regrettes ? »

J'ai hésité. La réponse honnête était compliquée.

« Parfois. »

« Qu'est-ce que tu regrettes ? »

« La liberté. Le pouvoir. Le contrôle sur ma vie. »

Alexandra a ri doucement.

« Alexandre avait du pouvoir, c'est vrai. Mais était-il heureux ? »

J'ai réfléchi. Non. Alexandre n'était pas heureux. Il était stressé, constamment en compétition, écrasant les autres pour rester au sommet. Il buvait trop, dormait peu, n'avait pas de vraies relations. Sa vie était vide malgré tous ses succès.

« Non », ai-je finalement admis. « Il n'était pas heureux. »

« Et toi, Lexi ? Es-tu heureuse ? »

La question m'a pris au dépourvu. Étais-je heureuse ? Non, certainement pas. J'étais prisonnière, mutilée, contrôlée. Comment pourrais-je être heureuse ?

Mais... il y avait une certaine tranquillité maintenant. Une routine. Pas de décisions stressantes. Pas de compétition. Pas d'anxiété constante. Juste l'obéissance. Et parfois, dans ces moments où j'obéissais parfaitement, où Alexandra me félicitait, il y avait quelque chose qui ressemblait presque à du contentement.

« Je ne sais pas », ai-je répondu honnêtement.

« Tu apprendras », a dit Alexandra en caressant mes cheveux. « Avec le temps, tu comprendras que cette vie est meilleure pour toi. Plus simple. Plus pure. »

Elle a fermé le dossier, effaçant les images d'Alexandre.

« Cette personne est morte. Elle n'existe plus. Tu es Lexi maintenant. Complètement. Et plus vite tu l'accepteras, plus vite tu trouveras la paix. »

Cette nuit-là, j'ai écrit dans mon journal. C'était devenu un vrai journal maintenant, pas juste des mensonges forcés. J'écrivais mes pensées, mes peurs, mes confusions.

« Je ne sais plus qui je suis. Quand je me regarde dans le miroir, je vois Lexi. Quand je parle, j'entends Lexi. Quand je bouge, je bouge comme Lexi. Est-ce qu'Alexandre existe encore quelque part en moi ? Ou est-ce que je suis devenue complètement Lexi ? »

« Aujourd'hui, Maîtresse m'a dit que j'étais belle. J'étais contente. Je déteste que j'étais contente. Mais je l'étais. Son approbation me fait du bien. Est-ce que c'est normal ? Est-ce que je deviens folle ? »

« Six mois. Six mois depuis que tout a commencé. Il en reste six. Qu'est-ce qui va se passer ensuite ? Est-ce que je vais vraiment être libérée ? Ou est-ce que j'ai déjà été détruite au point où la liberté n'a plus de sens ? »

J'ai fermé le journal et l'ai rangé dans ma table de nuit. Mon reflet dans le miroir de la chambre me regardait. Une blonde voluptueuse en nuisette de satin rose. Lexi.

Elle m'a souri. Je lui ai souri en retour.

Alexandre était de plus en plus loin. Un souvenir flou. Lexi prenait le dessus. Chaque jour un peu plus.

Et le plus terrifiant, c'est qu'une partie de moi commençait à être d'accord avec ça.

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