Laquelle de ses amies Camille doit-elle suivre?

La piste de Laure.

Chapter 20 by Tarham

Elle sentit l’appel de Peysson, encore plus nettement qu’auparavant. Il la guida sur la piste d’une de ses amies et Camille réprima un haut-le-cœur en sentant la plaisir sadique qu’éprouvait Peysson à l’idée de traquer les trois autres adolescentes. La jeune fille partit en courant dans la direction qu’indiquait son ancien professeur, volant à travers bois comme si elle y avait toujours vécu. Elle courait pieds nus sur le sol sans se faire mal, pas même en marchant sur des pierres pointues ou sur le bois rugueux des vieilles souches. Elle s’éraflait bien quelques fois aux branches mais à chaque fois la plaie se refermait d’elle-même en quelques secondes.

Brusquement, elle entendit un cri en même temps qu’elle ressentit l’excitation montée chez le loup-garou. Camille serra les dents, consciente qu’une de ses amies venaient d’être rattrapée. Un autre cri, encore plus déchirant, s’éleva dans la nuit, puis un autre, rapidement suivi de sanglots. Dans les bois, il lui sembla entendre une autre de ses camarades, peut-être Anne-Bérengère, hurler son nom.

Puis elle déboula dans une petite clairière sombre. Au milieu elle aperçut Laure, qui tournait sur elle-même en pleurant, ses bras rabattus sur son corps comme pour le protéger. La peau blanche de l’adolescente était teintée de sang. Camille pouvait voir les profondes entailles que Peysson avait laissées sur son dos, ses cuisses et son ventre. Elle sentit le loup-garou tapit dans les fourrées juste à côté. Son amie se tourna alors vers elle et la vit. Entre deux sanglots, elle peina à articuler :

« Ca-camille… Aide-moi… »

Elle tendait les bras vers elle et instinctivement Camille fit de même tandis que Laure se rapprochait d’elle en titubant. Soudain, il y eut une forme noire qui se jeta sur Laure, si vite que même Camille eut du mal à voir Peysson. Dans un bruit humide, il laissa une énorme entaille sur le ventre de Laure. Celle-ci glapit mais la bête avait déjà disparu. Elle porta les mains sur son abdomen dégoulinant de sang et les regarda se rougirent. Puis Laure releva la tête en tendant la main vers Camille. La jeune fille ne bougea pas, incapable de faire le moindre mouvement.

« Pitié… Camille aides-moi ! » Pleura Laure.

Peysson réapparut juste à côté d’elle et, d’un revers de son énorme patte, l’envoya valdinguer en l’air comme si elle avait été un jouet. L’amie de Camille s’écrasa lourdement sur une grande pierre plate, un craquement sinistre retentissant quand son dos percuta la roche. Elle tenta de se relever mais ne put qu’émettre un râle de souffrance. Puis à nouveau Peysson fut sur elle, la queue dure et tendue. Il s’enfonça dans sa chatte sans autre forme de procès.

Laure hurla de douleur et tenta de le repousser maladroitement avec ses bras et ses jambes. Camille regarda avec une fascination morbide la chatte de son amie se distendre difficilement pour accueillir ce sexe monstrueux.

« NNNNNNOOOOOOOOOOnnnnnnnnnnnnnnn !!!! AAAAAAHHHHHH MMMMOOONN DIEEEUUUUUUU !!!!! » Hurlait Laure sans s’arrêter.

Peysson avait du mal à rentrer en elle. Laure le frappait avec l’énergie du désespoir et Camille crut un instant que son maitre allait abandonner. Puis elle sentit l’étincelle d’amusement qui éclata en lui et elle voulut fermer les yeux. Il l’en empêcha d’une simple pensée. Attrapant les chevilles de sa victime, il lui tordit les jambes et les ramena au niveau des oreilles de Laure avant de les tordres encore plus. Au milieu des hurlements de l’adolescente Camille put nettement distinguer les bruits écœurants que firent les os et les ligaments des hanches de Laure quand l’articulation céda. Les jambes retombèrent complètement désarticulées sur la pierre au milieu du cri strident que Laure poussait. Puis, comme s’il avait s’agit de petits œufs, Peysson broya les épaules de Laure entre ses paumes bestiales et la pierre.

Laure était silencieuse maintenant. La douleur lui avait presque fait perdre conscience et son corps était parcouru de tremblements. Peysson émit un grognement de satisfaction et d’un coup puissant acheva de la pénétrer. Camille entendit un bruit de chair déchirée et, alors qu’il commençait à la pilonner, put voir la queue de son maitre se couvrir de sang. D’ailleurs, la pierre où gisait Laure était elle-même couverte de sang.

Peysson aurait aimé faire durer le plaisir mais Camille put ressentir que l’appel de la chasse ne le lâchait pas. Sous lui Laure commença à pleurer à nouveau, retrouvant ses esprits au milieu de deux hoquets de douleurs. Rapidement, le loup-garou jouit en elle et poussa un long hurlement de satisfaction. Puis il se pencha vers sa victime. Camille entendit encore un « non » avant que ses mâchoires ne se referment sa gorge. Il lui broya la trachée et se releva pour repartir traquer les deux suivantes, intimant mentalement à Camille de le suivre.

Elle était nauséeuse, à peine capable de marcher, mais elle suivit Peysson. La jeune fille jeta un dernier regard au corps brisé de Laure, celle-ci n’émettant plus que des gargouillis sanglants en guise de plainte, se détourna et partit dans la nuit.

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Qui sera la prochaine victime?

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