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Chapter 20 by Alicexxyyxxdream Alicexxyyxxdream

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Partie 20 : Les Deux Mois d’Incertitude Quotidienne

Les deux mois qui suivirent s’écoulèrent dans une routine étrange, presque hypnotique, où chaque jour ressemblait au précédent sans qu’aucun événement majeur ne vienne briser le rythme. Alice vivait dans une bulle d’incertitude constante, centrée autour des cours de Moreau – son professeur principal, celui qui dictait la majorité de ses horaires. Il avait Moreau tous les jours : parfois en grand amphithéâtre bondé, parfois en séminaire plus intime avec une trentaine d’étudiants. Et chaque matin, en enfilant ses vêtements (ces tissus spéciaux pour sous-humains, conçus pour se déchirer facilement lors des punitions mais se réparer tout aussi vite avec quelques points ou une couture simple), Alice sentait son estomac se nouer. La clochette de son collier tintait doucement quand il ajustait son pull ou son jean, un rappel incessant qu’il n’était plus maître de rien.La règle était claire dans son esprit, même si elle restait floue dans ses contours : les cours publics de Moreau – amphi ou séminaire – étaient toujours à risque. Le professeur pouvait décider, à n’importe quel moment, de le piéger. Pas de limite hebdomadaire, pas de minimum. Un jour, rien. Le lendemain, tout. Alice ne savait jamais. Il entrait en salle le cœur battant, choisissant parfois un siège au fond, parfois au milieu pour ne pas attirer l’attention par une fuite évidente. Il prenait des notes avec application, répondait quand on l’interrogeait (souvent correctement, car il restait brillant malgré tout), mais chaque silence de Moreau, chaque regard posé sur lui, le faisait frissonner.Certains jours, le cours se passait sans incident. Moreau enseignait avec sa passion habituelle, expliquant les théories complexes de l’éducation disciplinaire, citant Piaget ou Skinner, et Alice écoutait, absorbé malgré lui. Il aimait toujours ces moments – cette partie intellectuelle qui le faisait se sentir vivant. À la fin, il sortait soulagé, les vêtements intacts, la clochette tintant calmement.D’autres jours, le piège tombait sans prévenir. Un simple « Alice, au tableau » suffisait. Une question anodine, une prétendue erreur, et tout basculait. Les vêtements se déchiraient facilement sous les mains de Moreau ou des étudiants, le laissant nu en quelques secondes. Suivait l’utilisation publique : démonstration brutale ou collective, selon l’humeur pédagogique du jour. Alice se débattait moins qu’avant – sa timidité et sa maladresse le poussaient encore à des tentatives de fuite ridicules (se cacher derrière le bureau, supplier à voix basse), mais il finissait toujours par céder, le corps réagissant malgré les larmes. Les étudiants, habitués, profitaient ; la clochette tintait à chaque mouvement forcé.Et presque systématiquement, quand il y avait eu utilisation publique, Moreau le retenait après le cours. La salle se vidait, les étudiants partant avec des rires étouffés, laissant Alice seul avec le professeur. Alors commençait le « cours particulier ». Moreau le faisait s’asseoir – ou s’agenouiller – et lui expliquait calmement les subtilités de la leçon du jour, commentant sa performance, louant son intelligence cachée. « Tu comprends mieux que quiconque, Alice. C’est pour ça que tu es irremplaçable. » Puis, inévitablement, venait la « faveur sexuelle » : une fellation lente, une pénétration contre le bureau, ou simplement Alice utilisé comme repose-pieds pendant que Moreau corrigeait des copies. Moreau était plus doux en privé, presque affectueux – une main dans les cheveux, un câlin à la fin, des mots qui sonnaient comme ceux d’un père de substitution : « Tu as bien travaillé aujourd’hui. Repose-toi. » Alice, confus, recevait cette affection avec une gratitude mêlée de honte, blotti un instant contre lui avant de se rhabiller.Les vêtements, eux, ne posaient jamais problème. Conçus pour les sous-humains, ils se déchiraient sans résistance mais se réparaient en quelques minutes : un fil spécial, une couture rapide faite par Nicolate le soir même, ou simplement en les laissant "reposés" – le tissu se reformait presque seul aux endroits déchirés. Alice finissait par s’y habituer, comme à tout le reste.Le trio l’escortait toujours, alternant selon les jours. Ils l’attendaient à la sortie, le prenaient dans leurs bras, le ramenaient à la maison pour un « débrief » intime. Certains soirs, ils étaient tendres, le couvrant de caresses et de bains chauds. D’autres, ils le poussaient à revivre la journée en détail, l’utilisant pendant qu’il racontait. Ou ils mélangeaient tout : baisers doux entre deux fessées, insultes murmurées comme des mots d’amour. Alice rentrait épuisé, mais enveloppé dans leur présence constante – jamais seul, toujours au moins trois dans l’appartement.Les week-ends étaient plus calmes : cosplay imposés, jeux à la maison, sorties rares où il était tenu en laisse discrète. Alice étudiait dans son refuge, à genoux sur le tapis, les bras dans le dos quand il ne écrivait pas. Il progressait dans ses cours, brillant en secret, mais l’incertitude de Moreau planait toujours – ce risque quotidien qui le maintenait en haleine, timide, réservé, maladroit.Deux mois passèrent ainsi : une routine d’attente, de peur, d’humiliation sporadique, et d’affection tordue. Rien de majeur ne changea – pas de nouvelle loi, pas de drame extérieur. Juste Alice, de plus en plus adapté à sa place, la clochette tintant comme un métronome à chaque jour qui passait.Et au fond de lui, malgré la fatigue, une partie acceptait : il appartenait à ce monde maintenant. À eux. À Moreau. À cette incertitude qui le définissait.

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