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Chapter 3 by Bimbo_Slut Bimbo_Slut

What's next?

L'EFFONDREMENT PROGRESSIF

Le deuxième jour commença exactement comme le premier s'était terminé.

Lumières qui explosent dans mes yeux. Porte qui s'ouvre. Infirmières qui entrent avec leur plateau et leur bassine. Même routine. Même mécanique implacable.

Sauf que cette fois, j'avais passé toute la nuit nue sur ce matelas en vinyle, collier de cuir autour du cou, menottes aux poignets, talons cadenassés aux chevilles. Impossible de les retirer. J'avais essayé pendant des heures, griffant les cadenas jusqu'à me faire saigner les ongles. Inutile.

"Debout," a ordonné la première infirmière.

J'étais déjà debout cette fois. Adossée au mur du fond. Les talons me forçaient à cambrer le dos, à bomber la poitrine. Mes pieds me faisaient mal. Je n'avais pas l'habitude de porter ce genre de chaussures.

"Toilette," a annoncé l'infirmière en s'approchant avec son éponge.

J'ai reculé instinctivement.

"Ne me touchez pas."

Elle a soupiré et s'est tournée vers l'interphone.

"Encore?" j'ai crié. "Vous allez appeler vos gorilles à chaque fois? Vous ne pouvez pas juste me foutre la paix?"

"Les pensionnaires doivent être lavées quotidiennement," a-t-elle répondu d'une voix monocorde. "C'est une règle d'hygiène. Pas une négociation."

Les gardiens sont arrivés. M'ont plaquée contre le mur. La routine s'est répétée. Éponge savonneuse partout. Entre mes jambes. Dans mes fesses. Sur mes seins. Nettoyage clinique et humiliant.

Mais cette fois je n'ai pas pleuré.

Je fixais le mur et je comptais dans ma tête.

Un. Deux. Trois. Quatre.

Me détacher. M'extraire. Refuser d'être présente pendant cette violation.

Ça n'a pas marché complètement. Je sentais toujours l'éponge. L'eau. Les mains gantées. Mais c'était supportable.

Légèrement plus supportable.

Après le lavage, le plateau de petit déjeuner. Même bouillie grise. Même verre d'eau.

"Vous avez dix minutes."

Cette fois j'ai mangé.

Pas par choix. Par pragmatisme froid. Je devais garder mes forces. Maintenir ma santé. Survivre assez longtemps pour trouver une opportunité de fuite.

La bouillie avait un goût de carton mouillé avec une vague arrière-note chimique. Je l'ai avalée mécaniquement, refusant de réfléchir au goût, à la texture, à ce qu'elle contenait probablement.

L'infirmière est revenue dix minutes plus tard. A regardé le bol vide.

"Bien. Coopération alimentaire. Première étape franchie."

Elle notait tout sur sa tablette. Chaque action. Chaque réaction. Construisant un dossier complet de mon comportement.

À neuf heures - du moins je suppose, impossible de savoir vraiment, ils m'ont emmenée dans une nouvelle salle.

Plus petite que la salle d'examen médical. Murs capitonnés en vinyle blanc. Pas de fenêtre. Un fauteuil unique au centre, ressemblant à un fauteuil dentaire avec des sangles en cuir aux accoudoirs et au pied.

Le Docteur Deveraux m'attendait, accompagné d'une femme plus jeune en blouse blanche. Blonde. Trentaine. Jolie dans un style froid et professionnel.

"Mademoiselle Bergeron," a salué Deveraux. "Voici le Docteur Sophie Mercier, notre psychologue clinicienne. Elle dirigera vos séances quotidiennes de rééducation cognitive."

Sophie Mercier m'a regardée avec l'expression vaguement compatissante qu'on réserve aux malades mentaux.

"Bonjour Chloé. Asseyez-vous, s'il vous plaît."

"Allez vous faire foutre."

Elle a souri. Pas un sourire amusé. Un sourire professionnel qui disait réaction attendue, déjà notée dans le protocole.

