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Chapter 4 by Bimbo_Slut Bimbo_Slut

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LE CHOIX IMPOSSIBLE

Les quarante-huit heures qui ont suivi ont été un enfer. Un enfer blanc, aseptisé, interminable. Personne n'est venu. Personne n'a parlé. La voix à l'interphone restait silencieuse. On m'apportait mes repas par un système automatisé que je n'arrivais pas à comprendre. Les plateaux apparaissaient simplement sur la table quand elle sortait du mur.

J'ai passé ce temps à chercher désespérément une issue. J'ai examiné chaque centimètre de la pièce. Les murs étaient parfaitement lisses, sans la moindre fissure. J'ai essayé de démonter le lit, les toilettes, n'importe quoi qui pourrait me servir d'arme ou d'outil. Tout était solidement fixé, impossible à bouger.

J'ai hurlé vers les caméras. J'ai supplié. J'ai menacé. Aucune réponse.

La nuit, si on pouvait appeler ça la nuit puisque l'éclairage ne changeait jamais, j'étais hanté par mes pensées. Qu'est-ce qu'Alexandra avait prévu exactement ? Une transformation, avait-elle dit. Mais jusqu'où ? Et ces hormones qu'elle m'avait injectées, qu'est-ce qu'elles allaient me faire ?

J'ai commencé à remarquer des changements subtils. Une sensibilité accrue de ma poitrine. Une fatigue inhabituelle. Des sautes d'humeur soudaines. Était-ce psychologique ? Ou est-ce que les hormones agissaient déjà ?

Le deuxième jour, la panique a vraiment commencé à s'installer. Qu'est-ce qui se passerait si je ne signais pas ? Prison. Vingt ans, avait-elle dit. Vingt ans dans une cellule, probablement pire que celle-ci. Avec un casier pour fraude et corruption. Ma vie serait finie.

Mais si je signais ? Qu'est-ce qu'elle me ferait ? Douze mois, avait-elle dit. Un an. Une année de ma vie sacrifiée. Mais une année après laquelle je serais libre. Libre de reconstruire, de me venger peut-être.

Sauf que... qu'est-ce qui me garantissait qu'elle tiendrait parole ? Qu'elle ne me tuerait pas simplement après ? Qu'elle ne me rendrait pas fou ? Qu'elle ne me transformerait pas en quelque chose d'irréversible ?

J'ai relu le contrat des dizaines de fois. C'était un document épais, rempli de jargon juridique que je ne comprenais pas entièrement. Mais l'essentiel était clair : je consentais à participer à un programme de réhabilitation comportementale d'une durée de douze mois. Je renonçais à tout droit de me plaindre ou de poursuivre en justice pour les méthodes employées. Je reconnaissais que toute résistance de ma part pourrait entraîner une prolongation du programme.

En échange, à l'issue des douze mois, si j'avais été coopératif, toutes les charges contre moi seraient abandonnées et je serais libre de partir.

C'était vague. Intentionnellement vague. Qu'est-ce qu'on entendait par coopératif ? Quelles étaient exactement les méthodes employées ? Le contrat ne le précisait pas.

Le soir du deuxième jour, épuisé, affamé, au bord de la crise de nerfs, j'ai finalement craqué. Qu'est-ce que j'avais à perdre ? Si je ne signais pas, c'était la prison garantie. Si je signais, au moins j'avais une chance. Aussi mince soit-elle.

« D'accord ! » ai-je crié vers les caméras. « D'accord, je signe ! Je signe votre putain de contrat ! »

Quelques minutes plus tard, la porte s'est ouverte. Pas Alexandra cette fois, mais une femme que je ne connaissais pas. La quarantaine, cheveux gris courts, blouse blanche de médecin. Elle portait des lunettes et tenait une mallette.

« Bonjour Alexandre », a-t-elle dit d'une voix professionnelle et froide. « Je suis le Dr Morgane. Je serai responsable de ton suivi médical pendant le programme. »

« Où est Alexandra ? »

« Mme Beaumont viendra te voir après la signature. D'abord, j'ai besoin de procéder à un examen médical complet. »

« Un examen ? »

« C'est nécessaire. Nous devons nous assurer que tu es en bonne santé pour le programme. Déshabille-toi. »

J'ai hésité. Elle a soupiré.

« Alexandre, nous n'avons pas toute la journée. Si tu as décidé de participer, autant commencer à coopérer maintenant. Déshabille-toi ou je fais venir les gardes pour t'y forcer. »

À contrecœur, j'ai enlevé mes vêtements. Me retrouver nu devant cette femme froide était humiliant, mais j'essayais de garder un semblant de dignité.

Elle m'a examiné méthodiquement. Prise de tension, auscultation, palpation de mes ganglions. Puis elle a sorti une seringue.

