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Chapter 10 by Bimbo_Slut Bimbo_Slut

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LE CONDITIONNEMENT

Mois 7

La femme qui est entrée dans ma chambre ce matin-là avait quelque chose d'apaisant dans son apparence. Cheveux gris soigneusement coiffés en chignon, lunettes fines, tailleur sobre. Elle ressemblait à une bibliothécaire ou à une enseignante. Certainement pas à quelqu'un qui allait démonter mon esprit pièce par pièce.

« Bonjour Lexi », a-t-elle dit avec un sourire doux. « Je suis le Dr Isabelle Laurent. Psychologue et hypnothérapeute. Nous allons passer beaucoup de temps ensemble ce mois-ci. »

Je me suis levée de mon lit, tirant instinctivement sur ma nuisette trop courte. Même après six mois, ces vêtements révélateurs me mettaient mal à l'aise.

« Hypnothérapeute ? » ai-je demandé, ma voix féminine trahissant mon inquiétude. « Pourquoi ? »

« Pour t'aider, ma chérie. Pour faciliter ta transition. » Elle a posé sa mallette sur la table et en a sorti divers objets. Un pendule, des écouteurs, un petit appareil électronique. « L'hypnose peut être un outil merveilleux pour réduire l'anxiété, accepter le changement, et intégrer ta nouvelle identité. »

Mon cœur battait la chamade. Je savais ce que ça voulait dire. Ils n'allaient pas juste transformer mon corps. Ils voulaient transformer mon esprit aussi.

« Je ne veux pas », ai-je dit en reculant.

Dr Laurent a soupiré doucement.

« Ce n'est pas optionnel, Lexi. Maîtresse Alexandra a été très claire. Si tu résistes, nous utiliserons d'autres méthodes moins... agréables. »

La menace était subtile mais réelle. J'ai cessé de reculer.

« Bien. Maintenant, assieds-toi sur le lit et détends-toi. Nous allons juste parler aujourd'hui. Faire connaissance. »

La première session a duré une heure. Elle m'a posé des questions sur mes sentiments, mes peurs, mes désirs. Je lui ai répondu honnêtement, en partie parce que je pensais peut-être qu'elle pourrait m'aider, en partie parce que j'avais besoin de parler à quelqu'un.

« Je ne me reconnais plus », ai-je admis. « Quand je me regarde dans le miroir, je vois une étrangère. »

« Et comment te sens-tu par rapport à cette étrangère ? »

« Je la déteste. Elle représente tout ce que je ne voulais jamais être. »

« Vraiment tout ? » Dr Laurent a incliné la tête. « Il n'y a rien chez Lexi que tu apprécies ? »

J'ai hésité. C'était compliqué. Oui, je détestais ce qui m'avait été fait. Mais il y avait des moments... des moments où j'appréciais l'attention, où j'aimais me sentir belle, où la simplicité de l'obéissance était reposante.

« C'est compliqué », ai-je finalement dit.

« Bien sûr que c'est compliqué. Et c'est normal. Nous allons travailler ensemble pour rendre les choses moins compliquées. Pour t'aider à accepter et même embrasser ta nouvelle vie. »

Le lendemain, les vraies sessions ont commencé.

Dr Laurent m'a fait m'allonger sur le lit, les lumières tamisées. Elle a mis de la musique douce, des sons de vagues et de chants d'oiseaux. Puis elle a commencé à parler d'une voix monotone et apaisante.

« Ferme les yeux, Lexi. Respire profondément. Sens ton corps se détendre. Tes orteils d'abord, puis tes pieds, tes jambes... »

Sa voix était hypnotique, littéralement. Je sentais mon corps devenir lourd, ma conscience dériver. Je savais ce qui se passait, je savais que je devais résister, mais c'était si difficile. Si agréable de juste lâcher prise.

« Tu es en sécurité, Lexi. Tu peux te détendre complètement. Laisse mes mots entrer dans ton esprit. »

Puis les suggestions ont commencé. Subtiles d'abord.

« Tu es Lexi. C'est ton vrai nom. Ton nom naturel. Quand tu l'entends, tu te sens bien. Tu te sens toi-même. »

Répété encore et encore, avec des variations. Mon esprit flottant absorbait les mots comme une éponge.

