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Chapter 5 by Bimbo_Slut Bimbo_Slut

What's next?

PREMIÈRE VISITE

La deuxième semaine commença avec une nouvelle addition à ma routine : la thérapie. Enfin, c'était le terme qu'ils utilisaient. « Conditionnement psychologique » aurait été plus honnête.

On me conduisit dans un bureau élégamment meublé, avec un divan en cuir, des murs couleur crème, et l'inévitable miroir sans tain. Derrière un bureau d'acajou, une femme d'une cinquantaine d'années m'attendait, cheveux gris élégamment coiffés, lunettes à monture dorée, sourire professionnel.

« Bonjour Daniella, » dit-elle d'une voix douce. « Je suis Docteur Ileana Constantinescu. Psychologue clinicienne. Assieds-toi, s'il te plaît. »

Je m'assis maladroitement sur le divan, tirant sur ma robe qui remontait trop haut sur mes cuisses. Après dix jours, je m'étais presque habitué à porter ces vêtements féminins. Presque. Chaque fois que je baissais les yeux et voyais du rose, du tissu doux, de la peau glabre, mon estomac se serrait.

« Comment te sens-tu aujourd'hui ? » demanda-t-elle en ouvrant un dossier.

« Comment je me sens ? » J'éclatai d'un rire hystérique. « Je me sens comme quelqu'un qui est kidnappé, drogué, affamé et transformé de **** en quelque chose qu'il n'est pas ! Comment DEVRAIS-je me sentir ? »

Elle hocha la tête calmement, notant quelque chose.

« Ta colère est compréhensible. Normale, même. C'est une réaction saine au changement. » Elle me regarda par-dessus ses lunettes. « Mais dis-moi, Daniella, est-ce que tu penses vraiment que c'est contre ta volonté ? »

« QUOI ? Bien sûr que c'est contre ma volonté ! Vous pensez que je VEUX ça ? »

« Tu as signé un contrat. »

« J'étais drogué ! »

« Tu as choisi de venir ici plutôt que d'affronter les conséquences de tes dettes. » Sa voix resta douce mais ferme. « Personne ne t'a forcé à jouer au casino. Personne ne t'a forcé à accumuler une dette de 500 000 euros. Tu as fait ces choix. Et maintenant, tu vis avec les conséquences. »

« Les conséquences ne devraient pas être... ÇA ! » Je gesticulai vers mon corps. « C'est inhumain ! C'est... »

« C'est quoi, Daniella ? » Elle se pencha en avant. « Dis-moi. Qu'est-ce qui te fait le plus peur dans tout ça ? »

Je la fixai, bouche ouverte. Qu'est-ce qui me faisait le plus peur ? Tout ! Tout me terrifait ! La transformation physique, la perte de contrôle, l'humiliation constante, la faim, la douleur...

« Je... je ne sais pas... »

« Si, tu sais. » Son regard me transperça. « Tu as peur de disparaître. Tu as peur que Daniel cesse d'exister, et que quelqu'un d'autre prenne sa place. Quelqu'un que tu ne contrôles pas. Quelqu'un que tu ne choisis pas d'être. »

Des larmes me montèrent aux yeux malgré moi.

« Oui... oui, c'est exactement ça... »

« Et tu sais quoi ? » Elle se cala dans son fauteuil. « Tu as raison d'avoir peur. Parce que c'est exactement ce qui va se passer. Daniel va mourir. Lentement, progressivement, mais inévitablement. Et Daniella va naître à sa place. »

« Non... »

« Si. » Sa voix se durcit. « C'est inévitable. Les hormones changent ton cerveau, Daniella. Pas seulement ton corps. Elles modifient ta chimie cérébrale, tes émotions, ta façon de penser. Dans quelques semaines, tu vas commencer à remarquer des changements. Tu pleureras plus facilement. Tu seras plus émotive. Tes désirs sexuels vont se modifier. Ton agressivité va diminuer. Ta docilité va augmenter. »

« Vous mentez... »

« Non. » Elle me montra des graphiques, des études, des données. « Tout est documenté scientifiquement. Les hormones sexuelles ne contrôlent pas seulement nos caractéristiques physiques. Elles façonnent qui nous sommes au niveau le plus fondamental. »

Je regardai les graphiques sans les voir, mon cerveau refusant d'absorber l'information.