« Qu'est-ce que c'est ? »

« Une prise de sang. Analyses de routine. »

Elle m'a piqué sans douceur, remplissant plusieurs tubes de mon sang. Ensuite, elle a sorti un mètre ruban et a commencé à prendre mes mensurations. Tour de poitrine, tour de taille, tour de hanches, longueur des jambes, largeur des épaules.

« Pourquoi vous faites ça ? »

« Pour les vêtements. Tu auras besoin d'une garde-robe appropriée. »

Une garde-robe appropriée. Mon estomac s'est serré. Elle voulait dire des vêtements de femme.

Une fois l'examen terminé, elle a sorti le contrat et un stylo.

« Lis une dernière fois et signe en bas de chaque page. »

J'ai pris le document d'une main tremblante. C'était maintenant ou jamais. Ma dernière chance de refuser. Mais refuser pour quoi ? La prison ? La ruine ?

J'ai signé. Page après page, j'ai apposé ma signature. Chaque fois, j'avais l'impression de signer mon arrêt de mort. Mais qu'est-ce que je pouvais faire d'autre ?

« Bien », a dit le Dr Morgane en récupérant le contrat. « Le programme commence officiellement maintenant. »

Elle a sorti une autre seringue de sa mallette.

« Non, pas encore ! » ai-je protesté.

« Si. Les injections hormonales doivent être régulières pour être efficaces. Tu en recevras une tous les jours pendant les trois premiers mois. »

« Mais qu'est-ce que ça va me faire ? »

« Féminiser ton corps. Redistribution des graisses, développement mammaire, adoucissement de la peau, réduction de la masse musculaire. Les effets prendront plusieurs semaines à devenir visibles, mais ils seront permanents. »

Permanents. Le mot a résonné dans ma tête comme un glas.

« Mais je pensais... après les douze mois... je pourrais revenir à la normale ? »

Elle m'a regardé avec quelque chose qui ressemblait presque à de la pitié.

« Certaines choses peuvent être inversées. D'autres non. Tu aurais dû lire le contrat plus attentivement. »

Elle m'a injecté le produit avant que je puisse protester davantage. Cette fois, la sensation était différente. Comme si quelque chose de froid se répandait dans tout mon corps, atteignant chaque cellule, modifiant quelque chose de fondamental en moi.

« Les premiers jours, tu vas ressentir des effets secondaires. Nausées, fatigue, sautes d'humeur, sensibilité des mamelons. C'est normal. Ton corps s'adapte. »

Elle a rangé ses affaires et s'est dirigée vers la porte.

« Attends ! Quand est-ce que je vais voir Alexandra ? »

« Bientôt. Rhabille-toi et attends. »

Elle est partie. Je me suis rhabillé lentement, mes mains tremblant tellement que j'avais du mal à enfiler mon t-shirt. Qu'est-ce que j'avais fait ? Qu'est-ce que je venais d'accepter ?

J'ai attendu ce qui m'a semblé une éternité. Puis la porte s'est ouverte à nouveau et Alexandra est entrée. Elle était seule cette fois. Elle portait un pantalon noir et un chemisier blanc. Elle avait l'air... satisfaite.

« Alors, tu as signé », a-t-elle dit.

« Je n'avais pas le choix. »

« Oh, mais tu avais le choix. Tu as simplement fait le choix le plus pragmatique. Je suis impressionnée. J'aurais parié que tu tiendrais plus longtemps. »

Elle s'est approchée de moi, a pris mon menton dans sa main, m'obligeant à la regarder dans les yeux.

« Écoute-moi bien, Lexi. Oui, Lexi. C'est ton nom maintenant. Tu vas devoir t'y habituer. Les douze prochains mois vont être les plus difficiles de ta vie. Je vais te détruire. Je vais détruire tout ce que tu étais. Et quand j'aurai fini, il ne restera plus rien d'Alexandre. Plus rien de l'homme arrogant et cruel que tu étais. »

« Tu ne peux pas faire ça », ai-je murmuré, même si je savais que c'était faux.

« Oh, mais je peux. Et je vais le faire. Mais voici ce que tu dois comprendre : plus tu résistes, plus ce sera douloureux. Si tu coopères, si tu acceptes ton nouveau rôle, ça peut être... supportable. Peut-être même agréable. Mais si tu me combats à chaque étape, je te briserai. Et crois-moi, je sais comment briser les gens. »

Elle a lâché mon menton et a reculé.

« Maintenant, déshabille-toi. »

« Quoi ? »

« Tu m'as entendue. Déshabille-toi. »

« Mais je viens juste... le Dr Morgane... »

« Lexi, est-ce que je vais devoir me répéter à chaque fois ? Déshabille-toi. Maintenant. »

Sa voix était froide comme l'acier. J'ai obéi, enlevant mes vêtements avec des gestes saccadés, essayant de couvrir ma nudité avec mes mains.

« Mains le long du corps », a-t-elle ordonné.

J'ai baissé les mains, me sentant complètement exposé, vulnérable. Elle a fait le tour de moi, m'examinant.