Les gardiens m'ont forcée dans le fauteuil. Ont attaché mes poignets menottés aux accoudoirs. Mes chevilles aux repose-pieds. Une sangle large autour de ma taille. Une autre autour de ma poitrine, écrasant mes seins contre le cuir du dossier.

Immobilisée complètement.

Le Docteur Mercier a approché un chariot métallique. Dessus, un casque ressemblant à un équipement de réalité virtuelle mais plus massif, avec des électrodes et des fils partant dans toutes les directions.

"Nous allons commencer votre première séance de Restructuration Cognitive Assistée," a-t-elle expliqué en ajustant le casque. "C'est un programme combinant stimulation audiovisuelle, feedback neuronal, et suggestion hypnotique pour faciliter l'apprentissage de nouveaux schémas comportementaux."

Elle a placé le casque sur ma tête.

Lourd. Serré. Bloquant complètement ma vision et mon ouïe du monde extérieur.

"Attendez. Qu'est-ce que vous allez faire exactement? Qu'est-ce que…"

Un bourdonnement a empli mes oreilles. Puis une voix féminine, douce, apaisante, répétitive:

Détends-toi, Chloé.

Respire profondément.

Ton corps devient lourd.

Tes paupières deviennent lourdes.

Tu te sens fatiguée.

Tu veux dormir.

"Non..." j'ai murmuré. "Je ne vais pas... je refuse de..."

Des lumières ont commencé à clignoter derrière mes paupières closes. Motifs géométriques. Spirales. Pulsations synchronisées avec la voix.

Tu ne peux pas résister.

C'est inutile de résister.

Lâche prise.

Laisse-toi aller.

Mon esprit luttait. Je récitais l'article dans ma tête. Les noms. Les dates. Philippe Desmarest. Sébastien Arnoux. Victor Moreau. Rester concentrée. Rester moi-même.

Mais la voix continuait. Encore et encore. Les lumières pulsaient. Des fréquences audio modulaient en arrière-plan, vibrant dans mon crâne.

Tu es fatiguée de lutter.

Lutter est douloureux.

Obéir est facile.

Obéir est agréable.

"Allez... vous... faire... foutre..."

Les mots sortaient lentement. Ma langue était lourde.

Puis une décharge électrique a traversé mon cuir chevelu.

J'ai hurlé.

Pas forte. Juste assez pour surprendre. Assez pour faire mal.

Résister provoque la douleur.

Accepter provoque le plaisir.

Une nouvelle décharge. Puis une sensation de chaleur agréable. Puis une autre décharge. Puis la chaleur.

Douleur. Plaisir. Douleur. Plaisir.

Conditionnement pavlovien basique.

Je savais ce qu'ils faisaient. J'avais étudié ça en psychologie de première année. Reconnaître la technique devrait m'aider à y résister.

Sauf que la connaissance intellectuelle ne protège pas contre la réalité physiologique.

La douleur faisait mal.

La chaleur était agréable.

Mon cerveau commençait à associer les deux stimuli automatiquement.

La séance a duré deux heures.

Deux heures de voix répétitive, de lumières pulsantes, de décharges électriques et de chaleur agréable, de messages martelés encore et encore:

Les femmes sont faites pour obéir.

Les femmes sont faites pour plaire.

Les femmes trouvent le bonheur dans la soumission.

Résister est inutile.

Résister est douloureux.

Obéir est naturel.

Quand ils ont finalement retiré le casque, j'étais trempée de sueur. Ma tête tournait. Ma vision était floue. Je me sentais vidée, désorientée, comme si on m'avait arraché quelque chose de l'intérieur du crâne.

"Première séance terminée," a annoncé le Docteur Mercier en notant des chiffres sur sa tablette. "Résistance élevée mais dans les paramètres attendus. Progression satisfaisante."

Elle s'est penchée vers moi avec un sourire maternel.

"Demain sera plus facile, Chloé. Chaque jour sera un peu plus facile. Jusqu'à ce que tu comprennes que nous voulons juste t'aider."