« Mais... mais même si mon corps change, mon esprit restera le même, n'est-ce pas ? Je serai toujours... moi ? »

« Qu'est-ce que le "moi", Daniella ? » Elle se leva et commença à faire les cent pas. « Tu penses que ton identité est quelque chose de fixe, d'immuable. Mais ce n'est pas vrai. Nous sommes tous en constant changement, façonnés par nos expériences, nos hormones, notre environnement. » Elle s'arrêta devant moi. « Dans six mois, tu auras vécu des expériences que Daniel n'aurait jamais imaginées. Tu auras ressenti des choses qu'il ne pourrait pas concevoir. Tu seras devenue quelqu'un d'autre. Et tu sais quoi ? C'est peut-être une bonne chose. »

« Une BONNE chose ? Comment ça peut être une bonne chose ? »

« Parce que Daniel était... quoi, exactement ? » Elle consulta son dossier. « Un homme arrogant qui harcelait ses employées. Un fils qui trahissait son père. Un joueur compulsif. Un séducteur manipulateur. Un narcissique qui ne pensait qu'à son propre plaisir. » Elle referma le dossier. « Est-ce vraiment quelqu'un que tu veux rester ? »

Ses mots me frappèrent comme des gifles. Parce qu'elle avait raison. Daniel n'était pas une bonne personne. Je n'étais pas une bonne personne. J'avais blessé des gens, utilisé des gens, menti et manipulé pour obtenir ce que je voulais.

Mais cela justifiait-il... ça ? Cette transformation forcée ? Cette destruction de mon identité ?

« Même si Daniel était imparfait, » murmurai-je, « c'était MA vie. Mon choix. Vous n'avez pas le droit... »

« Nous avons tous les droits que tu nous as donnés en signant ce contrat. » Elle retourna s'asseoir. « Mais écoute, Daniella. Je ne suis pas ton ennemie. Je suis ici pour t'aider à traverser cette transition de la façon la plus saine possible. »

« Saine ? » Je ricanai amèrement. « Il n'y a rien de sain là-dedans ! »

« Au contraire. » Elle se pencha en avant. « Laisse-moi te poser une question. Dans ta vie précédente, étais-tu heureux ? »

Je restai silencieux.

« Étais-tu heureux, Daniel ? Vraiment heureux ? »

« Je... j'avais tout ce que je voulais... »

« Ce n'est pas ce que j'ai demandé. » Ses yeux ne me lâchaient pas. « Étais-tu heureux ? »

Les larmes coulaient maintenant librement.

« Non, » murmurai-je finalement. « Non, je n'étais pas heureux. »

« Pourquoi ? »

« Je... je ne sais pas... tout semblait... vide. Sans sens. Je remplissais ma vie avec des choses, des gens, des expériences, mais rien ne... rien ne remplissait jamais le vide. »

« Et tu penses que c'était la faute de quoi ? »

Je haussai les épaules, impuissant.

« De la société. De mes parents. De mon éducation. Je ne sais pas. »

« Non. » Sa voix se fit douce. « C'était ta faute, Daniella. Tu as construit une vie sur des valeurs superficielles. L'apparence, le statut, le pouvoir, le sexe. Tu as traité les gens comme des objets. Et en retour, tu es devenu toi-même un objet vide. » Elle marqua une pause. « Maintenant, nous te donnons une chance de devenir quelque chose d'autre. Quelque chose de plus authentique. »

« Authentique ? » Je la regardai comme si elle était folle. « Vous me transformez en poupée sexuelle vivante et vous appelez ça AUTHENTIQUE ? »

« Oui. » Elle ne cilla pas. « Parce que pour la première fois dans ta vie, tu ne pourras plus te cacher derrière ta masculinité toxique. Tu ne pourras plus dominer, manipuler, contrôler. Tu devras être vulnérable. Soumise. Ouverte. » Elle sourit. « Et dans cette vulnérabilité, tu découvriras peut-être qui tu es vraiment. »

Sa logique tordue me donnait le vertige. Elle parlait de ma destruction comme si c'était une thérapie. De ma mutilation comme si c'était une libération.

« Vous êtes folle, » murmurai-je. « Vous êtes tous fous ici. »

« Peut-être. » Elle haussa les épaules. « Ou peut-être que nous voyons quelque chose que tu refuses de voir. » Elle consulta sa montre. « Notre temps est écoulé pour aujourd'hui. Nous nous reverrons trois fois par semaine. » Elle se leva. « Oh, et Daniella ? »

« Quoi ? »

« Arrête de penser à toi en tant que Daniel. Plus tu t'accroches à cette identité morte, plus la transition sera douloureuse. Accepte Daniella. Embrasse-la. Deviens-la. » Elle me sourit. « Tu seras tellement plus heureuse. »

Je retournai dans ma chambre dans un état second, son discours tournant en boucle dans ma tête. Était-elle sincère ? Croyait-elle vraiment à ce qu'elle disait ? Ou était-ce juste une manipulation sophistiquée, conçue pour briser ma résistance ?

