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Chapter 2 by Teyla Teyla

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fanfreluches

Je me levais, le parquet glacé sous mes pieds nus, et suivis l’intendant d’un pas hésitant. Chaque mouvement faisait frissonner ma peau exposée, le regard de l’homme pesant entre mes omoplates comme une main invisible. La pièce voisine était plus petite, tapissée de velours grenat, avec un miroir en pied aux bordures dorées et une table de couture chargée de rubans et d’épingles.

Une femme aux cheveux gris serrés en chignon m’attendait, les lèvres pincées autour d’une épingle.

  • Bonjour madame Solène pourriez vous attribuer à Teyla une tenue de soubrette de dernier rang.
  • Bien sûr, monsieur l'intendant, répondit madame Solène d'une voix sèche, ses yeux gris parcourant mon corps nu avec une indifférence professionnelle. Elle se leva, le crin de son jupon froissant le velours de sa chaise, et se dirigea vers une armoire en acajou. Ses doigts noueux en tirèrent un paquet de tissu noir et blanc qu'elle déplia avec des gestes précis.
  • Tenez-vous droite, ordonna-t-elle en approchant, un mètre ruban pendu autour de son cou.

Je redressai instinctivement la colonne vertébrale, sentant le ruban froid du mètre s'enrouler autour de ma taille. Les doigts calleux de madame Solène me firent tressaillir lorsqu'ils glissèrent le long de mes côtes pour mesurer mon tour de poitrine. L'étoffe rugueuse du corset qu'elle me pressa contre la peau sentait la naphtaline et la vieille sueur.

  • Respirez normalement, grommela-t-elle en notant des chiffres sur un carnet élimé, sa bouche tordue autour de trois épingles.

elle alla chercher une tenue de soubrette qu'elle ajustait à une vitesse et professionnalisme pour tenir compte de mes mensurations, j'était impressionnée de la voir rectifier si vite celle-ci, mais le regard de l'intendant me mettait mal à l'aise.

L’étoffe noire m’enveloppa brusquement, froide et raide d’amidon, tandis que madame Solène tirait sur les lacets du corsage avec une brutalité méthodique. Chaque traction coupait ma respiration, comprimant mes côtes comme un étau de satin. L’intendant, adossé au chambranle, observait le processus sans un mot, ses yeux gris suivant le chemin des épingles qui piquaient l’ourlet trop long de la jupe.

  • Tournez, ordonna la couturière en tapotant mon épaule nue du bout de son dé.

en une demi-heure, je me trouvais dans une tenue de soubrette qui soulignait mes formes, plus sexy que je ne l'aurais souhaitée mais vraiment me donnait une beauté soumise que je ne pouvais nier.

L’intendant fit un pas en avant, son ombre s’allongeant sur le velours usé du tapis. Ses doigts effleurèrent le ruban de soie noué autour de mon cou, comme pour vérifier la tension du nœud.

  • "Baissez les yeux," murmura-t-il.

Je sentis mes cils frémir contre mes joues tandis que son index remontait lentement le long de ma clavicule, traçant un chemin glacial jusqu’à la dentelle du décolleté.

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  • bien nous pourrons faire plus connaissance dans les jours à venir dit-il mais je laisse la première saillie à maître John.

la couturière mit des escarpins à ma disposition que j'enfilais,

  • oui notre petit galopin est joueur et aime bien être le premier quand je pense que je l'ai déniaisé c'était une période heureuse avant le décès de madame.

l'intendant hocha la tête et me fit signe de le suivre, avant de partir je remerciais la couturière, nous sortions de l'intendance pour nous rendre au bâtiment principal pour me présenter à mes nouveaux maîtres.

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