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Chapter 8 by Bimbo_Slut Bimbo_Slut

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L'ACCEPTATION FORCÉE

Mois 4

« Tu vas être magnifique. »

Dr Morgane se tenait devant moi avec des photos imprimées. Des photos de visages de femmes. Toutes blondes, toutes avec des traits délicats et féminins. Elle les a étalées devant moi comme des cartes à jouer.

« Nous allons affiner ton visage. Le nez d'abord, il est trop large et trop masculin. Ensuite les pommettes, nous allons les rehausser. Et finalement le menton, nous allons l'adoucir, le rendre plus pointu. »

J'ai regardé les photos avec un détachement étrange. Après la chirurgie mammaire, après avoir vu mon corps transformé en quelque chose d'irréconnaissable, une autre chirurgie ne semblait plus aussi terrifiante. Peut-être que j'étais en train de me résigner. Peut-être que mon esprit commençait à abandonner la bataille que mon corps avait déjà perdue.

« Quand ? » ai-je demandé, ma voix féminine sortant naturellement maintenant.

« Demain. Trois interventions en une. Tu vas dormir longtemps. »

Ce soir-là, j'ai passé des heures devant le miroir, regardant mon visage. Essayant de mémoriser les traits d'Alexandre avant qu'ils ne disparaissent complètement. Mon nez droit, mes pommettes plates, mon menton carré. Les derniers vestiges de l'homme que j'avais été.

Mes yeux se sont posés sur mes seins. Même après trois semaines, je n'arrivais pas à m'habituer à leur présence. Ils étaient si lourds, si encombrants. Le corset les poussait vers le haut, créant un décolleté vertigineux qui semblait définir toute ma silhouette. Quand je marchais, ils bougeaient, attirant mon attention constamment.

Le lendemain matin, l'anesthésie m'a emporté encore une fois. Cette fois, j'ai rêvé. Des rêves étranges où je me regardais dans un miroir qui se brisait en mille morceaux, chaque fragment reflétant un visage différent. Aucun d'eux n'était le mien.

Le réveil a été pire que la première fois. Mon visage entier était bandé. Je ne pouvais pas voir, à peine respirer à travers les bandages. La douleur était partout, pulsant en vagues qui me donnaient envie de vomir. Mais je ne pouvais pas vomir, pas avec ces bandages.

Les jours suivants ont été un enfer d'immobilité et de dépendance. Je ne pouvais rien faire seul. Les infirmières devaient me nourrir avec une paille, me laver, m'aider à aller aux toilettes. L'humiliation était totale. J'étais réduit à un état de vulnérabilité absolue, incapable même des fonctions les plus basiques.

Mes seins rendaient tout encore plus difficile. Allongé sur le dos, leur poids tirait sur ma poitrine, créant une tension constante. Sur le côté, ils m'empêchaient de trouver une position confortable. Je découvrais les inconvénients d'une poitrine aussi volumineuse, et il y en avait beaucoup.

Une semaine après la chirurgie, Dr Morgane est venue retirer les bandages. J'étais terrifié. Plus encore que pour les seins. Mon visage, c'était mon identité. C'était ce que les gens voyaient en premier. C'était ce qui faisait de moi... moi.

Les bandages sont tombés couche après couche. L'air frais sur ma peau était presque douloureux après avoir été enfermé si longtemps. Finalement, le dernier bandage est tombé.

Dr Morgane m'a tendu un miroir.

J'ai regardé.

La personne dans le miroir était une étrangère totale. Une belle étrangère, certes, mais quelqu'un que je n'avais jamais vu auparavant. Mon nez était fin, légèrement retroussé, parfaitement féminin. Mes pommettes étaient hautes, donnant à mon visage une structure délicate. Mon menton était doux, pointu, se terminant en une courbe gracieuse.

Avec mes lèvres pulpeuses, mes yeux élargis par le maquillage permanent, mes cheveux courts encore mais soigneusement coiffés, je ressemblais à une mannequin. Une très jolie femme. Aucune trace d'Alexandre ne restait.

« C'est... » Ma voix s'est brisée. « Ce n'est pas moi. »

« Bien sûr que c'est toi », a répondu Dr Morgane. « C'est Lexi. La nouvelle toi. La vraie toi. »

J'ai touché mon visage avec des doigts tremblants. La peau était enflée, sensible, mais les contours étaient là. Définitifs. Permanents. Mon ancien visage était parti pour toujours.