Je n'eus pas le temps de méditer longtemps. La porte s'ouvrit et Svetlana entra, suivie d'une femme que je ne reconnus pas. Grande, élégante, fin quarantaine, cheveux auburn, tailleur Chanel.

« Daniella, j'ai une surprise pour toi, » dit Svetlana avec un sourire qui n'augurait rien de bon. « Tu as une visiteuse. »

La femme s'avança, m'examinant de la tête aux pieds avec une expression indéchiffrable.

« Alors c'est lui ? » demanda-t-elle à Svetlana. « C'est Daniel Mercier ? »

« C'était lui. Maintenant c'est Daniella. » Svetlana me poussa en avant. « Daniella, salue correctement notre invitée. »

Je fixai la femme, essayant de la situer. Quelque chose dans son visage me semblait familier, mais je ne parvenais pas à...

Et soudain, je sus.

« Oh mon Dieu... Sophie ? »

C'était Sophie Durand. Mon ancienne assistante. Celle que j'avais harcelée pendant des mois. Celle dont la plainte avait contribué à mon licenciement.

Son sourire devint glacial.

« Bonjour, Daniel. Ou devrais-je dire... Daniella ? »

Mon sang se glaça dans mes veines.

« Qu'est-ce que... comment... pourquoi êtes-vous ici ? »

« Madame Viktoria et moi sommes... associées, » expliqua Sophie en s'asseyant élégamment sur la seule chaise de la pièce. « Quand elle m'a dit qu'elle avait... acquis une nouvelle recrue, et m'a montré ton nom, j'ai eu du mal à y croire. » Elle rit doucement. « Daniel Mercier, le grand séducteur, le tyran du bureau, réduit à... ça. »

Elle me regarda de haut en bas, s'attardant sur mes tétons visibles sous la fine robe, sur mes jambes glabres, sur mes ongles vernis.

« C'est... c'est pathétique. »

« Sophie, je suis désolé, d'accord ? Je suis désolé pour tout ce que je t'ai fait ! Tu ne peux pas... tu ne peux pas me laisser ici ! Aide-moi ! S'il te plaît ! »

« T'aider ? » Elle éclata de rire. « Pourquoi diable voudrais-je t'aider ? Tu as rendu ma vie infernale pendant deux ans ! Tu m'as touchée sans permission, fait des commentaires déplacés, m'as humiliée devant nos collègues. Tu as failli détruire ma carrière ! »

« Je sais ! Je sais et je suis vraiment désolé ! Mais ça... » je gesticulai vers mon corps, « ça ne peut pas être la solution ! C'est de la **** ! C'est... »

« De la justice, » compléta Sophie froidement. « Tu voulais me réduire à un objet sexuel ? Maintenant, tu vas vivre cette expérience toi-même. » Elle se tourna vers Svetlana. « Où en est la transformation ? »

« Deux semaines, » répondit Svetlana. « Les changements hormonaux progressent bien. Perte de poids excellente. Formation comportementale satisfaisante. » Elle me poussa vers Sophie. « Montre-lui, Daniella. Soulève ta robe. »

« Non... pas devant elle... s'il te plaît... »

CLAC ! La main de Svetlana s'abattit sur ma joue.

« Soulève ta robe. MAINTENANT. »

Pleurant de honte, je soulevai lentement ma robe, exposant mon corps transformé à Sophie. Ses yeux s'écarquillèrent légèrement en voyant mes seins naissants, mon sexe rétréci, mes hanches qui s'élargissaient.

« Incroyable, » murmura-t-elle. « C'est vraiment... c'est du travail remarquable. »

« N'est-ce pas ? » dit fièrement Svetlana. « Et ce n'est que le début. Dans quatre mois, quand nous aurons terminé les chirurgies, elle sera méconnaissable. Une vraie beauté. »

Sophie se leva et s'approcha de moi. Elle tendit la main et, avant que je puisse réagir, pinça cruellement un de mes tétons. Je criai de douleur.

