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Chapter 2 by Teyla Teyla

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Chapitre 7 - réception

A 7 heure du matin de nouveau des serviteurs, nous réveillèrent en distribuant sept coups de cravache sur nos corps endormis, je notais que c'était moins virulant que la veille ou alors je m'habituais, mais la réaction des autres filles fut aussi moins survoltée.

Les coups s’achevèrent dans un claquement sec. Je sentis mes paupières trembler, encore alourdies par le sommeil volé, tandis que mes doigts se crispaient sur le sol de pierre froid. Une fille, à ma gauche, étouffa un gémissement en se redressant, ses cheveux emmêlés collés à sa nuque par l’humidité de la nuit.

un garde qui admirait nos formes nues nous ordonna

  • allez prendre vos douches.

Je me levai lentement, chaque muscle endolori protestant sous l’effort, tandis que la pierre humide imprimait ses marques sur mes genoux. L’air froid du couloir nous enveloppa aussitôt, faisant frissonner ma peau nue. À ma droite, une fille aux côtes saillantes vacilla avant de se redresser, ses mains tremblantes effleurant les stries rouges laissées par la cravache.

Nous fumes reliées par nos collier avec une chaînette je me retrouvais derrière la soeur d'Alain avec ses cheveux rasés et devant Chienne prime, les serviteurs nous menèrent dans les couloirs luxueux de style 18e.

La chaînette tira légèrement contre mon collier lorsque nous nous mîmes en marche, son métal froid frôlant ma clavicule à chaque pas. Devant moi, la nuque rasée de la sœur d'Alain portait encore les traces violacées des doigts qui l'avaient saisie la veille. L'odeur de cire et de pierre humide se mêlait au parfum entêtant des huiles dont on enduisait les boiseries, une senteur d'orange amère et de muse qui tournait la tête.

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Nous descendions dans un escalier au sous-sol nous aboutissions dans des douches communes sous le regarde de nos gardes.

  • prenez des gants de crin et des savons, puis lavez vous mutuellement, vous vous sècherez après avec les serviettes au mur, faites ça de manière sensuelle pour notre plaisir, si c'est mal fait vous serez punies.

Les gants de crin rugueux glissèrent entre mes doigts engourdis tandis que je saisis le savon noir dont l'odeur âcre piqua mes narines. Chienne Prime se plaça devant moi, sa peau marbrée de frissons sous le jet d'eau glacée qui ruisselait déjà le long de ses omoplates saillantes. Un garde croisa les bras, son sourire épais suivant le mouvement de mes mains quand je commençai à frotter le dos de ma compagne, faisant mousser le savon en cercles lents qui soulevaient la crasse et les peaux mortes.

La texture abrasive du gant me brûla les paumes tandis que je suivais les courbes de son dos, pressant juste assez pour faire rougir la peau sans la déchirer. Un filet d'eau sale coula le long de sa colonne vertébrale, emportant des particules grises dans le caniveau. Chienne Prime retint son souffle quand mes doigts effleurèrent une ecchymose fraîche sur ses côtes, sa cage thoracique se soulevant sous ma paume comme un oiseau blessé.

  • n'oubliez pas vos vagins,

La voix rauque du garde résonna contre les murs carrelés, se mêlant au crépitement des jets d’eau glacée. Mes doigts, déjà rougis par le gant de crin, hésitèrent un instant avant de descendre le long du ventre creux de Chienne Prime. Sa peau frémit sous mon toucher, les muscles de son abdomen se contractant en une réflexe de pudeur brisée depuis longtemps.

les gémissements des autres filles s'élevèrent à la fois de plaisir et de douleur tirés par ses gants de crins qui n'épargnaient en aucune manière les parties les plus intimes.

Le souffle du garde se coupa alors que ses bottes raclaient le carrelage mouillé, son ombre s’étirant sur la silhouette tremblante de Chienne Prime. Mes doigts, toujours enveloppés dans les fibres rugueuses du gant, descendaient — chaque crête du crin laissant de légères traînées roses sur une peau encore sensible des punitions d’hier. Le savon glissa entre nous, sa mousse devenant grise en se mêlant aux résidus de sueur séchée et de vieilles blessures.

Une inspiration brusque s’échappa des lèvres de Chienne Prime alors que je descendais la mousse, les muscles de ses cuisses se tendant sous mon toucher, un grognement sourd lui échappa lorsque le gant de crin effleura son entrejambe, ses doigts se crispant sur mes épaules comme des serres. La mousse tourbillonnait dans la lumière crue des néons, mêlant des bulles propres aux traînées brunâtres qui coulaient le long de ses cuisses. Je sentis sous mes doigts les cicatrices anciennes, ces reliefs de chair durcie qui ourlaient son pubis rasé - chaque marque racontant une nuit où les gardes avaient jugé son lavage insuffisant.

Les doigts crispés dans les poils rudes du gant, je sentis sa chair se contracter sous chaque mouvement circulaire, la mousse se teintant de rose pâle là où la peau trop frottée cédait. Un filet d'eau glacée glissa entre nos corps, emportant des traînées de savon.

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Les lèvres de Chienne Prime se retroussèrent en un rictus silencieux lorsque le gant de crin frotta plus profondément, ses ongles s’enfonçant dans ma chair comme pour y ancrer sa dignité.

Une sonnerie retentit, les gardes nous signalèrent.

  • vous avez un quart-d'heure pour vous sécher et vous rendre dans la salle des audiences.

La sonnerie stridente résonna encore dans mes oreilles tandis que l’eau glacée continuait de ruisseler sur mes épaules. Chienne Prime se détacha de moi d’un mouvement brusque, laissant des marques de doigts blanchâtres sur mes bras où elle s’était accrochée. Les serviettes accrochées au mur sentaient le lin.

Je saisis une serviette d’un geste mécanique, ses fibres rêches grattant ma paume encore brûlante du gant de crin.

L’air froid me mordait la peau humide tandis que je suivais les autres, la chaîne de nos colliers cliquetant doucement à chaque pas. Chienne Prime haletait devant moi, ses épaules nues luisant encore sous les néons vacillants. Le bruit des bottes des gardes résonnait sur le sol de pierre, leurs ombres s’étirant et se déformant sur les murs.

L’un d’eux se retourna brusquement, sa main gantée me saisissant la mâchoire et me forçant à lever les yeux. Son pouce s’enfonça dans le creux de mon menton, là où le collier avait laissé une marque vive et douloureuse.

« Plus vite », grogna-t-il.

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