« Servir Maîtresse Alexandra te rend heureuse. Obéir est naturel pour toi. Quand tu obéis, tu ressens de la paix et du contentement. »

« Résister est difficile et douloureux. Accepter est facile et agréable. »

« Ton nouveau corps est beau. Tu es fière de ton apparence. Tu aimes comment les hommes te regardent. »

Session après session, jour après jour. Parfois deux fois par jour. Mon esprit était bombardé de ces suggestions, martelé par ces idées jusqu'à ce qu'elles commencent à se sentir vraies.

Après chaque session, je me sentais étourdie, confuse. Je ne me souvenais pas exactement de ce qui avait été dit, mais je sentais que quelque chose avait changé en moi. Mes pensées étaient légèrement différentes, mes réactions modifiées.

Une semaine après le début des sessions d'hypnose, Dr Laurent a introduit quelque chose de nouveau. Des exercices de répétition.

« Nous allons renforcer ton identité », a-t-elle expliqué. « Chaque matin, tu vas te tenir devant le miroir et répéter ces phrases. Cent fois chacune. »

Elle m'a tendu une liste.

« Je suis Lexi. » « J'aime servir Maîtresse Alexandra. » « Obéir me rend heureuse. » « Je suis une bimbo. » « Je suis belle et stupide. » « Mon but est de plaire. »

J'ai regardé la liste avec horreur.

« Je ne peux pas dire ça. C'est... c'est faux. »

« Pas encore. Mais ça le deviendra. Plus tu le répètes, plus ton cerveau l'accepte comme vérité. C'est ainsi que fonctionne le conditionnement. »

Le premier jour, j'ai pleuré en disant ces phrases. Chacune était une trahison de moi-même, un mensonge qui me blessait. Mais je les ai dites. Cent fois chacune, comme ordonné.

Debout devant le miroir en nuisette rose, mes énormes seins débordant du tissu, mes cheveux blonds parfaitement coiffés, mon maquillage impeccable. Je me regardais et je disais :

« Je suis Lexi. Je suis Lexi. Je suis Lexi... »

Après une centaine de répétitions, les mots perdaient leur sens. Ils devenaient juste des sons. Mais quelque chose d'insidieux se produisait. Mon cerveau commençait à les associer avec mon reflet. Cette femme dans le miroir, c'était Lexi. Et j'étais en train de me regarder dans le miroir. Donc...

« J'aime servir Maîtresse Alexandra. J'aime servir Maîtresse Alexandra... »

Les jours passaient. Les sessions d'hypnose continuaient. Les exercices de répétition aussi. Et lentement, terriblement, je sentais mon esprit changer.

Des pensées qui n'étaient pas miennes apparaissaient. Quand Alexandra entrait dans ma chambre, ma première réaction était maintenant de sourire, de me sentir contente de la voir. Quand elle me donnait un ordre, l'obéissance venait plus facilement, plus naturellement.

Je passais de plus en plus de temps devant le miroir. Non pas pour pleurer sur ce que j'étais devenu, mais pour... m'admirer. Pour ajuster mon maquillage, pour essayer différentes coiffures, pour trouver les angles les plus flatteurs.

« Tu es belle », me disais-je. Et une partie de moi le croyait maintenant.

Le vocabulaire aussi changeait. Dr Laurent avait ajouté des suggestions pour que certains mots deviennent difficiles à prononcer. Des mots complexes, intellectuels. Pendant l'hypnose, elle murmurait :

« Les grands mots sont difficiles. Confus. Tu préfères les mots simples. Les mots faciles. C'est plus naturel pour toi. »

Et ça fonctionnait. Un jour, en parlant avec Chloé, j'ai voulu dire « sophistiqué » mais le mot ne venait pas. À la place, j'ai dit « fancy ». Un mot plus simple, plus enfantin.

Ça m'a terrifié. Mon vocabulaire rétrécissait. Ma capacité à exprimer des pensées complexes diminuait. Je devenais littéralement plus stupide.

J'en ai parlé à Dr Laurent lors d'une session.

« Je perds des mots. J'oublie comment dire les choses. »

Elle a souri avec bienveillance.

