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Chapter 5 by zbloutch zbloutch

Chez Sarah

Les deux femmes échangent leurs corps

Une heure plus tard, John et Chantal se trouvaient devant l'entrée d'une villa luxueuse. John siffla d'admiration devant la belle bâtisse.

-Impressionnant. C'est là que vous habitiez ?

-Oui. Mais c'est cette petite traînée qui a hérité de la baraque. Ça aussi, je l'ai perdu.

-Ne t'en fais pas. Si tu suis le plan, tout ça va te revenir.

John s'apprêtait à frapper à la porte, quand Chantal lui saisit la main.

-Et...John ?

-Oui ?

-Merci.

Chantal encadra le visage de John de ses deux mains et vint coller ses lèvres pulpeuses contre les siennes, glissant sa langue dans la bouche du jeune homme. Agréablement surpris, John se laissa faire, et les deux langues vinrent se frotter l'une à l'autre pendant de longues secondes. Quand ils se séparèrent enfin, Chantal eut un rire nerveux.

-C'est juste que...si on refait ça après, ce sera différent, j'imagine.

-Il n'y a qu'un seul moyen de le savoir, c'est d'essayer, répondit John, avant de frapper bruyamment à la porte.

Un bruit de pas se fit rapidement entendre, d'abord lointain, puis de plus en plus proche. La personne qui leur ouvrit finalement la porte était une jeune femme mince aux cheveux bruns qui lui tombaient jusqu'aux épaules. John hocha la tête d'un air appréciateur. Chantal n'avait pas menti: elle était très jolie.

-Chantal ? Qu'est-ce que tu fais ici ?

-Je suis venue mettre les choses au clair, répondit Chantal. Et m'excuser pour mon comportement de la semaine dernière.

-Je vois, fit la jeune femme, avant de diriger ses yeux bleus vers John. Et lui ?

-Son avocat, répondit John.

-Vous m'en direz plus une fois à l'intérieur, répondit prudemment Sarah. Entrez donc !

Elle leur tourna le dos et retourna à l'intérieur, tandis que John et Chantal lui emboîtaient le pas. Une fois dans la villa, John en profita pour admirer l'intérieur luxueux. Il échangea un regard avec Chantal et hocha la tête. Cette dernière s'approcha sournoisement de la jeune femme qui ne se doutait de rien.

-Au fait, Sarah, fit-elle sur un ton qu'elle voulut aussi naturel que possible.

-Oui ? Répondit Sarah sans se douter de ce qui se tramait contre elle.

La jeune femme se retourna pour faire face à celle qui s'était approchée d'elle. La cougar en profita pour la saisir fermement par les bras. Surprise, Sarah voulut reculer, mais la prise de sa belle-mère était trop forte.

-Chantal ? Mais qu'est-ce que tu fais ?

-Je reprends ce qui m'appartient, répliqua Chantal, le triomphe dans la voix.

Sans un mot de plus, elle colla ses lèvres à celles de la jeune femme, passant sa main derrière sa tête pour l'empêcher de se retirer trop vite de ce baiser. Quand elles se séparèrent enfin, un curieux spectacle s'offrit à John.

La jeune femme qui venait d'être embrassée de force éclata soudain de rire, tandis que la cougar qui lui avait imposé ce baiser quelques secondes auparavant se mit à tituber, les yeux exorbités.

-Ça a marché ! Cria la jeune femme. Ça a marché.

-Que...qu'est-ce qui se passe...qu'est-ce qui m'arrive.

-C'est très simple, répondit John, vous venez d'échanger vos corps. Ça va, Chantal ?

La jeune femme lui sourit, avec un regard méconnaissable.

-Ça ne pourrait pas aller mieux. Cette énergie que je ressens...cette jeunesse...c'est incroyable.

-C'est ce qui arrive quand on rajeunit de vingt ans, s'esclaffa John, avant de se tourner vers l'ancien corps de Chantal et sa nouvelle occupante. Vous par contre...

