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Chapter 5 by Bimbo_Slut Bimbo_Slut

What's next?

PREMIERS PAS

Le lendemain matin, si tant est qu'on puisse parler de matin dans cet endroit sans fenêtre, j'ai été réveillé par un bruit de porte. Je portais toujours ces sous-vêtements roses qui me brûlaient la peau comme une marque au fer rouge. J'avais à peine dormi, hanté par des cauchemars où je me noyais dans une mer de satin rose.

Ce n'était pas Alexandra qui entrait, mais deux femmes en blouse blanche. L'une était le Dr Morgane que j'avais déjà rencontrée. L'autre était plus jeune, peut-être trente ans, avec des cheveux roux attachés en queue de cheval.

« Debout, Lexi », a ordonné Dr Morgane. « Nous avons beaucoup à faire aujourd'hui. »

Je me suis levé péniblement, mes muscles endoloris par la tension de la veille. La femme rousse poussait un chariot médical rempli de produits et d'instruments que je ne pouvais pas identifier.

« Voici Mélanie », a présenté le Dr Morgane. « Elle va s'occuper de ton épilation. Déshabille-toi complètement et allonge-toi sur le lit. »

Mon estomac s'est noué. Épilation. Je savais ce que ça voulait dire.

« Je... je peux le faire moi-même », ai-je protesté faiblement.

« Non. Tu ne sais pas comment faire correctement. Allonge-toi. »

J'ai obéi, retirant ma culotte et mon soutien-gorge avec des mains tremblantes. La honte me consumait. Être nu devant ces deux femmes qui me regardaient avec une indifférence clinique était insoutenable.

Mélanie a commencé par mes jambes. Elle a étalé une crème dépilatoire qui sentait chimique et désagréable. La sensation était étrange, presque brûlante. Après quelques minutes, elle a essuyé la crème et avec elle, tous les poils de mes jambes. La peau en dessous était rose, irritée, d'une douceur obscène.

« Tourne-toi », a-t-elle dit.

Elle a continué méthodiquement. Cuisses, fesses, dos, bras, aisselles, torse. Chaque zone traitée me rendait plus nu, plus exposé, plus vulnérable. Quand elle est arrivée à mon entrejambe, j'ai essayé de protester.

« Non, pas là, s'il vous plaît... »

« Lexi, si tu continues à protester à chaque étape, nous allons devoir te sangler au lit », a dit Dr Morgane d'un ton neutre. « Est-ce que c'est ce que tu veux ? »

J'ai fermé les yeux et serré les dents. La crème a été appliquée même là. L'humiliation était totale. Quand Mélanie a fini, il ne restait plus un seul poil sur mon corps en-dessous du cou. Ma peau était entièrement lisse, douce, féminine.

« Bien », a dit Dr Morgane. « Maintenant, l'injection quotidienne. »

Elle a préparé une seringue avec un liquide transparent. Cette fois, l'injection a été faite dans ma fesse. Le produit a brûlé en se répandant dans mon muscle.

« Les effets vont s'intensifier », a-t-elle expliqué. « Tu vas commencer à remarquer des changements plus marqués. Nausées, vertiges, sensibilité accrue de la poitrine. C'est normal. Ton corps s'adapte à son nouveau régime hormonal. »

Elle a sorti une fiche de son dossier et l'a consultée.

« À partir d'aujourd'hui, tu suis également un régime strict. Mille calories par jour, riche en protéines, pauvre en glucides. Tu vas perdre de la masse musculaire et du poids. Nous visons cinquante-huit kilos pour ta taille. »

Cinquante-huit kilos. Je pesais soixante-quinze. Comment pouvais-je perdre dix-sept kilos ?

Mélanie est partie avec son chariot, me laissant seul avec Dr Morgane. Elle m'a tendu une nouvelle tenue. Cette fois, ce n'était plus un simple jogging. C'était une robe. Une robe rose pâle, simple mais indubitablement féminine, avec une jupe qui arriverait sans doute à mi-cuisse.

« Enfile ça. Culotte et soutien-gorge d'abord. »

J'ai obéi mécaniquement, mon cerveau refusant de vraiment accepter ce qui se passait. La robe était en coton doux, avec une ceinture à la taille qui accentuait mes hanches. Quand je l'ai enfilée, j'ai senti le tissu caresser ma peau nouvellement glabre. La sensation était perturbante, presque agréable par moments, ce qui me rendait malade de honte.

« Viens », a dit Dr Morgane.

Pour la première fois depuis mon arrivée, j'ai quitté ma cellule blanche. Le couloir était long, éclairé par des néons froids, avec des portes identiques de chaque côté. Combien d'autres prisonniers y avait-il ici ? Combien d'autres personnes subissaient le même sort que moi ?

Nous sommes arrivés dans une pièce plus grande. C'était une sorte de studio de beauté. Des miroirs sur tous les murs, des chaises de coiffure, des étagères remplies de produits cosmétiques. Et assise sur l'une des chaises, il y avait une personne.

À première vue, c'était une femme. Cheveux blonds platine descendant jusqu'aux épaules, maquillage impeccable, corps aux courbes généreuses moulées dans une robe moulante bleue. Mais en regardant plus attentivement, on pouvait deviner quelque chose dans la mâchoire, dans la largeur des épaules. Cette personne était comme moi. Avait été un homme.