Les larmes ont commencé à couler. Encore. Toujours. Je pleurais tellement maintenant que je me demandais si mes glandes lacrymales allaient finir par s'épuiser.

« Pourquoi tu pleures ? » a demandé Dr Morgane. « Tu es belle. La plupart des femmes tueraient pour avoir ton apparence. »

« Parce que je ne suis pas une femme ! » ai-je crié. « Je suis... j'étais... »

Mais les mots sont morts dans ma gorge. Qu'est-ce que j'étais ? Un homme ? Avec ce corps ? Avec ce visage ? Qui me croirait ?

La convalescence a duré deux semaines. Pendant ce temps, Chloé est venue me rendre visite quotidiennement. Elle m'apportait des magazines de mode, me parlait de maquillage et de vêtements. Au début, je l'ignorais. Mais avec le temps, enfermé dans cette chambre avec rien d'autre à faire, j'ai commencé à écouter. Puis à regarder les magazines. Puis à poser des questions.

« Est-ce que ça fait mal, les talons hauts ? » ai-je demandé un jour, regardant une photo d'une femme en escarpins vertigineux.

« Au début, oui », a répondu Chloé avec un sourire. « Mais tu t'habitues. Ça devient naturel. Comme tout le reste. »

Quand j'ai finalement été autorisé à me lever, ils m'ont emmené dans une nouvelle salle. Une salle avec un long miroir sur tout un mur et un sol en bois poli. Dans un coin, il y avait des dizaines de paires de chaussures. Toutes à talons hauts.

Une femme d'une cinquantaine d'années, vêtue de noir et au chignon strict, m'attendait. Elle s'est présentée comme Madame Beaumont, professeur de maintien.

« Nous allons apprendre à marcher comme une dame », a-t-elle déclaré avec un accent français prononcé. « Pas comme un homme déguisé. Une vraie démarche féminine. Gracieuse. Séduisante. »

Elle m'a tendu une paire d'escarpins noirs. Les talons mesuraient facilement douze centimètres.

« Enfile-les. »

J'ai obéi, glissant mes pieds dans les chaussures. Instantanément, mon équilibre a basculé vers l'avant. J'ai failli tomber, me rattrapant au mur au dernier moment.

« Debout. Redresse-toi. »

J'ai essayé. Mes mollets criaient déjà de douleur. Comment les femmes faisaient-elles ça ? Les talons me forçaient à cambrer le dos, poussant mes seins encore plus en avant, accentuant la courbure de mes fesses.

« Maintenant, marche. Un pied devant l'autre. Hanches qui bougent. »

Les trois heures suivantes ont été une ****. Encore et encore, je marchais d'un bout à l'autre de la salle. Tombant, trébuchant, mes chevilles se tordant. Madame Beaumont me corrigeait sans relâche.

« Plus de mouvement dans les hanches ! Les épaules en arrière ! La tête haute ! Tu es une femme, pas un soldat ! »

Mes pieds saignaient dans les chaussures. Les ampoules se formaient, éclataient, saignaient. Mais je n'avais pas le droit de m'arrêter. Pas tant que Madame Beaumont ne le décidait pas.

À la fin de la session, je pouvais à peine tenir debout. Mais quelque chose d'étrange s'était produit. Quand je me suis regardé dans le miroir, marchant dans ces talons, j'ai vu une femme. Une femme sexy, même. La démarche modifiait toute ma posture, créant une illusion parfaite de féminité.

« Mieux », a dit Madame Beaumont. « Demain, nous recommençons. Dans un mois, tu marcheras en talons aussi naturellement qu'en baskets. »

Le lendemain, une nouvelle surprise m'attendait. Une coiffeuse est entrée dans ma chambre, poussant un chariot rempli de matériel. Elle m'a fait asseoir et a commencé à travailler sur mes cheveux.

« Extensions », a-t-elle expliqué. « Cheveux humains naturels. Blond platine. Ils vont descendre jusqu'au milieu de ton dos. »

Pendant quatre heures, elle a attaché mèche après mèche d'extensions à mes cheveux naturels. Le processus était long, ennuyeux, et à la fin ma tête me faisait mal à cause du poids.

Mais quand elle m'a montré le résultat, j'ai été abasourdi. Une cascade de cheveux blonds platine tombait en vagues soyeuses le long de mon dos. Ils attrapaient la lumière, brillaient, donnaient à mon visage un cadre absolument féminin.