« Sensibles, » nota-t-elle cliniquement. « Les hormones font effet. » Elle relâcha mon téton et caressa mon visage avec une tendresse horrible. « Tu sais, Daniel, pendant toutes ces fois où tu m'as pelotée au bureau, je fantasmais sur ma revanche. Mais jamais, jamais je n'aurais imaginé quelque chose d'aussi... parfait que ça. »

« Sophie, s'il te plaît... nous pouvons oublier le passé... recommencer... je ferai n'importe quoi... »

« N'importe quoi ? » Ses yeux pétillèrent. « Vraiment ? » Elle se tourna vers Svetlana. « Puis-je... ? »

Svetlana sourit.

« Bien sûr. C'est pour ça que nous vous avons invitée. »

Sophie me regarda, et dans ses yeux je vis quelque chose qui me terrifia. Ce n'était pas de la colère. C'était de l'excitation. Un plaisir sadique.

« À genoux, » ordonna-t-elle.

« Quoi ? »

« Tu as dit "n'importe quoi". Alors à genoux. Maintenant. »

Je regardai Svetlana, cherchant... quoi ? De l'aide ? Mais elle me fit juste un geste impatient.

« Tu as entendu. Obéis. »

Les jambes tremblantes, je m'agenouillai devant Sophie.

« Bien, » dit-elle doucement. « Maintenant baise mes pieds. »

Mon estomac se retourna.

« Sophie... ne me demande pas ça... »

« BAISE MES PIEDS ! » Son hurlement me fit sursauter violemment. « Tu te souviens combien de fois tu m'as forcée à ramasser des stylos que tu faisais exprès de faire tomber ? Combien de fois tu m'as fait me pencher pour que tu puisses regarder mon décolleté ? » Elle plaça son pied sur ma tête et poussa vers le bas. « BAISE-LES ! »

Je pleurai, humilié au-delà de toute expression, mais je me penchai et embrassai ses escarpins Louboutin.

« Plus bas. La semelle. »

Je baisai la semelle.

« Maintenant l'autre pied. »

Je rampai jusqu'à l'autre pied et baisai celui-ci aussi.

« Voilà, » ronronna Sophie. « C'est tellement mieux. Daniel Mercier, à genoux, embrassant mes pieds. » Elle rit. « Si seulement j'avais une caméra. »

« Oh, mais nous filmons tout, » dit Svetlana en pointant la caméra de sécurité. « Nous aurons des heures et des heures de footage. Pour les archives. »

« Excellent. » Sophie me releva le menton avec son pied. « Regarde-moi, Daniella. »

Je levai les yeux vers elle, mes joues mouillées de larmes.

« Dans quelques mois, tu seras prête à... travailler, » dit-elle. « Et devine quoi ? Je serai une de tes premières clientes. J'ai déjà payé Madame Viktoria pour une nuit complète avec toi. » Son sourire était cruel. « Nous allons tellement nous amuser, toi et moi. Je vais te faire faire toutes les choses que tu m'as demandé de faire. Et cette fois, tu n'auras pas le choix. »

« Non... non, s'il te plaît... pas ça... »

« Si. » Elle retira son pied. « Mais pour l'instant, je dois y aller. J'ai un rendez-vous. Avec un vrai homme. » Elle se dirigea vers la porte, puis se retourna une dernière fois. « Au fait, Daniella ? J'ai rencontré ton père l'autre jour. Je lui ai dit que tu avais déménagé à l'étranger pour le travail. Il n'a pas posé de questions. Je ne pense pas qu'il se soucie beaucoup de toi. » Elle sourit. « Personne ne le fait. C'est pour ça que c'est si facile de te faire disparaître. »

Et elle sortit, me laissant à genoux sur le sol froid, brisé, humilié, plus seul que jamais.

Svetlana s'agenouilla à côté de moi et caressa mes cheveux comme on console un enfant.

« Tu vois, ma chérie ? » dit-elle doucement. « C'est ta nouvelle réalité. Plus de pouvoir. Plus de contrôle. Juste l'obéissance. » Elle m'aida à me relever. « Plus vite tu l'accepteras, plus vite tu cesseras de souffrir. »

« Je ne l'accepterai jamais, » murmurai-je, mais même à mes propres oreilles, les mots sonnaient faux.

Parce que je pouvais déjà sentir quelque chose céder en moi. Quelque chose de fondamental qui se fissure sous la pression constante de l'humiliation, de la faim, de la douleur, des hormones qui ravageaient mon système.

Daniel résistait.

Mais pour combien de temps encore ?

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