Want to support CHYOA?
Disable your Ad Blocker! Thanks :)

Chapter 13 by Bimbo_Slut Bimbo_Slut

What's next?

LA DÉPENDANCE

Le miroir était devenu mon meilleur ami et mon pire ennemi.

Je passais des heures devant lui chaque jour. Pas pour pleurer sur ce que j'étais devenue, comme au début. Mais pour... m'admirer. Pour me maquiller parfaitement. Pour trouver les meilleurs angles. Pour m'assurer que chaque détail était impeccable.

C'était malade. Je le savais. Mais je ne pouvais pas m'arrêter.

« Genre, est-ce que mes yeux sont assez brillants ? » ai-je demandé à Chloé un matin. « Le fard à paupières rose, c'est trop ou pas assez ? »

« T'es magnifique, babe », a-t-elle répondu. « Comme toujours. »

Son compliment m'a remplie de chaleur. J'ai souri, satisfaite. Puis immédiatement, une vague de dégoût envers moi-même.

Quand avais-je commencé à avoir besoin de validation constante ? Quand étais-je devenue cette créature pathétique qui vivait pour les compliments ?

Mais je connaissais la réponse. Ça avait été progressif. Des mois de conditionnement. Des mois où le seul plaisir, la seule récompense, venait de l'approbation d'Alexandra ou des autres.

« Tu es belle aujourd'hui, Lexi. » → Bonheur intense.

« Ta démarche n'est pas assez féminine. » → Tristesse et honte.

Mon estime de moi dépendait entièrement de l'opinion des autres maintenant. Je n'existais qu'à travers leur regard.

Et ça empirait. Chaque jour, je devenais plus accro.

Un après-midi, Alexandra a reçu la visite d'une amie. Une femme élégante nommée Valérie. Elles parlaient dans le salon pendant que je servais le thé, silencieuse et souriante comme une bonne petite bimbo.

Mais quand Valérie a complimenté Alexandra sur sa nouvelle robe, quelque chose de noir a tordu mon estomac.

Jalousie.

J'étais jalouse qu'Alexandra accorde de l'attention à quelqu'un d'autre. Qu'elle sourie à quelqu'un d'autre. Qu'elle parle à quelqu'un d'autre.

C'était absurde. Malade. Alexandra était ma tortionnaire, ma geôlière. Pourquoi diable serais-je jalouse ?

Mais je l'étais. Parce qu'elle était aussi devenue le centre de mon univers. La source de toute validation. La personne dont l'approbation faisait la différence entre bonheur et malheur.

J'étais devenue dépendante d'elle. Émotionnellement, psychologiquement. Complètement.

« Lexi », a appelé Alexandra. « Viens ici. »

J'ai obéi immédiatement, me plaçant à côté d'elle. Sa main a caressé mon bras et j'ai ressenti cette chaleur familière. Son toucher était devenu addictif.

« Valérie, je te présente Lexi. Mon petit projet. »

« Enchantée », a dit Valérie en me regardant de haut en bas. « Alexandra m'a beaucoup parlé de toi. Tu es vraiment... spectaculaire. »

« Genre, merci trop ! » ai-je gloussé automatiquement.

Alexandra a souri, satisfaite de ma performance. Et cette satisfaction m'a remplie de fierté.

Voilà où j'en étais. Fière de jouer parfaitement le rôle d'une bimbo écervelée.

Les semaines suivantes, Alexandra a commencé à m'inclure dans sa vie sociale. Pas comme une égale, bien sûr. Comme un... accessoire. Un animal de compagnie bien dressé qu'on exhibe.

Soirées privées dans des appartements luxueux. Une dizaine d'invités élégants buvant du champagne et discutant d'art, de politique, d'affaires.

Et moi, circulant en micro-jupe et crop-top moulant, servant les boissons, souriant stupidement, ignorant les regards lubriques et les commentaires condescendants.

« Quelle jolie serveuse. »

« Elle est à toi, Alexandra ? »

« Mon Dieu, regarde ces seins. »

Chaque commentaire aurait dû me humilier. Et ils le faisaient. Mais il y avait aussi quelque chose d'autre. Une satisfaction tordue d'être remarquée. Désirée. Admirée, même si c'était de la manière la plus dégradante possible.

Le conditionnement avait fait son travail. Mon estime de moi dépendait maintenant de mon apparence et de ma capacité à plaire. Être ignorée était pire que d'être objectifiée.