"M'aider?" j'ai craché, ma voix rauque. "Vous êtes en train de me laver le cerveau, espèce de salope psychopathe."

Son sourire n'a pas faibli.

"Sémantique. Nous préférons le terme 'rééducation thérapeutique'. Mais appelle ça comme tu veux."

Ils m'ont détachée et ramenée dans ma cellule.

Je me suis effondrée sur le lit.

Mon crâne bourdonnait encore. Les phrases résonnaient dans ma tête comme des échos:

Obéir est naturel. Résister est douloureux. Les femmes sont faites pour plaire.

"Non," j'ai murmuré. "Non non non. Je suis Chloé Bergeron. Journaliste. Je ne suis pas... je refuse..."

Mais ma propre voix sonnait incertaine.

Faible.

Comme si une partie de moi commençait déjà à douter.

Le troisième jour fut identique.

Lumières. Toilette forcée. Petit déjeuner. Séance de Restructuration Cognitive.

Le casque. La voix. Les lumières. Les décharges électriques.

Cette fois la séance dura trois heures.

Nouveaux messages ajoutés:

Ton nom est Pensionnaire 4782.

Ton identité antérieure n'existe plus.

Tu es propriété de l'Institut.

Tu n'as aucun droit.

Tu n'as aucune volonté.

Tu existes pour servir.

J'ai résisté. Hurlé. Insulté. Mais les décharges devenaient plus fortes quand je résistais. La chaleur agréable venait plus rapidement quand je me taisais.

Mon corps apprenait.

Même si mon esprit refusait, mon corps apprenait que le silence était récompensé, que la rébellion était punie.

Après la séance, retour en cellule.

Mais cette fois, quelque chose avait changé.

Il y avait un miroir sur le mur.

Grand. Fixé à hauteur d'œil. Impossible de l'éviter.

Je me voyais constamment.

Nue. Collier au cou. Menottes aux poignets. Talons roses aux pieds.

Objet.

Propriété.

Pensionnaire 4782.

Je me suis détournée du miroir. Me suis assise face au mur opposé.

Mais même sans le regarder directement, je sentais sa présence. Le poids du regard sur moi-même. La confrontation constante avec ce que j'étais devenue.

Le quatrième jour, la routine changea légèrement.

Après la séance de Restructuration Cognitive, quatre heures cette fois, ils m'ont emmenée dans une nouvelle salle.

Gymnase improvisé. Tapis au sol. Équipement d'exercice basique. Barres murales. Miroirs partout.

Une instructrice m'attendait. Quarantaine. Corps sculpté de danseuse. Expression sévère.

"Je suis Madame Blanc. Instructrice de Maintien et Présentation. Tu vas apprendre à bouger correctement."

"Correctement?" j'ai répété, voix chargée de sarcasme.

"Correctement pour une femme destinée à plaire. Démarche gracieuse. Posture parfaite. Gestes élégants. Présentation séduisante."

Elle a fait claquer une baguette en bambou contre sa paume.

"Nous commençons par la marche. Talons hauts. Hanches ondulantes. Épaules en arrière. Poitrine en avant. Démontre-moi."

"Allez vous faire foutre."

CLAC!

La baguette s'est abattue sur mes fesses nues.

Douleur cuisante. Ligne de feu sur ma peau.

J'ai crié et bondi en avant.

"Chaque refus d'obéissance sera sanctionné," a expliqué Madame Blanc calmement. "Chaque erreur sera corrigée. Tu peux choisir d'apprendre rapidement ou lentement. Le résultat sera identique."

Elle a pointé la baguette vers le bout de la salle.

"Marche jusqu'au mur. Retour. Démontre-moi ce que tu sais faire."

J'ai regardé la baguette. Puis son visage impassible. Puis les gardiens postés près de la porte.

Pas d'échappatoire.

J'ai marché.

Maladroitement. Les talons me déséquilibraient. Mes hanches ne bougeaient pas comme elle le voulait. Mes épaules s'affaissaient par réflexe défensif.

CLAC! CLAC! CLAC!

Trois coups de baguette. Fesses. Cuisses. Bas du dos.

