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Notre avenir

Chapter 2 by drimmeur drimmeur

- Donc, on va devenir quoi, maintenant ?, je lui demande après notre câlin.

- Moi ? J'ai pas de taf, donc je vais juste vivre ma vie et expérimenter. Toi, c'est à toi de voir ce que tu veux faire, avec la fac et tout.

Évidemment. Ce n'est pas une invention - bien qu'efficace soit-elle - de Léa qui allait me faire quitter l'université. J'ai un master à obtenir, et, dans l'instant T, je ne sais pas comment cet ondulateur pourrait m'aider. D'autant plus qu'il reste dans ses mains.

- Je dois y rester. Sauf si t'as trouvé le moyen d'avoir le diplôme dès maintenant.

- J'y réfléchirai. T'es libre jusqu'à quelle heure ?

- J'ai toute la journée.

- On va chez moi ?

Je la suis chez elle, à seulement une rue du parc où on était. Elle s'affale sur son canapé.

- Donne moi des idées de trucs à faire, steuplait. C'est fou. J'ai un pouvoir immense dans ma poche, et je suis juste blasée.

- J'en sais rien, moi. Tu peux t'infiltrer dans un truc privé.

- Nan mais, de vraies dingueries.

- Le palais présidentiel.

Elle me regarde avec un sourire vicieux.

- Ça, je préfère.

Je rajoute :

- Et comme ça, ça permettra de tester si ton boîtier est pas déjà une technologie connue. Si c'est le cas, c'est bien là qu'elle serait le plus détectable.

Elle écarquille ses yeux.

- Ça me fait un peu peur, d'un coup.

- Eh, tu voulais pas te jeter dans le grand bain ?

- Si, si, t'as raison...

On prend nos affaire et sort dehors. Pendant un instant, on réfléchit à la manière d'y aller. Normalement, on aurait pris le métro ; mais là, on s'est dit que c'était une meilleure idée de prendre un taxi, puis d'en sortir sans payer. On attendu alors pendant quelques minutes, puis on héla le premier qui vint. C'était un homme, la quarantaine, chauve qui conduisait. On lui donna notre direction, et commençait à rouler.

Me vint alors une réflexion. Je chuchote alors à Léa :

- Si on est censé ne pas perturber ce mec avec l'ondulateur, pourquoi il honore nos demandes ? Pareil pour les serveurs au restaurant.

- Parce que nos demandent ne sortent pas de l'ordinaire. On est des clients comme les autres. Mais regarde.

Elle crie. Le chauffeur ne se retourne pas. Elle se pense vers son siège.

- Vous avez entendu ?

- Mmmh ? Quoi ?

Il semble ne pas du tout avoir remarqué le cri strident de Léa. Je décide d'y aller plus franco :

- Sortez votre pénis, s'il vous plaît, monsieur.

En tenant le volant d'une main, il défait sa ceinture, ouvre sa braguette, baisse son boxer et fait dépasser son flasque sexe au repos. Léa me regarde d'un air abasourdi.

- Ce... C'était pas censé se passer comme ça. À vrai dire, je l'avais jamais essayé, mais, c'était pas ce que j'imaginais. Je pensais que le sujet n'allait pas réagir face à ce genre de demande. Mais, c'est plutôt une bonne nouvelle.

- Pourquoi ?

Son visage reprend des couleurs et un grand sourire se forme.

- Primo : Ça veut dire qu'on a beaucoup à découvrir encore. Secondo : On va pouvoir baiser. Beaucoup baiser.

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