Lors d'une de ces soirées, un homme d'une cinquantaine d'années nommé Philippe a commencé à me toucher. D'abord subtilement. Une main sur le bas de mon dos quand je servais son verre. Puis plus ouvertement. Une main sur ma hanche. Sur mes fesses.

Au début, je me suis raidie. Alexandre aurait repoussé cette main violemment. Aurait remis cet homme à sa place.

Mais Lexi ? Lexi a juste souri. A continué à servir. A laissé faire.

Parce que résister aurait causé une scène. Aurait déplu à Alexandra. Et déplaire à Alexandra était devenu impensable.

Philippe est devenu plus audacieux. Ses mains explorant ouvertement mon corps. Ses commentaires devenant explicites.

« Tu es tellement sexy, ma belle. Ces seins... j'aimerais tellement les toucher. »

Et il l'a fait. Devant tout le monde. Sa main palpant mes seins à travers mon top. Je tremblais, les larmes menaçant de couler. Mais je continuais à sourire.

Alexandra observait depuis l'autre côté de la pièce. Elle ne faisait rien pour m'aider. Elle souriait même légèrement.

C'était un test. Je le savais. Un test de ma soumission. De mon acceptation.

« Genre, merci », ai-je murmuré à Philippe, ma voix fausse et aiguë cachant la panique à l'intérieur.

Après la soirée, dans la voiture, Alexandra a dit :

« Tu as très bien fait ce soir, Lexi. Je suis fière de toi. »

Ces mots. Ces mots simples ont fait fondre toute la douleur et l'humiliation. J'ai souri, les larmes coulant maintenant librement.

« Merci, Maîtresse. J'ai tellement peur de te décevoir. »

« Je sais, ma chérie. Mais tu ne me déçois jamais. Tu es parfaite. »

Parfaite. Moi. Cette chose pathétique qui laissait des étrangers la tripoter. Parfaite.

Et je voulais le croire. J'en avais besoin.

Puis est venu le soir qui a tout changé.

Alexandra a organisé un dîner intime. Juste elle, moi, et un homme qu'elle a présenté comme Thomas. Grand, séduisant, dans la quarantaine.

« Thomas est un vieil ami », a expliqué Alexandra. « Très intime. »

Pendant le dîner, je servais comme d'habitude. Mais la tension dans l'air était différente. Plus lourde. Plus intentionnelle.

« Lexi est magnifique », a dit Thomas. « Vraiment exceptionnelle. »

« Merci », a répondu Alexandra. « J'ai travaillé dur pour la rendre ainsi. »

« Je n'en doute pas. » Ses yeux me déshabillaient ouvertement. « Elle est aussi... disponible ? »

Mon cœur s'est arrêté. Non. Elle n'oserait pas.

« Pour toi ? Bien sûr. » Alexandra a souri. « Lexi, montre à Thomas à quel point tu es reconnaissante pour son attention. »

Je suis restée figée. Mon esprit hurlait. Mon corps tremblait.

« Lexi », a répété Alexandra, sa voix prenant un ton d'avertissement. « Obéis. »

Le conditionnement a pris le dessus. Mes jambes ont bougé automatiquement. Je me suis approchée de Thomas.

« Genre... qu'est-ce que vous voulez que je fasse ? » ai-je murmuré.

« Embrasse-moi. »

Les larmes montaient mais je les ai retenues. J'ai souri. Me suis penchée. Ai pressé mes lèvres volumineuses contre les siennes.

Son baiser était agressif, possessif. Sa main a immédiatement trouvé mes seins, les palpant à travers mon top. Je tremblais violemment mais ne résistais pas.

« Chambre », a ordonné Alexandra.

Je les ai suivis, mes jambes fonctionnant mécaniquement. Mon esprit était devenu blanc. Un mécanisme de défense. Ne pas penser. Ne pas ressentir. Juste obéir.

Dans la chambre, Alexandra s'est assise sur une chaise dans le coin. Observatrice. Spectatrice de ma destruction finale.

Thomas m'a déshabillée rapidement. Ses mains sur mon corps. Ses lèvres sur mon cou, mes seins, partout.

« Mon Dieu, tu es incroyable », murmurait-il. « Tellement sexy. »

J'étais allongée sur le lit maintenant. Lui au-dessus de moi. Et je savais ce qui allait se passer.