« Lexi, voici Chloé », a présenté Dr Morgane. « Chloé, je te confie Lexi pour sa première leçon de voix. »

Chloé s'est levée avec grâce et s'est approchée de moi. Elle était grande, probablement un mètre quatre-vingts avec ses talons. Son visage était magnifiquement féminin, presque trop parfait pour être naturel. Ses seins étaient énormes, débordant littéralement de son décolleté.

« Enchantée, Lexi », a-t-elle dit d'une voix douce, aiguë, parfaitement féminine.

Dr Morgane est sortie, nous laissant seules. Chloé m'a fait signe de m'asseoir sur la chaise voisine de la sienne.

« Alors, tu es nouvelle », a-t-elle dit en me regardant avec un mélange de sympathie et d'amusement. « Je me souviens de mes premiers jours. C'est difficile au début. »

« Comment... comment peux-tu parler comme ça ? », ai-je demandé, ma propre voix rauque et masculine sonnant grotesque à côté de la sienne.

« De la pratique. Beaucoup de pratique. Et une petite chirurgie aussi, mais ça c'est pour plus tard. Pour l'instant, on va travailler ta voix naturellement. »

Elle m'a expliqué les techniques. Parler depuis la tête et non la poitrine. Relever le ton sans forcer. Adoucir les consonnes. Ajouter une intonation musicale aux phrases. C'était comme apprendre une nouvelle langue.

« Essaie de dire ton nom », m'a-t-elle demandé.

« Alexandre. »

Le mot est sorti automatiquement. Chloé a secoué la tête.

« Non. Ton nom est Lexi maintenant. Dis-le. »

« Je... » Ma gorge s'est serrée. « Lexi. »

C'est sorti comme un murmure rauque, à peine audible.

« Plus aigu. Plus doux. Imagine que tu souffles les mots plutôt que les dire. Lexi. »

J'ai essayé. Encore et encore. Pendant une heure, peut-être plus. Ma gorge me faisait mal. Ma voix masculine résistait, refusait de se plier. Mais petit à petit, en forçant, en modifiant la position de ma langue et de mes lèvres, j'ai réussi à produire quelque chose de plus aigu. Pas féminin, pas encore, mais moins masculin.

« Bien », a finalement dit Chloé. « C'est un début. Tu vas t'entraîner tous les jours. Bientôt, ta voix masculine sera un souvenir. »

Pendant une pause, je lui ai demandé à voix basse :

« Comment tu as fini ici ? »

Son visage s'est assombri un instant, puis elle a souri. Un sourire triste.

« Comme toi, j'imagine. J'ai fait quelque chose de mal. J'ai blessé quelqu'un qui avait les moyens de se venger. Au début, c'était l'enfer. Comme pour toi maintenant. Mais avec le temps... »

Elle a hésité, caressant ses cheveux blonds.

« Avec le temps, j'ai réalisé que j'étais plus heureuse comme ça. Que la personne que j'étais avant était toxique, malheureuse. Quand mon année s'est terminée, j'ai choisi de rester. »

« Tu as choisi ? »

« Oui. Alexandra m'a proposé de partir. J'ai refusé. Maintenant je travaille pour elle. J'aide avec les nouvelles... recrues. »

C'était impossible. Personne ne pouvait vraiment choisir ça. C'était le syndrome de Stockholm, un conditionnement, quelque chose.

« Je ne te crois pas. »

Elle a haussé les épaules.

« Tu verras. Dans quelques mois, quand ton corps aura changé, quand ton esprit se sera adapté, tu comprendras. La personne que tu étais n'était qu'une prison. Alexandra nous libère. »

« Elle nous détruit ! »

Chloé m'a regardée avec quelque chose qui ressemblait à de la pitié.

« Peut-être. Mais parfois, il faut être détruit pour pouvoir renaître. »

Le reste de la journée a été un tourbillon d'humiliations. Leçon de maquillage où j'ai dû apprendre à dessiner mes lèvres, mes yeux. Exercices de posture où on m'a forcé à marcher avec un livre sur la tête. Visionnage forcé de vidéos de femmes pour étudier leurs gestes, leurs expressions, leurs mouvements.

Le soir, de retour dans ma cellule, on m'a donné un journal. Un cahier rose avec des pages blanches.

« Tu vas écrire dedans chaque soir », m'a dit la voix à l'interphone. « Tu vas décrire tes progrès. Exprimer ta gratitude envers Maîtresse Alexandra pour cette opportunité de transformation. Si tu refuses, tu seras punie. »

J'ai fixé le cahier pendant longtemps. Puis, finalement, j'ai écrit quelques lignes. Des mensonges. Des mots vides. Mais c'était ça ou la punition, et j'avais déjà assez souffert pour aujourd'hui.

Cette nuit-là, j'ai pleuré encore. Silencieusement, pour que les caméras ne captent pas ma détresse. Mais les larmes coulaient quand même, mouillant l'oreiller rose qu'on m'avait donné.

Je ne savais pas encore que ces larmes deviendraient quotidiennes. Que bientôt, je ne pourrais plus les contrôler. Que les hormones allaient transformer même mes émotions en quelque chose d'étranger.

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