"Pathétique. Encore."

J'ai recommencé.

Coup de baguette.

Encore.

Coup de baguette.

Encore.

Encore.

Encore.

Pendant deux heures, elle m'a fait marcher. Corriger ma posture. Cambrer mon dos. Bomber ma poitrine. Ondulér mes hanches. Placer mes pieds en ligne parfaitement droite, un pied devant l'autre comme sur un podium de mode.

Chaque erreur était sanctionnée par un coup de baguette.

Mes fesses et mes cuisses étaient striées de marques rouges.

Mais petit à petit, mon corps apprenait.

Éviter la douleur. Reproduire les mouvements qui évitaient la baguette.

Conditionnement.

Dressage.

Comme un animal de cirque.

À la fin de la session, j'étais épuisée, endolorie, humiliée.

Madame Blanc a examiné ma démarche finale avec un hochement de tête approbateur.

"Mieux. Demain nous travaillons les positions de présentation. À genoux. À quatre pattes. Allongée. Toutes les positions qu'une femme doit maîtriser."

Elle a rangé sa baguette.

"Tu progresses, 4782. Continue comme ça."

4782.

Pas Chloé.

Pas même Mademoiselle Bergeron.

Juste un numéro.

Le cinquième jour introduisit une nouvelle dimension d'humiliation.

Après la séance de Restructuration Cognitive, maintenant cinq heures quotidiennes et la session avec Madame Blanc, ils m'ont emmenée dans une salle médicale différente.

Plus petite. Équipement différent. Table d'examen gynécologique au centre, mais équipée de dispositifs que je ne reconnaissais pas.

Le Docteur Deveraux était là, accompagné d'une infirmière que je n'avais jamais vue.

"Préparation physiologique Phase 1," a-t-il annoncé. "Ton corps doit être entraîné pour les fonctions qu'il remplira."

"Quelles fonctions?" ma voix tremblait.

Il n'a pas répondu directement.

Ils m'ont attachée sur la table. Jambes écartées dans les étriers. Poignets sanglés. Sangle sur la poitrine.

Deveraux a pris sur le plateau un objet en silicone. Forme phallique. Taille moyenne. Surface lisse.

"Introduction vaginale de dilatateur gradué. Niveau 1. Diamètre trois centimètres. Longueur quinze centimètres."

Il a lubrifié l'objet généreusement.

"Non," j'ai dit. "Non. Vous n'allez pas... vous ne pouvez pas..."

Il a inséré le dilatateur.

Lentement. Fermement. Inexorablement.

Pénétration.

Invasion.

Viol.

J'ai crié. Pas de douleur - il était lubrifié, de taille raisonnable. Mais de violation pure. De perte de contrôle absolu sur mon propre corps.

Il l'a enfoncé jusqu'à la garde. Puis l'a laissé en place.

"Durée: quarante-cinq minutes. Ton vagin doit s'habituer à être pénétré. À accueillir. À se détendre automatiquement."

Il a pris un second dilatateur. Plus épais. Plus long.

"Préparation anale simultanée."

"NON!" j'ai hurlé. "PAS ÇA! PAS LÀ!"

Il a lubrifié abondamment l'objet et mon anus.

Puis a commencé à l'insérer.

Douleur. Brûlure. Étirement intolérable.

Mon sphincter se contractait désespérément, refusant l'intrusion.

"Détends-toi," a ordonné Deveraux. "Résister rend ça plus douloureux."

"ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE!"

Il a continué à pousser. Lentement. Laissant mon corps s'adapter millimètre par millimètre.

La douleur était atroce.

Puis soudain, le passage du sphincter. L'objet glissa à l'intérieur.

Sensation de plénitude obscène. Corps rempli par deux objets étrangers. Vagin et anus simultanément pénétrés.

"Bien," a commenté Deveraux. "Niveau 1 inséré avec succès. Quarante-cinq minutes. Ne bouge pas."

Il est parti.

L'infirmière est restée, assise sur une chaise, lisant un magazine.

Je suis restée attachée. Pénétrée. Ouverte.