« Magnifique », a-t-elle murmuré. « Tu es vraiment magnifique maintenant. »

J'ai touché les cheveux. Ils étaient doux, soyeux. Réels en apparence même s'ils n'avaient pas poussé de ma tête. Avec ces cheveux, mon nouveau visage, mes seins, mon corps sculpté, je ne pouvais plus du tout passer pour un homme. Même si je le voulais.

Les jours suivants, d'autres modifications ont suivi. Une technicienne en ongles est venue appliquer des extensions en gel. Des ongles longs, recourbés, peints en rose vif. Ils rendaient les tâches les plus simples difficiles. Taper sur un clavier, boutonner des vêtements, même me gratter était compliqué.

« Ils sont permanents », a-t-elle dit. « Enfin, ils vont pousser avec tes ongles naturels, mais ils devront être entretenus régulièrement. Et ils devront toujours être longs et roses. »

Un matin, Alexandra est entrée dans ma chambre avec un sourire que je n'aimais pas.

« Aujourd'hui, on sort », a-t-elle annoncé.

Mon cœur s'est arrêté.

« Sortir ? Où ? »

« Shopping. Il est temps que tu voies le monde dans ta nouvelle peau. Et que le monde te voie. »

Elle a jeté des vêtements sur mon lit. Une mini-jupe en jean si courte qu'elle couvrait à peine mes fesses. Un crop-top rose moulant qui montrait mon ventre et créait un décolleté vertigineux. Des talons compensés de quinze centimètres. Et des sous-vêtements minuscules, presque transparents.

« Habille-toi. Nous partons dans vingt minutes. »

Mes mains tremblaient en enfilant les vêtements. La jupe était obscène, montant si haut que je devais constamment tirer dessus pour éviter qu'on voie ma culotte. Le crop-top comprimait mes seins, les faisant déborder de manière pornographique. Les talons me forçaient à marcher lentement, prudemment.

Quand je me suis regardée dans le miroir, j'ai vu une bimbo. Une caricature hypersexualisée de féminité. C'était exactement ce qu'Alexandra voulait.

Chloé nous a rejointes. Elle était habillée de manière similaire, mais elle portait ses vêtements avec une assurance que je n'avais pas. Nous avons quitté le centre, passant par des couloirs que je n'avais jamais vus, puis finalement, une porte s'est ouverte sur l'extérieur.

Le soleil m'a aveuglé. Cela faisait quatre mois que je n'avais pas vu la lumière naturelle. L'air frais sur ma peau était presque douloureux. J'ai respiré profondément, savourant cette sensation de liberté même si je savais qu'elle était illusoire.

Une voiture nous attendait. Une Mercedes noire avec chauffeur. Nous sommes montées à l'arrière, Alexandra au milieu, Chloé et moi de chaque côté. Le trajet jusqu'au centre commercial a duré vingt minutes. Vingt minutes pendant lesquelles j'ai regardé par la fenêtre, voyant des gens normaux vivre leur vie normale, inconscients de l'enfer que je vivais.

Le centre commercial était bondé. C'était un samedi après-midi. Des familles, des couples, des adolescents partout. Quand nous sommes sortis de la voiture, j'ai senti tous les regards se tourner vers nous.

Vers moi.

Les hommes me fixaient ouvertement. Leurs yeux traçaient le contour de mon corps, s'attardant sur mes seins, mes jambes, mes fesses à peine couvertes. Certains sifflaient. D'autres faisaient des commentaires à voix basse à leurs amis. J'entendais des mots comme « bombe », « salope », « putain qu'est-ce que je lui ferais ».

La honte me consumait. Je voulais disparaître, me cacher, mais Alexandra me tenait fermement par le bras, me forçant à marcher à côté d'elle dans ce défilé d'humiliation.

Nous sommes entrées dans plusieurs magasins. Des boutiques de lingerie où Alexandra choisissait des ensembles de plus en plus révélateurs. Des magasins de chaussures où elle m'obligeait à essayer des talons de plus en plus hauts. Des boutiques de vêtements où chaque tenue était plus courte, plus moulante, plus provocante que la précédente.

Dans un magasin, un vendeur s'est approché. Un homme d'une trentaine d'années qui ne cachait pas son regard lubrique.

