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Chapter 5 by zbloutch zbloutch

Qui est la première candidate

Morgane, brillante étudiante en école de commerce

-Bonjour, je suis venue pour l’entretien par rapport au poste de directrice commerciale.

-Ah oui, vous devez être Morgane, c’est ça ?

John échangea avec la nouvelle arrivante une poignée de main très professionnelle. Il ne put s’empêcher de rire intérieurement en se disant qu’il avait le pouvoir de passer de la poignée de main à la levrette en quelques minutes à peine, mais décida de jouer le jeu pendant quelques instants encore.

-Je vous en prie, prenez place, fit John en désignant le fauteuil qui lui faisait face.

La jeune femme obtempéra et John en profita pour l’observer plus en détail. Elle correspondait à tous les clichés de l’étudiante en école de commerce. Vêtue d’un tailleur élégant, la coiffure impeccable, maquillée suffisamment pour avoir l’air soignée, mais pas trop pour ne pas avoir l’air vulgaire. Elle était mince et athlétique, et tout semblait indiquer qu’elle avait une hygiène de vie impeccable. John déplia son ordinateur et ouvrit le lien de son CV, qu’il parcourut rapidement du regard. Il hocha la tête, impressionné. Son interlocutrice aurait sans doute eu un bel avenir si elle n’avait pas croisé sa route.

-Alors, commença John innocemment. Que pouvez-vous me dire sur vous ?

-Je viens d’obtenir mon diplôme d’HEC ou j’ai majoré chaque année dans ma promo. J’ai fait un stage au ministère de l’économie et deux autres dans des cabinets financiers de premier plan. J’ai avec moi trois lettres de recommandation de mes tuteurs.

Morgane sortit plusieurs feuilles d’une pochette et les tendit à John. Celui-ci les regarda à peine et se concentra à nouveau sur l’écran de son ordinateur.

-Tout ça est très impressionnant, mais je crains qu’il n’y ait eu une erreur dans l’annonce que vous avez lue.

John vit Morgane avoir un geste de recul, méfiante.

-Une erreur ?

-Oui, en fait, ce n’est pas vraiment une directrice commerciale que nous cherchons.

-Je vois, fit Morgane avec une pointe d’agacement. C’est quel genre de poste, du coup ? Commerciale ? Responsable marketing ?

-Non, plutôt une femme de ménage.

Morgane jeta un regard incrédule à John, visiblement incertaine sur la réaction à avoir. Devait-elle rire ou s’énerver pour de bon ?

-C’est une blague ?

-Malheureusement non, je suis étourdi parfois. Mais je suis sûr que vous pourriez faire l’affaire.

-Bon, écoutez, je ne veux pas être impolie, mais j’ai d’autres entretiens de prévus pour aujourd’hui, et je n’ai pas de temps à perdre avec ça.

-Attendez ! Vous avez les compétences pour ça. Il suffit juste de modifier quelque chose. Restez assise.

Morgane avait posé les mains sur les accoudoirs de son fauteuil pour se lever et quitter la pièce, mais l’ordre de John la figea sur place. Malgré tous ses efforts, elle semblait incapable de s’extraire du fauteuil.

-Ok…pourquoi je ne peux pas me lever. Vous avez fait quelque chose, c’est ça ? Laissez-moi partir. J’ai des notions en droit en plus de l’économie et je peux sérieusement vous compliquer la vie si…

-Écoutez juste ma proposition, commença John. Si à la fin de ma démonstration, vous ne voulez toujours pas le poste, je vous laisserai partir, tout simplement, et vous serez libre de prendre n’importe quel autre poste.

Un rictus hautain apparut sur le visage de Morgane.

-Allez, essayez toujours. Expliquez-moi pourquoi une diplômée d’HEC devrait accepter de devenir femme de ménage.

-Déjà, il y a le fait que ce soit un mensonge. Vous n’avez jamais fait HEC. Vous n’avez même pas de diplôme, quel qu’il soit.

John sélectionna les mentions des études supérieures de Morgane dans le document Word, et l’effaça d’un coup.

-Ecoutez, commença Morgane, je ne sais pas si c’est un genre de blague, mais…

-Très bien, citez-moi un seul souvenir d’HEC que vous avez.

John cliqua sur Enregistrer, et l’instant suivant, il vit Morgane écarquiller les yeux en cherchant ses mots.

-Je…je...ne m’en souviens pas…je n’arrive pas…à trouver…

-C’est simple, vous ne pouvez pas vous rappeler d’un endroit où vous n’êtes jamais allée.

-Mais c’est faux, bégaya Morgane en sentant la panique la gagner. Je suis allée…

-Laissez, je c’est que c’est dur d’admettre la réalité. Voyons encore un peu ce CV… vous savez quoi, je vais également enlever l’enseignement secondaire. En fait, je vais préciser que vous êtes analphabète.

-Je…c’est vrai, souffla Morgane, les yeux dans le vague. Je ne sais pas comment c’est possible. Mais c’est vrai. J’ai aucune éducation. Je ne sais même pas lire.

-En effet, fit John en refermant d’un coup sec son ordinateur portable. A présent que c’est réglé, je vais donner quelques détails en plus.