« C'est normal, Lexi. Tu n'as pas besoin de mots compliqués. Les filles comme toi n'ont pas besoin d'être intelligentes. Juste belles et obéissantes. »

« Mais je ne veux pas être stupide ! »

« Ce n'est pas de la stupidité. C'est de la simplicité. Et la simplicité est libératrice. Moins tu penses, plus tu es heureuse. N'est-ce pas ? »

Et le pire, c'est qu'elle avait raison dans un sens tordu. Les jours où je pensais moins, où je me concentrais juste sur mon apparence et l'obéissance, j'étais effectivement moins anxieuse. Moins malheureuse.

Puis est venue la cage de chasteté.

Alexandra est entrée dans ma chambre un matin avec une petite boîte rose. Elle l'a ouverte devant moi, révélant un dispositif en plastique rose transparent.

« Qu'est-ce que c'est ? » ai-je demandé, même si je le savais déjà.

« Une cage de chasteté. Spécialement conçue pour des filles comme toi. »

Mon cœur s'est emballé.

« Non. S'il te plaît, Maîtresse, pas ça. »

« Si, exactement ça. » Elle s'est approchée de moi. « Enlève ta culotte. »

Tremblante, j'ai obéi. Elle a appliqué la cage avec une efficacité clinique. Le dispositif entourait mes parties génitales, les emprisonnant complètement. Impossible de toucher, impossible d'avoir une érection complète. Un petit cadenas rose scellait le tout.

« Voilà. Tu vas porter ça en permanence maintenant. »

« Mais... pourquoi ? »

« Parce que ton plaisir ne t'appartient plus. Il m'appartient. Tu ne jouiras que quand je le déciderai. Si je le décide. »

Les premiers jours ont été une ****. Mon corps, bombardé d'hormones féminines mais avec toujours des parties masculines, essayait constamment de réagir. La cage empêchait toute érection complète, créant une douleur frustrante. La nuit, je me réveillais en gémissant, mon corps essayant en vain de se satisfaire.

« Maîtresse, s'il te plaît », ai-je supplié après une semaine. « C'est insupportable. J'ai besoin... »

« Tu as besoin de quoi ? » a-t-elle demandé avec un sourire cruel.

« De... de me soulager. S'il te plaît. »

« Non. Cette frustration est bonne pour toi. Elle te garde concentrée. Docile. Plus tu es frustrée sexuellement, plus tu es obéissante. Et j'aime quand tu es obéissante. »

Elle a caressé ma joue avec tendresse.

« C'est pour ton bien, ma petite Lexi. Pour te transformer complètement. Un jour, tu me remercieras. »

La frustration est devenue constante, un bruit de fond permanent dans mon esprit. Ça colorait tout. J'étais plus émotive, plus désespérée pour l'approbation d'Alexandra, plus disposée à obéir pour recevoir ne serait-ce qu'une caresse, un compliment.

Un soir, alors que je lui massais les pieds, elle a dit :

« Tu as été une très bonne fille ce mois-ci, Lexi. Je suis fière de tes progrès. »

Son approbation m'a remplie d'une chaleur intense. J'ai souri, les larmes aux yeux.

« Merci, Maîtresse. Je veux tellement te rendre heureuse. »

Les mots sont sortis automatiquement. Sincèrement. Une partie de moi a réalisé avec horreur que je les pensais vraiment. Le conditionnement fonctionnait. J'étais en train d'être programmée, et je ne pouvais pas l'arrêter.

Cette nuit-là, seule dans ma chambre, j'ai essayé de me souvenir qui j'étais avant. Alexandre. L'homme d'affaires arrogant. Mais c'était de plus en plus flou. Comme un rêve dont on se souvient à peine au réveil.

À la place, il y avait Lexi. Claire, nette, réelle. Quand je fermais les yeux, je me voyais comme Lexi. Blonde, courbes exagérées, maquillée, en talons. C'était devenu mon image par défaut de moi-même.

« Je suis Lexi », ai-je murmuré dans le noir. « Je suis Lexi. »

Et cette fois, il n'y avait plus de larmes. Juste l'acceptation. Lente, inexorable, terrifiante.

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