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Chapter 4 by zbloutch zbloutch

La vengeance de John

John en fait une strip-teaseuse

La policière se saisit de son arme pour la pointer sur John et le tenir à distance, mais elle écarquilla les yeux quand elle vit l’objet qu’elle tenait dans la main.

-La police, c’est plus ce que c’était, fit John, amusé. Si les godemichés remplacent les flingues…

Son interlocutrice lâcha le sex toy qui tomba par terre, et recula d’un pas.

-À moins que tu ne sois pas une vraie policière. Je n’ai pas le souvenir que les uniformes étaient aussi révélateurs.

Sentant que l’homme en face de lui la dévorait du regard, la policière baissa les yeux et poussa un cri de surprise. L’uniforme qu’elle portait n’avait plus grand-chose à voir avec celui qu’elle avait enfilé ce matin. Celui-ci se limitait désormais à un short moulant et un décolleté vertigineux rappelant vaguement l’uniforme de police, qui dévoilait le haut de ses mamelons. Une paire de menottes brillantes pendaient à sa ceinture en cuir, et toutes les autres armes et gadgets avaient disparu.

-Ok, je ne sais pas comment vous avez fait ça, mais vous n’avez pas idée à quel point vous êtes dans la merde. Les mains derrière la tête. Tout de suite !

-C’est quoi, un genre de jeu sexuel ? s’enquit John innocemment.

-La ferme, je vais…qu’est-ce que c’est que ce bordel.

La policière avait commencé à marcher en direction de John, mais se rendit compte qu’elle ne parvenait pas à marcher normalement. Au lieu de ça, elle roulait des hanches comme si elle marchait dans un défilé de mode. John fit un pas de côté et au lieu de l’attraper comme elle en avait l’intention, son nouveau jouet le dépassa et tortillant du cul comme une ado en chaleur.

-Arrêtez-ça ! Je vous préviens !

À peine avait-elle prononcé ces paroles qu’elle se jeta au sol, ou elle se mit à marcher à quatre pattes en direction de John, son décolleté laissant admirer sa poitrine. John s’approcha d’elle et défit le chignon qui lui maintenait les cheveux en place, laissant sa chevelure tomber naturellement le long de son visage.

-Arrêter quoi ? Tu ne fais que ton travail !

Tandis que son corps, comme animé d’une volonté propre, continuait à adopter des poses plus suggestives les unes que les autres, la policière lui jeta un regard d’incompréhension. John poursuivit :

-Quoi ? Tu crois vraiment que la police allait engager une belle nana comme toi pour mettre des PV et régler la circulation ? Bien sûr que non. Tu es une strip-teaseuse, c’est tout ! Tu aimes enfiler un déguisement sexy de policière, mais tu ne rêves que d’une chose, c’est de pouvoir l’enlever sur scène.

La policière ouvrit la bouche pour protester, mais aucun son ne sortit de sa bouche. John vit son regard devenir vitreux alors pendant que les paroles qu’elle venait d’entendre devenaient réalité. Quand elle croisa à nouveau le regard de l’homme qu’elle voulait arrêter quelques instants plus tôt, toute trace de peur et de colère avait disparu.

-Envie de voir le spectacle de ta vie, beau gosse ? susurra-t-elle avec un regard langoureux dans sa direction.

-Pas ici. Suis-moi.

Une heure plus tard, John avait rejoint le club de strip-tease le plus proche. Il était un habitué des lieux et le propriétaire l’accueillit avec une accolade chaleureuse.

-John, mon ami ! Qu’est-ce que tu m’apportes de beau, cette fois ?

John Doe observa les lieux d’un œil amusé et s’attarda sur la scène, sur laquelle cinq strip-teaseuses dansaient les seins à l’air autour d’une barre en métal. John les connaissait bien car c’est lui-même qui les avait amenées ici. Elles étaient toutes là : de la militante féministe qui lui avait collé une pétition sous le nez à la sortie du métro à la bonne sœur qui avait milité pour la fermeture de l’établissement, en passant par l’ancienne maire de la ville qui avait décidé d’augmenter ses impôts. Chaque fois, John était entré avec elles, avant de ressortir, un peu plus tard, seul mais les poches pleines de billets.

-Observe et admire !

D’un geste de la main, il désigna l’ex-policière qui se tenait derrière son dos en se balançant d’un pied à l’autre, brûlant visiblement d’envie de monter sur la scène avec les autres femmes. Le propriétaire hocha la tête d’un air appréciateur.

-Joli.

-J’ai tout sécurisé autour d’elle, comme pour les autres. Personne ne se souvient d’elle. Personne ne viendra la chercher. Elle n’a pas d’amis, pas de famille, pas d’activités, rien en dehors de son métier de strip-teaseuse.

-Combien ? demanda le proprio.

-Pour dix mille euros, elle est à toi.

-Cinq mille.

-Huit mille.

Après une brève hésitation, le propriétaire sourit et tendit la main en direction de John. Ce dernier s’empressa de la serrer.

-Vu ce que les autres me rapportent, c’est une affaire. Elle faisait quoi dans la vie avant de te rencontrer ?

-Quelle importance ? fit John en haussant les épaules. Elle-même ne s’en souvient plus.

-Pas faux, soupira le propriétaire. Bon, ma jolie, tu peux déjà…mais où elle est passée ?

Les deux hommes regardèrent en direction de la scène et y virent l’ancienne policière se déhancher au rythme de la musique comme si sa vie en dépendait. Elle retira son haut, dévoilant ses seins fermes. La rumeur d’approbation qui monta du public indiquait que cette nouvelle arrivée était très appréciée.

-Une vraie professionnelle, s’esclaffa le gérant. Je sens qu’elle va se plaire ici. Tu reviens quand tu veux, l’ami.

Prochaine recrue ?

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