Il observa quelques instants le visage apeuré de celle qui était encore une diplômée surdouée quelques instants auparavant, et qui le fixait désormais comme une gamine qui craignait de se faire gronder.

-Sans éducation, tu ne peux qu’aller de petits boulots en petits boulots qui ne demandent pas de trop réfléchir. Car tu es une idiote, désormais.

-Je suis une idiote, répéta Morgane sur un ton rêveur, tandis que son regard se faisait plus vague au fur et à mesure que John mettait son esprit en pièces.

-Tous tes camarades de promo, tes amies de lycée ou de tes études. Personne ne se rappelle de toi. Ta famille non plus, d’ailleurs. C’est normal, d’ailleurs. Pourquoi se rappelleraient-ils d’une immigrée du Brésil qu’ils n’ont jamais rencontrée.

-Je…c’est vrai…souffla Morgane, incapable d’empêcher John d’effacer ses souvenirs et de les reforger selon l’envie du moment. Elle ne se rendit même pas compte de sa peau qui s’assombrissait et de ses cheveux, déjà bruns, qui noircissaient à vue d’oeil.

-Pendant quelques années, tes formes pulpeuses t’ont permis d’obtenir ce que tu désirais auprès des hommes, mais tu te doutes bien qu’une nana trop stupide pour apprendre à lire ne peut pas savoir comment se servir d’une capote. Tu as donc fini avec trois enfants à ta charge, trois enfants que tu dois bien nourrir, quitte à accepter les postes les plus dégradants.

John vit le tailleur élégant de Morgane se déchirer soudain, poussé par la poitrine qui explosait de volume et par les cuisses et les hanches qui atteignaient une largeur impressionnante, la laissant presque nue, vêtue seulement de lambeaux. A présent, son corps était devenu pulpeux, son ventre, autrefois mince et musclé, avait également gagné en volume. Visiblement, ces trois enfants n’avaient pas fait de bien à sa silhouette, mais elle n’en restait pas moins un vide-couilles tout à fait acceptable.

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-Mais loin de te décourager, ces naissances n’ont rien changé à ton style de vie. Incapable de dire non à un employeur qui te fait des avances. Ta libido prodigieusement forte te fait prendre des décisions stupides.

Le regard de Morgane, autrefois vif et perçant, avant déjà perdu son air intelligent quelques minutes auparavant. Mais à présent, toute trace de l’ancienne Morgane avait disparu, remplacé par un désir ardent. Se sentant déshabillé du regard par sa victime du jour, John sourit et conclut :

-Bon, Carlotta, est-ce que ce poste t’intéresse ?

Morgane tressaillit en entendant son nouveau prénom, avant de se détendre quand celui-ci s’inscrivait dans son esprit, achevant de détruire son ancienne identité.

-Oui monsieur, et merci de...de... merda, como vai você?

-Ne t’en fais pas, je sais que le français est une langue difficile. Enfin, si tu es ok avec ça, autant t’y mettre tout de suite.

John claqua des doigts et l’instant suivant, Carlotta portait une robe et un tablier de femme de ménage trop étroit, moulant difficilement son corps potelé et ses gros seins. Dans sa main, elle trouva soudain une brosse. Mue par une intuition soudaine, elle se leva machinalement et se mit à nettoyer le bureau. John se leva et contourna le bureau, avant de l’approcher par derrière. Sans se méfier, Carlotta continuait de nettoyer le bureau, jusqu’à ce que John lui soulève la robe, dévoilant ses fesses rondes.

-senhor, o que você está fazendo? Demanda-t-elle, oubliant d’essayer de parler français sous l’effet de la surprise.

-Je montre à ma nouvelle employée que j’apprécie son travail, répondit John.

Carlotta sourit à cette dernière phrase, tandis que John déboutonnait son propre pantalon. Quelques instants plus tard, il prenait brutalement sa femme de ménage par derrière, tandis que cette dernière saisissait les coins du bureau pour ne pas perdre l’équilibre. Les boutons de sa robe avaient lâché et ses gros seins ballotaient désormais contre la surface de bois.

-meu deus, eu gosto de sentir seu pau em mim, querida, gémit-elle d’une voix saccadée par les va et viens de John en elle.

Quand il déchargea enfin en elle, il poussa un soupir de contentement. Il n’aimait pas ces personnes qui sortaient de grandes écoles, et avait pris plaisir à confronter cette gosse de riche à la dure réalité. Pendant ce temps, Carlotta reprenait son souffle, la poitrine toujours collée contre le bureau. John prit soudain un ton sec.

-La pause est finie, Carlotta. Tu ferais bien de te dépêcher de nettoyer tout ça. C’est pour ça que tu es là, tu te rappelles ?

-Sim Senhor, s’empressa-t-elle de dire en baissant les yeux, avant de reprendre son activité.

John ramassa négligemment les papiers que Morgane avait apporté au début de l’entretien. CV, lettres de recommandations, diplômes. Il s’empressa de les passer dans la broyeuse. Elle n’en aurait plus besoin désormais.

Prochaine employée ?

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