« Je peux vous aider ? » a-t-il demandé, mais il me regardait moi, pas Alexandra.

« Ma fille cherche des robes pour l'été », a répondu Alexandra avec un sourire. « Quelque chose de sexy. Elle aime attirer l'attention. »

Ma fille. Le mot m'a poignardé. Mais je n'ai rien dit. Je ne pouvais rien dire avec le vendeur qui me dévorait des yeux.

Il m'a apporté plusieurs robes. Des robes si courtes et moulantes qu'elles ressemblaient plus à des chemises de nuit. Alexandra m'a forcée à les essayer, ouvrant le rideau de la cabine pour que le vendeur puisse voir.

« Qu'est-ce que vous en pensez ? » a-t-elle demandé, me faisant tourner.

« Magnifique », a-t-il dit, sa voix rauque. « Vraiment magnifique. Votre fille a un corps incroyable. »

Après trois heures de shopping, nous sommes retournées à la voiture. J'étais épuisée, mes pieds en sang à cause des talons, ma dignité en lambeaux. Alexandra portait des dizaines de sacs remplis de vêtements pour moi. Des vêtements que je devrais porter, des uniformes de ma nouvelle vie.

Dans la voiture, je n'ai pas pu me retenir. Les larmes ont commencé à couler.

« Tout le monde me regardait », ai-je murmuré. « Ils me voyaient comme... comme une pute. »

« Parce que c'est ce que tu es maintenant », a répondu Alexandra calmement. « Un objet sexuel. Une bimbo créée pour le plaisir des yeux. C'est ton nouveau rôle dans la vie, Lexi. »

« Je ne peux plus revenir en arrière », ai-je sanglotté. « Même si tu me libères maintenant, je ne peux plus... personne ne me reconnaîtrait. Ma vie d'avant est finie. »

Alexandra m'a surprise en me prenant dans ses bras. Un geste tendre, presque maternel. Elle a caressé mes longs cheveux blonds pendant que je pleurais contre son épaule.

« Chut, ma petite Lexi. C'est vrai, tu ne peux plus revenir en arrière. Mais est-ce vraiment si terrible ? Regarde-toi. Tu es magnifique. Les hommes te désirent. Les femmes t'envient. Tu as un pouvoir maintenant que tu n'avais jamais avant. »

« Je ne veux pas de ce pouvoir », ai-je sangloté.

« Pas encore. Mais tu vas apprendre à l'apprécier. Je te le promets. »

Sa main caressait mon dos, mon épaule, avec une douceur troublante. Après des mois d'humiliation et de cruauté, cette tendresse soudaine me désarmait complètement. Une partie de moi voulait la repousser, mais une autre partie, une partie faible et brisée, voulait juste être réconfortée.

« Tu as été une bonne fille aujourd'hui », a-t-elle murmuré. « Je suis fière de toi. »

Ces mots simples ont provoqué quelque chose d'étrange en moi. Une chaleur dans ma poitrine. Un sentiment de... fierté ? Non, c'était impossible. Je ne pouvais pas être fière d'avoir été exhibée comme un morceau de viande.

Mais pourtant, le sentiment était là. Faible, mais présent.

Quand nous sommes revenues au centre, Alexandra m'a accompagnée jusqu'à ma chambre. Elle m'a aidée à enlever mes chaussures, a massé mes pieds endoloris. Ses mains étaient douces, expertes.

« Repose-toi ce soir », a-t-elle dit. « Demain, nous commençons la prochaine phase de ton entraînement. »

Elle a embrassé mon front avant de partir. Un baiser doux, presque affectueux. Ça m'a laissé confus, troublé.

J'étais en train de développer quelque chose pour elle. Pas de l'amour, certainement pas. Mais une dépendance. Elle était devenue mon univers entier. Sa colère me terrifiait. Mais son approbation, ses rares moments de tendresse, je commençais à les désirer. À en avoir besoin.

C'était le syndrome de Stockholm, je le savais. Mais savoir ne changeait rien. Mon esprit brisé s'accrochait à toute miette d'affection qu'elle me donnait.

Cette nuit-là, allongée dans mon lit, j'ai touché mon nouveau visage, mes nouveaux seins, mes cheveux longs. Ce corps était devenu ma prison. Mais c'était aussi devenu ma réalité. La seule que j'avais.

Alexandre était mort. Seule Lexi restait.

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