Les minutes s'écoulaient avec une lenteur torturante.

Mon corps s'adaptait progressivement. La douleur initiale s'estompait. Remplacée par une sensation constante de plénitude. D'étirement. De présence étrangère à l'intérieur de moi.

Je fixais le plafond et je pleurais silencieusement.

Je suis Chloé Bergeron. Journaliste. Ceci n'est pas moi. Ceci est temporaire. Je vais m'échapper. Je vais survivre. Je vais...

Mais les pensées devenaient plus difficiles à formuler.

La voix de la Restructuration Cognitive résonnait dans ma tête:

Ton corps existe pour être utilisé.

Ton corps existe pour donner du plaisir.

Résister est inutile.

"Non," j'ai murmuré. "Non. Je refuse. Je..."

Quarante-cinq minutes se sont écoulées.

Deveraux est revenu. A retiré les dilatateurs.

Sensation de vide soudain. Presque troublante.

"Première session complétée. Demain: niveau 2. Diamètres augmentés de quinze pour cent. Durée: une heure."

Il m'a regardée avec quelque chose qui ressemblait à de la satisfaction professionnelle.

"Tu t'adaptes bien. Ton corps apprend. Bientôt ce sera naturel."

Le sixième jour.

La routine était maintenant établie. Mon corps la connaissait. Se préparait automatiquement.

Réveil. Toilette forcée - mais je résistais moins maintenant, laissant les infirmières me laver sans trop lutter.

Petit déjeuner. Je mangeais la bouillie sans protestation.

Restructuration Cognitive. Six heures aujourd'hui. Casque. Voix. Lumières. Décharges.

Les messages s'enfonçaient plus profondément:

Tu es 4782.

Tu n'es plus Chloé.

Chloé n'existe plus.

Tu es propriété.

Tu es objet.

Tu existes pour servir et plaire.

Ma résistance faiblissait. J'essayais encore de réciter mon article dans ma tête, de me raccrocher aux faits, aux noms, aux preuves que j'avais accumulées.

Mais ils s'effaçaient.

Devenaient flous.

Philippe Desmarest... ou était-ce Deschamps?

Le commissaire... de quel arrondissement déjà?

Les détails glissaient entre mes doigts mentaux comme du sable.

Après la Restructuration, Madame Blanc.

Aujourd'hui: positions de présentation.

"À genoux," a-t-elle ordonné.

Je me suis agenouillée.

"Cuisses écartées. Largeur des épaules. Mains derrière la nuque. Doigts croisés. Poitrine en avant. Dos cambré. Regard baissé."

J'ai obéi.

La baguette a corrigé les petites erreurs. Tap sur l'intérieur des cuisses pour les écarter plus. Tap sur le bas du dos pour augmenter la cambrure. Tap sous le menton pour baisser le regard.

"Position de Présentation Numéro Un. Tu la prendras chaque fois qu'un supérieur entre dans ta présence. Automatiquement. Sans ordre. C'est compris?"

"...oui."

"Oui MADAME."

"Oui... Madame."

"Bien. Position Deux: À quatre pattes."

Je me suis mise à quatre pattes.

"Plus bas. Coudes au sol. Front sur le tapis. Fesses relevées. Cuisses écartées. Cambré au maximum."

Cette position exposait tout. Vagin. Anus. Complètement vulnérable.

"Position d'Accès," a expliqué Madame Blanc. "Pour inspection ou utilisation. Tu la maintiendras aussi longtemps que nécessaire sans bouger. Même si ça dure des heures."

Nous avons pratiqué. Position après position.

À genoux, bouche ouverte, mains derrière le dos.

Allongée sur le dos, jambes relevées et écartées, mains tenant mes propres chevilles.

Debout, penchée en avant à quatre-vingt-dix degrés, mains agrippant mes chevilles.

Chaque position conçue pour l'exposition maximale. L'accès facile. L'humiliation totale.

Et je les apprenais.

Mon corps les mémorisait.

Évitait la baguette en les exécutant parfaitement.

