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Chapter 5 by zbloutch zbloutch

Qui choisit-il ?

Une jeune fraudeuse

John s'apprêtait à passer le portique pour rejoindre le métro, quand il vit soudain une jeune femme enjamber le portique qu'il s'apprêtait à prendre. John s'approcha d'elle, le sourire aux lèvres. C'était la victime toute choisie. La fraudeuse, une jeune femme aux longs cheveux roux et aux yeux verts, était vêtue d'une chemise à carreaux et d'un pantalon en velours qui moulait parfaitement ses cuisses. Elle avait peut-être un kilo ou deux en trop, mais ça changeait John des tailles de mannequins auxquelles il s'était habitué. Et ce poids supplémentaire s'était visiblement installé au niveau des fesses et de la poitrine, ce qui n'était pas pour lui déplaire.

-Excusez-moi, l'interpella John. Vous n'êtes pas censée avoir votre ticket, comme tout le monde ?

-Et vous n'êtes pas censé vous mêler de vos affaires ? rétorqua la rouquine.

Sans un mot de plus, elle voulut reprendre sa marche, mais John la saisit par le bras.

-Lâche-moi, connard ! Cria-t-elle.

-Calme-toi, Manon.

Manon s'apprêtait à lui demander comment il connaissait son nom, mais les paroles de John s'installèrent soudain dans son esprit. Son regard se fit plus paisible, et les traces de colère en disparurent.

-Pourquoi vous ne me lâchez pas ? Demanda-t-elle sur un ton étonnamment calme.

-Pourquoi tu fraudes ? S'enquit simplement John.

-Je trouve les tickets trop chers.

-Ah, je vois. Tu aimerais qu'il y ait un autre système, c'est ça ? Un système ou les gens pourraient prendre le métro sans que ça leur coûte de l'argent ?

-Ce serait plus juste, oui.

-Eh bien ton souhait est exaucé. Déshabille-toi.

-Haha, très drôle, comme si j'allais...attendez...qu'est-ce que je fous ?

Manon écarquilla les yeux en voyant ses propres mains déboutonner sa chemise, bouton après bouton. Le vêtement tomba à terre et elle dégrafa ensuite son soutien-gorge, libérant les gros seins qu'il compressait.

-Arrêtez-ça...je ne sais pas comment vous arrivez à faire ça, mais arrêtez !

Si le visage de Manon était empli de colère et de peur, le reste de son corps obéissait docilement aux ordres de John. Ce fut ensuite son pantalon qu'elle fit glisser le long de ses belles jambes, suivi de sa culotte. L'instant suivant, elle se tenait debout, nue, dévoilant ses formes généreuses, incapable de bouger.

John jeta un œil au portique que la jeune femme venait d'enjamber. Il prononça un seul mot, presque en murmurant :

-Disparais.

Immédiatement, le portique s'évanouit dans le néant, ne laissant qu'un espace vide. John se tourna à nouveau vers la femme nue.

-Mets-toi à quatre pattes là ou le portique se trouvait juste avant.

Manon se mit à marcher comme un robot en direction de l'endroit indiqué par John. Intérieurement, elle essayait tant bien que mal de se libérer de son emprise, mais son corps ne lui obéissait plus. L'instant suivant, elle était à quatre pattes à même le sol. Autour d'elle, les gens passaient par les portiques sans faire attention à elle. Sans doute son bourreau avait-il manipulé leur esprit, à eux aussi. Elle essaya de bouger, une nouvelle fois, mais son corps était désormais figé.

-Mesdames et messieurs, lança soudain John à l'attention des gens autour de lui. La RATP a le plaisir de vous proposer un nouveau système pour prendre les transports. Nous savons tous que le budget transport sur un mois peut être un peu cher, c'est pourquoi nous avons mis au point un nouveau type de portique.

John désigna la jeune femme à quatre pattes qui tentait désespérément de reprendre le contrôle de son corps.

-Ce portique accepte une monnaie alternative pour ceux qui ont des fins de mois difficiles. Il vous suffit juste d'y faire un dépôt de sperme pour pouvoir passer. Attention, pour ceux qui veulent prendre le RER hors de Paris, il faudra alors un rapport anal.

Manon se sentit envahie par une terreur absolue. Elle était incapable de se retourner, mais elle entendait une foule de gens s'attrouper autour d'elle. John s'approcha d'elle et se mit à genoux, avant de défaire sa braguette.

-Et pour montrer que ce nouveau portique est parfaitement sûr, je vais le tester devant vous tous.

Manon sentit John agripper fermement ses cheveux roux d'une main, avant de poser son autre main sur sa fesse gauche. L'instant suivant, il le sentit en elle, pénétrant violemment sa chatte. Elle voulut crier, se débattre, mais elle ne pouvait rien faire.

-Et comme je ne suis pas quelqu'un de cruel, fit John, avant de poser le doigt sur sa tempe.

Le regard de Manon se fit soudain vitreux, alors que tous ses souvenirs, toute sa personnalité, s'effaçait. Elle eut un dernier moment de lutte. Non. Elle devait résister. Elle devait se souvenir. Elle devait...

Quand John déchargea en elle, il ne restait plus rien de Manon. Seule restait cette coquille vide, ce corps désirable, qui allait passer les années suivantes à se faire troncher par la moitié de Paris.

-Paiement accepté, dit Manon d'une voix monocorde, le visage inexpressif.

-Parfait, fit John en se relevant. Au suivant.

L'homme derrière John se mit à son tour à genoux derrière ce portique original et se mit à son tour à sauter sauvagement Manon. Une véritable file indienne s'était formée derrière la jeune femme. John observa la scène, pensif. Il devrait peut-être penser à trouver d'autres fraudeuses à utiliser, histoire d'éviter des embouteillages. Finalement, il haussa les épaules. Il en avait déjà fait assez. Grâce à lui, le taux de fraude à cette station allait passer à zéro. Il en aurait presque été tenté d'aller réclamer une prime auprès de la RATP. Il éclata de rire et se remit en marche. Il avait encore envie de s'amuser dans les environs.

Ou va John ensuite ?

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