« Pas mal. Enfin, pour l'instant. Tu as de la chance, tu as une morphologie qui se prête bien à la transformation. Pas trop musclé, ossature fine. Dans quelques mois, tu seras méconnaissable. »

Elle s'est arrêtée devant moi, a tendu la main et a pincé mon mamelon. J'ai tressailli, surpris par la douleur aiguë.

« Déjà sensibles. Bien. Les hormones font leur travail. Bientôt, tu vas commencer à développer de vrais seins. Rien d'énorme au début, mais nous aiderons le processus avec des implants le moment venu. »

Elle a continué son inspection, touchant mes hanches, mes fesses, mon entrejambe. J'ai fermé les yeux, essayant de me dissocier de ce qui se passait.

« Regarde-moi ! » a-t-elle aboyé.

J'ai rouvert les yeux. Les siens brillaient d'une satisfaction cruelle.

« Tu vas apprendre à obéir immédiatement à mes ordres. Chaque hésitation sera punie. Chaque protestation aura des conséquences. Tu vas devenir docile, soumise, obéissante. Tu vas devenir la parfaite petite chose que je veux que tu sois. »

Elle a fait un pas en arrière et a applaudi deux fois. Immédiatement, un panneau du mur s'est ouvert et un portant rempli de vêtements en est sorti. Mais ce n'était pas les vêtements neutres que je portais avant. C'étaient des vêtements féminins. Des sous-vêtements de toutes les couleurs, des robes, des jupes, des hauts moulants.

« Voici ta nouvelle garde-robe. Fini les vêtements d'homme. À partir de maintenant, tu porteras exclusivement des vêtements de femme. On va commencer doucement. Prends cette culotte rose et ce soutien-gorge assorti. »

J'ai regardé les vêtements qu'elle désignait. Une culotte en satin rose pâle et un soutien-gorge de la même couleur. Mon cœur battait si fort que je l'entendais dans mes oreilles.

« Je... je ne peux pas. »

« Tu peux et tu vas le faire. Maintenant, Lexi. Ou est-ce que je dois appeler les gardes pour t'habiller de **** ? Ce serait beaucoup plus humiliant, crois-moi. »

Mes mains tremblaient tellement que j'ai failli faire tomber la culotte. Je l'ai enfilée maladroitement. Le satin était doux contre ma peau, presque agréable. Cette pensée m'a rendu malade. Comment pouvais-je trouver ça agréable ?

Le soutien-gorge était plus compliqué. Je ne savais pas comment l'attacher. Alexandra a soupiré avec impatience.

« Tourne-toi. »

Elle a attaché le soutien-gorge dans mon dos avec des gestes brusques. Les bonnets étaient vides, bien sûr, mais ils étaient légèrement rembourrés, créant l'illusion d'une petite poitrine.

« Voilà. Ce n'est pas si terrible, n'est-ce pas ? »

C'était terrible. C'était un cauchemar. Mais je n'ai rien dit. Qu'aurais-je pu dire ?

« Maintenant, tu vas enfiler ce jogging rose et ce t-shirt blanc. »

J'ai obéi mécaniquement. Le jogging était moulant, féminin, avec une coupe qui accentuait les hanches. Le t-shirt était ajusté, soulignant le faux galbe du soutien-gorge.

« Bien. Tu vois ? Ce n'était pas si difficile. Tu apprends déjà. »

Elle s'est dirigée vers la porte.

« Le programme commence vraiment demain. Profite de cette dernière soirée de relative tranquillité. Parce que demain, ta transformation va s'accélérer. »

« Alexandra, attends... »

Elle s'est retournée, une expression dangereuse sur le visage.

« Maîtresse. Tu m'appelleras Maîtresse à partir de maintenant. »

« Maîtresse... s'il te plaît... est-ce que c'est vraiment nécessaire ? On peut trouver un autre arrangement... »

Elle a ri. Un rire sans joie qui m'a glacé le sang.

« Il n'y a pas d'autre arrangement, Lexi. Tu as signé. Tu es à moi maintenant. Corps et âme. Plus vite tu l'accepteras, mieux ce sera pour toi. »

Elle est partie, me laissant seul dans ma cage blanche, vêtu de sous-vêtements féminins, tremblant de peur et d'humiliation.

Je me suis effondré sur le lit, recroquevillé en position fœtale. Qu'est-ce que j'avais fait ? Comment en étais-je arrivé là ?

Mais je connaissais la réponse. C'était ma faute. Tout était ma faute. J'avais détruit Alexandra trois ans plus tôt, et maintenant elle me rendait la pareille. Œil pour œil, dent pour dent. Sauf que ce qu'elle me faisait était bien pire que ce que je lui avais fait.

J'ai pleuré. Pour la première fois depuis mon enfance, j'ai pleuré. De grandes larmes silencieuses qui coulaient sur mes joues, trempant l'oreiller blanc. Et le pire, c'est que je savais que ce n'était que le début.

Le cauchemar ne faisait que commencer.

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