Le septième jour marqua un tournant.

Après la Restructuration Cognitive habituelle, après la session avec Madame Blanc, ils ne m'ont pas ramenée en cellule.

Ils m'ont emmenée dans une autre salle.

Plus grande. Luxueusement meublée. Lit king-size avec draps de satin noir. Fauteuils en cuir. Éclairage tamisé. Miroirs sur tous les murs et au plafond.

Le Docteur Deveraux m'attendait. Mais il n'était pas seul.

Un homme se tenait à côté de lui. Cinquantaine. Costume impeccable. Cheveux argentés. Expression prédatrice.

"Monsieur Beaumont est l'un de nos clients VIP," a présenté Deveraux. "Il finance une partie de nos recherches. En échange, il a accès à nos installations et à certaines... démonstrations."

Mon sang s'est glacé.

"Pensionnaire 4782 est en Phase 1 Jour 7," a continué Deveraux comme s'il présentait un rapport médical. "Restructuration Cognitive progresse selon les paramètres. Entraînement physique satisfaisant. Préparation physiologique initiée. Résistance psychologique en diminution mesurable."

Beaumont m'a examinée comme on examine une voiture d'occasion. Regard parcourant mon corps nu. S'attardant sur mes seins. Mon sexe. Mes fesses.

"Jolie," a-t-il commenté. "Bonne structure osseuse. Seins naturels, quel plaisir de nos jours. Un peu maigre mais l'alimentation corrigera ça."

Il s'est tourné vers Deveraux.

"Combien demandez-vous pour celle-ci en fin de programme?"

"Son profil est premium. Éduquée. Spirited. Vingt-six ans. Nous estimons entre cinq cent et sept cent mille."

Beaumont a hoché la tête.

"Intéressé. Tenez-moi informé de sa progression."

Il s'est approché de moi. A tendu la main. A touché mon visage.

J'ai reculé instinctivement.

CLAC!

La gifle a explosé sur ma joue.

"Les objets ne reculent pas," a dit Beaumont froidement.

Il a à nouveau tendu la main. Cette fois j'ai forcé mon corps à rester immobile pendant qu'il caressait mon visage. Mon cou. Descendait vers mes seins.

Il a pincé mon téton. Fort. Douloureusement.

J'ai grincé des dents mais n'ai pas bougé.

"Bien," a-t-il murmuré. "Elle apprend."

Sa main a continué à descendre. Ventre. Hanche. Entre mes cuisses.

Doigts explorant mon sexe sans permission. Sans tendresse. Comme on palpe un fruit au marché.

"Correctement lubrifiée?"

"Traitement hormonal initié hier," a répondu Deveraux. "Augmentation libido et lubrification naturelle. Pleinement effectif dans dix jours."

"Excellent."

Beaumont a retiré sa main. S'est essuyé les doigts sur une serviette que lui tendait une infirmière.

"Je reviendrai dans trois mois voir sa progression."

Il est parti.

Deveraux m'a regardée.

"Félicitations, 4782. Tu as passé ta première évaluation client avec succès. Continue comme ça et tu auras une belle valeur marchande."

Il a fait un geste aux gardiens.

"Retour en cellule. Demain: Phase 1 Semaine 2. Intensification."

Cette nuit-là, seule dans ma cellule, allongée sur le matelas en vinyle, collier au cou, menottes aux poignets, talons aux pieds, je fixais le plafond dans l'obscurité.

Sept jours.

Une semaine seulement.

Et déjà je sentais les fissures dans mon esprit.

Les certitudes qui s'effritaient.

L'identité qui glissait.

Je tentais de me raccrocher à Chloé Bergeron. La journaliste. La femme forte. Indépendante. Qui n'avait peur de rien.

Mais cette femme semblait lointaine maintenant.

Irréelle.

Comme un personnage dans un livre que j'avais lu il y a longtemps.

Je suis 4782.

Non.

Je suis Chloé.

Non.

Je suis propriété.

NON.

Les voix se battaient dans ma tête.

Et je ne savais plus laquelle était la mienne.

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