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Chapter 5 by Teyla Teyla

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nuit troublée

je lisais les documents, je découvrais des terme que je ne connaissais pas poneygirl, shibari, ondinime, ... je regardais mon téléphone portable qui me donnait des informations qui m'étonnaient à chaque terme consulté, surtout les images, je voyais que la proposition de salaire, était lié à une acceptation totale, chaque restriction le diminuait, les primes étaient belles mais le prix à payer pour les obtenir me firent frémir.

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La discipline demandée impliquait une liste impressionnante de contraintes, positions de soumission, ne pas regarder dans les yeux, ne parler que quand on nous l'ordonnait, ne pas hésiter à la moindre instruction, les sanctions afférentes à tout manquement me terrifiaient mais aussi me laissait haletante.

Mes doigts laissèrent échapper une page du contrat, qui tomba en silence sur le drap avec la légèreté d’une feuille morte. Un frisson me parcourut l’échine tandis que mes yeux s’attardaient sur une clause particulièrement troublante : « Article 14 : La soumission totale inclut l’abandon du droit de refuser tout ordre, quelle qu’en soit la nature, après la signature. »

je voyais l'incitation à dénoncer les fautes des autres avec des primes, la possibilité de dire une faute que j'avais commise permettait une sanction moindre, l'obligation de pratiquer des sports pour améliorer ma condition physique 3 fois par semaine.

Il était tard quand je lisais les dernières lignes ma nuit fut agités par des cauchemars ou des fantasmes, je ne saurais dire.

Les premières lueurs de l’aube glissaient entre les lourds rideaux de velours, striant le contrat d’ombres mouvantes. Je me surpris à caresser du bout des doigts la clause la plus troublante, comme si mon corps devinait déjà la trahison de mon esprit. Un coup sec à la porte me fit sursauter—trois impacts nets, suivis du froissement d’une robe contre le bois.

"Tu es réveillée?" murmura Lydia à travers la porte, sa voix aussi douce que le cliquetis des chaînes dans la salle de l’Inquisition.

- oui répondis d'une vois pateuse.

elle ouvrit et entra avec un plateau sur se trouvait un petit déjeuner copieux digne d'un palace.

- profite ce sera le dernière fois que tu seras servit ainsi ce sera plutôt toi qui le servira.

Lydia posa le plateau sur la table de chevet avec une précision chirurgicale, ses ongles vernis de noir frôlant la porcelaine comme des serres recouvertes de soie. L'odeur du café frais se mêla au parfum de son cuir, un mélange enivrant qui fit vibrer mes narines.

"Tu as bien dormi ?" demanda-t-elle en inclinant la tête, ses boucles d'ébène glissant sur son épaule comme un rideau s’ouvrant sur une scène interdite.

Elle posa son plateau sur ma table de chevet, et se jeta à côté de moi, en me souriant alors que je trouvais décidément sa tenue de soubrette indécente mais bon vu l'activité rien d'étonnant.

- pfiu deux client m'ont déjà prise ce matin, elle glissa un doigt entre ses cuisses, lécha un liquide qui coulait le long de ses cuisses, tu as une mine fatiguée ce sont les contrats qui provoquent ça oui ça ma fait ça aussi mais n'oublie pas la clause 7 : une employé doit avoir au moins 7 heures de sommeil sauf instruction contraire, j'ai oublié une fois j'ai pas aimé du tout la punition.

La langue de Lydia effleura ses doigts d'un mouvement lent et délibéré, ses yeux sombres fixés sur les miens tandis que son goût persistait entre nous. Le matelas s'affaissa sous son poids lorsqu'elle se rapprocha, l'odeur de sueur et de cuir m'enveloppant comme une fumée.

« Regarde-moi », murmura-t-elle en tapotant mon menton de ses doigts humides, forçant mon regard à se lever. Son pouce caressa ma lèvre inférieure, collante et légèrement salée. « Tu trembles. C'est bien. La peur, c'est juste du désir qui n'a pas encore trouvé sa forme. »

La tasse de porcelaine tinta lorsque je pris le café, mon pouls battant la chamade.

La tasse en porcelaine tinta lorsque je pris le café, le cœur battant la chamade. Le sourire narquois de Lydia s'accentua lorsque mes doigts me trahirent : une goutte brûlante éclaboussa le bord du contrat, le liquide s'étalant sur le papier comme une tache de sang sur un parchemin.

« Attention », murmura-t-elle en attrapant mon poignet avec une précision soudaine. Sa poigne était froide et ferme, le vernis noir de ses ongles contrastant fortement avec ma peau rougeoyante. « Tu ne voudrais pas gâcher ta seule chance de t'en sortir avant même d'y avoir goûté. »

Son souffle effleura mes jointures tandis qu'elle ramenait elle-même la tasse à mes lèvres, l'inclinant juste assez pour que je n'aie d'autre choix que de siroter ou de renverser.

- bon garde ce contrat pour toi, ce sera ton exemplaire sinon tu seras punie.

Quand je finis ma tasse, elle se mit à me donner du raisin, elle était vraiment tentatrice sachant jouer avec sa tenue de soubrette, ses mimiques, et sa gestuelle, elle savait quoi faire pour tenter ses clients ou clientes.

- tu aimes vraiment ça, mais jusqu'où ?

- je sais pas j'ai parfois perdu conscience mais rien qui m'ait donné envie d'arrêter.

Lydia retira ses doigts de ma bouche avec un petit claquement humide, laissant derrière eux un goût métallique et une promesse trouble. Ses yeux mi-clairs m’enveloppaient comme des cordes de soie, calculant chaque frémissement de mes cils, chaque battement trop rapide de mes carotides.

Elle en penchant la tête, sa collerette de dentelle crissant contre sa gorge. Elle attrapa un raisin entre ses dents, le maintenant en équilibre sur sa lèvre inférieure avant de poser ses lèvres contre ma bouche relâchant le raisin.

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Le fruit éclata entre nos bouches, sa pulpe sucrée se mêlant au goût de son rouge à lèvres. Ses dents me mordillèrent la lèvre inférieure, pas assez pour faire mal, juste assez pour que mon souffle se bloque.

« Tu vois ? la vie c'est ça un mélange de sucré/salé quand tu apprends à les aimer autant l'un que l'autre ça devient un régal » murmura-t-elle contre ma bouche, ses mots empreints d’une douceur vénéneuse.

Mes doigts se crispèrent sur le bord de la table lorsque sa main glissa le long de ma nuque, ses ongles traçant des lignes de feu sur ma peau moite. Le raisin écrasé coulait sur mon menton, collant comme du miel empoisonné, et je sentis sa langue le suivre avec une lenteur calculée.

- par contre je suis désolée si tu commets une erreur je devrait te dénoncer, pas que pour la prime mais aussi parce que je suis un peu sadique en plus d'être totalement masochiste, et j'aimerais tellement voir comment tu vibres sous le fouet, car la dénonciatrice applique la punition, elle caressa mes cheveux roux, ma joue, j'étais haletante, elle sourit en se rendant compte que ses mots me troublaient, m'excitaient.

"Tu es déjà si douce pour une débutante," murmura Lydia en enroulant une mèche de mes cheveux autour de son doigt, tirant juste assez pour faire naître une douleur aiguë qui se dissipa en frissons dans ma nuque. Ses ongles glissèrent le long de ma tempe, laissant derrière eux une traînée de chair de poule. "Mais la douceur, ici, c'est comme le sucre sur tes lèvres, trop en manger et tu finiras par en être malade."

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