-Je...je ne comprends pas...comment vous pouvez faire ça...

-Je peux faire beaucoup de choses, Sarah. Ta belle-mère est venue me voir, et j'ai voulu lui rendre service.

-Pourquoi vous me faites ça ? Fit Sarah en sanglotant, ses larmes faisant couler son maquillage vulgaire. Je ne peux pas rester comme ça. J'ai une vie...je ne peux pas tout perdre.

-Ma pauvre fille, l'interrompit Chantal. Ce n'est plus ta vie, voyons. Mais ne t'inquiète pas, je prendrai grand soin de ton jeune corps et de ton argent.

Sarah marcha maladroitement. Visiblement, elle n'était pas habituée à porter une telle masse de silicone devant elle, ni à devoir compter sur un corps âgé et fragilisé pour le faire.

-Non ! Je refuse de me laisser faire ! Vous allez me rendre mon corps si vous ne voulez pas que...

-Que quoi ? S'enquit John, amusé. Tu comptes sortir hurler que tu as échangé de corps avec ta belle-mère ? Les flics vont bien rigoler. Désolé, mais tu es bien coincée dans ce corps. Pour toujours.

Cette dernière phrase provoqua une onde de choc en Sarah quand elle prit conscience de ce qu'il venait de lui dire. D'une main tremblante, elle saisit une chaise pour s'asseoir, la respiration sifflante, tandis que les tremblements s'étendaient à tout son corps.

-Hé John, lança joyeusement Chantal, qui continuait de palper son nouveau corps. Je vous avais dit qu'elle était bien foutue !

Joignant le geste à la parole, elle saisit son débardeur par devant et le baissa suffisamment pour dévoiler une paire de seins particulièrement appétissante.

-Arrêtez, souffla Sarah. Arrêtez d'exhiber mon corps comme ça.

-Ma pauvre fille, ce n'est plus ton corps, voyons. C'est le mien et j'en fais ce que je veux. D'ailleurs, ça me fait penser.

Chantal fouilla dans sa poche et en tira le téléphone de Sarah. Elle se mit à pianoter rapidement sur les touches.

-Qu'est-ce que tu fais, souffla Sarah, encore paralysée par l'effroi de sa situation.

-Je romps avec ton copain. Damien, c'est ça ? J'ai retrouvé ma jeunesse, c'est pas pour la passer avec un loser pareil. Je vais également envoyer chier tous tes amis de Greenpeace, Amnesty International, et toutes ces merdes. Si je vois encore un beatnik dans cette villa, j'appelle un dératiseur.

-Non, attendez...

-Trop tard, c'est envoyé, fit Chantal avec un sourire sadique en faisant glisser ses mains le long de ses courbes. J'ai tellement hâte de me faire troncher dans ce nouveau corps.

Sarah tenait désormais sa tête entre ses mains, ses yeux exorbités fixant le sol.

-C'est un cauchemar. C'est forcément un cauchemar.

-Non, ma chère, et tu ferais bien de t'y faire tout de suite. Mais ne t'en fais pas, je ne suis pas un monstre.

Chantal s'approcha de son ancien corps, toujours assis sur la chaise, jusqu'à ce qu'elle se trouve derrière.

-Si tu es sage, tu pourras rester dans la villa. Je dois bien trouver une chambre pour toi, quelque part par ici. Je te donnerai l'argent qu'il faut pour financer tes opérations de chirurgie esthétique. Crois-moi, tu n'as pas envie de voir cette gueule sans botox. Il te reste probablement encore quelques belles années avant la ménopause. Profites-en !

Chantal glissa soudain ses mains sous le haut de Sarah, et se mit à pétrir ses gros seins qui n'avaient pas grand chose de naturel. Sarah voulut d'abord se débattre, mais ouvrit la bouche en O quand elle sentit les vagues de plaisir l'atteindre.