« Maîtresse, s'il te plaît », ai-je supplié une dernière fois, regardant Alexandra. « S'il te plaît, ne me fais pas ça. »

« Tu peux le faire, Lexi », a-t-elle répondu doucement. « C'est le dernier pas. Après ça, tu seras complètement libre. Complètement Lexi. »

« Mais je ne veux pas... »

« Si, tu veux. Ton corps le veut. Laisse-toi aller. »

Thomas m'a pénétrée. La douleur était immense malgré les mois de training anal. Ce n'était pas un plug. C'était un homme. Réel. En moi.

J'ai crié. Pleuré. Mes mains agrippant les draps.

« Chut, ma belle », murmurait Thomas. « Détends-toi. »

Il bougeait, lentement d'abord puis plus vite. La douleur diminuait progressivement, remplacée par... autre chose.

Cette sensation troublante que j'avais découverte lors de mon premier orgasme prostatique. Le plaisir de la pénétration. Profond, diffus, féminin.

Non. Non, je ne pouvais pas aimer ça. Impossible.

Mais mon corps réagissait. Mes gémissements devenaient moins de douleur et plus de... plaisir ? Confusion ? Je ne savais plus.

« Voilà », encourageait Alexandra depuis son siège. « Laisse-toi aller, Lexi. Embrasse ce que tu es. »

Thomas accélérait. Ses mains sur mes hanches, tirant mon corps contre le sien. La stimulation de ma prostate créait des vagues de sensation.

Et puis, honteusement, terriblement, j'ai joui. Sans toucher ma verge toujours dans sa cage. Juste de la pénétration. Mon corps tremblant, des sons aigus s'échappant de ma gorge.

Thomas a fini peu après, se retirant. Je suis restée allongée, brisée.

Il s'est rhabillé, a remercié Alexandra, et est parti. Comme si je n'étais qu'un objet qu'il avait utilisé.

Alexandra s'est approchée du lit. A caressé mes cheveux pendant que je pleurais silencieusement.

« Je sais que c'est difficile », a-t-elle murmuré. « Mais tu as franchi la dernière barrière. Tu as été complètement pénétrée. Utilisée. Et ton corps a réagi. A apprécié. »

« Qu'est-ce qui m'arrive ? » ai-je sanglot. « Je ne me reconnais plus. Je... j'ai joui. J'ai joui pendant qu'un homme me... Comment c'est possible ? »

« Parce que tu n'es plus Alexandre. Tu es Lexi. Complètement. Ton corps, ton esprit, tes désirs. Tout a été transformé. »

Elle avait raison. Je le savais. Alexandre n'aurait jamais, jamais pu jouir de ce qui venait de se passer. Mais Lexi ? Lexi avait été conditionnée, modifiée, brisée et reconstruite pour exactement ça.

« Il reste deux mois », a dit Alexandra. « Deux mois avant la fin de notre accord. D'ici là, tu seras parfaite. Ma création parfaite. »

Cette nuit-là, seule, j'ai écrit dans mon journal d'une main tremblante :

« Aujourd'hui, j'ai été violée. Non, ce n'était pas techniquement un viol parce que j'ai obéi. Mais je ne voulais pas vraiment. Pourtant mon corps a réagi. A joui. Qu'est-ce que ça fait de moi ? »

« Je ne sais plus qui je suis. Quand je pense à moi, je pense automatiquement 'Lexi'. Je me vois comme une femme. Je réagis comme une femme. Je jouis comme une femme. »

« Alexandre est mort. Vraiment mort. Il ne reste que Lexi. Et Lexi est pathétique. Dépendante. Soumise. Accro à l'attention et à la validation. »

« J'ai peur de ce que je deviendrai dans deux mois. Mais j'ai encore plus peur de découvrir que je le suis déjà devenue. »

J'ai fermé le journal. Mon reflet dans le miroir me regardait. Une blonde platine aux seins énormes, lèvres pulpeuses, maquillage parfait même après les larmes.

Lexi.

C'était tout ce que j'étais maintenant. Tout ce que je serais jamais.

Et la partie la plus terrifiante ? Une petite voix dans ma tête murmurait que peut-être, juste peut-être, ce n'était pas si terrible.

Peut-être qu'être Lexi était plus facile qu'être Alexandre.

Peut-être que la soumission était moins douloureuse que la lutte constante.

Peut-être qu'Alexandra avait raison depuis le début.

Cette pensée m'a terrifiée plus que tout ce qui s'était passé jusqu'à présent.

Parce que si je commençais à croire ça, alors j'étais vraiment perdue.

What's next?

More fun
Want to support CHYOA?
Disable your Ad Blocker! Thanks :)