-Ah oui, je me souviens de ce corps si sensible. Il me fallait beaucoup de volonté pour ne pas me jeter sur le premier venu quand j'avais envie de sexe et que ton père n'était pas là ou pas d'humeur. Est-ce que tu auras la même volonté ? J'en doute, à entendre tes gémissements.

Sarah ne se débattait désormais même plus. Elle se contentait de laisser celle qui lui avait volé sa vie lui masser la poitrine de ses mains fermes. Chantal se pencha et posa ses lèvres contre le cou de son ancien corps, lui arrachant un frisson. Sarah tourna la tête et Chantal en profita pour enfoncer profondément sa langue dans sa bouche. Les deux langues dansèrent ensemble pendant quelques secondes, avant que Chantal ne se retire.

-Ne t'inquiète pas. D'ici quelques jours, quand ce qui reste de ton esprit se sera effondré pour de bon, tout ira bien pour toi. Tu ne penseras plus qu'à une chose : baiser autant que possible avant qu'il soit trop tard. Une des mains de Chantal glissa sous le pantalon de sa victime pendant que l'autre continuait de lui pétrir le sein droit. La respiration de Sarah s'accélérait, tandis que son visage se figeait dans une expression de plaisir absolu. Rapidement, ses gémissements devinrent des cris.

-Ne t'arrête pas, ne t'arrête pas ! Oui...oui...ouiiiiiiiiiii !

Sarah s'accrocha à sa chaise pour ne pas tomber sous l'effet de l'orgasme le plus puissant qu'elle avait ressenti de toute sa vie. Peu à peu, elle reprit ses esprits, tandis que Chantal retirait ses mains pour la laisser souffler.

-Je...je ne voulais pas faire ça...mais je n'ai pas pu m'en empêcher, dit Sarah en reprenant doucement son souffle. Mon corps...je ne le contrôlais plus.

-Ta nouvelle vie de nymphomane commence pour toi. Tu verras, si tu es raisonnable, je pourrai te procurer un plaisir au delà de ce que tu peux imaginer. Je pourrai même payer des gars pour s'occuper de toi quand tu seras en manque de bite.

-Non, ce n'est pas moi ! Qu'est-ce que vous m'avez fait. Je hais ce corps, je hais ces sensations, de ne pas pouvoir me contrôler.

-Tu t'y feras, ne t'en fais pas.

Chantal se tourna vers John, laissant Sarah à son désarroi. John avait observé toute la scène avec intérêt, sentant grandir son admiration pour celle qui avait volé le corps de la jeune femme. S'il prenait un plaisir à corrompre et changer les femmes innocentes, respectables et bien intentionnées, le sadisme avec lequel Chantal avait ruiné la vie de cette personne l'excitait au plus haut point.

-Merci pour tout.

-Je t'en prie, répondit John.

Chantal le saisit par la chemise et l'embrassa longuement.

-Contente de ne plus faire ça avec un corps plus jeune, dit-elle finalement.

-Je comprends, fit John en s'éloignant de quelques pas, avant de se raviser.

-Chantal ?

-Oui ?

-A tout hasard, tu ne serais pas disponible pour faire un truc, un de ces jours ?

John se surprit lui-même en entendant sa propre voix. Il avait perdu l'habitude de demander à une femme si elle était intéressée par un rendez-vous. En général, il lui suffisait de claquer des doigts pour qu'elle se jette à ses pieds et le supplie de la laisser le sucer.

-Un rencart, c'est ça ? Demanda Chantal, amusée.

-On peut dire ça, fit John.

-Et à quoi peut bien ressembler un rencart avec un homme tout puissant ?

-C'est drôle. On se balade dans la rue en transformant des gens au hasard, et on regarde le chaos que ça provoque. La réaction d'un gars qui se fait soudain arracher les vêtements par sa sœur, ou d'une joggeuse qui se retrouve soudain obèse , c'est généralement très drôle à voir. Alors, qu'en dis-tu ?

Est-ce qu'elle accepte ?

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