Où se réveillent-elles?
Dans un chalet abandonné.
Camille émergea doucement de son inconscience. La bouche pâteuse, elle essaya de bouger mais ses muscles étaient encore tout engourdis. Regardant autours d’elle, la jeune fille ne put d’abord apercevoir que des formes floues puis sa vision s’affina et elle put distinguer trois corps autours d’elle. C’était Laure, Gaëlle et Anne-B. Elles aussi retrouvaient péniblement leurs esprits. Elles étaient nues, entièrement nue. Pour la première fois Camille découvrit ses amies dans leurs tenues d’Eve.
Toutes les trois possédaient une poitrine généreuse mais chacune était différente. Celle de Laure était laiteuse, un peu plus tombante que les deux autres mais ses mamelons roses pâles étaient larges et appétissant. Les seins de Gaëlle étaient ceux qui semblaient les plus fermes, surmontés par deux tétons d’un rose tranché et qui semblaient tout émoustillés par leur nudité. Quand à Anne-B, les siens étaient les plus gros des trois, leurs aréoles foncée, presque rouge, étaient larges et généreuses, légèrement gonflées. Si Camille se rasait en ticket de métro, Anne-B avait opté pour l’épilation de métro tandis que Laure semblait s’être contentée de raccourcir à la tondeuse les poils de son buisson d’amour. Quant à la petite Gaëlle, elle l’avait taillé en forme de cœur de façon très kitch.
La jeune fille se rendit alors compte qu’elle était également nue et tenta de se redresser. Elle y parvint maladroitement mais ses amies semblaient plus groggy qu’elle, un des effets de sa transformation supposa-t-elle. Laure fut la première à crier en découvrant qu’elle était nue. Piteusement, elle tenta de cacher ses formes tandis que les autres commençaient à parler :
« Putain qu’est ce qui s’est passé ? demanda Anne-B.
-
J’en sais rien ! répondit Gaëlle. Où on est ? »
Les deux s’affolèrent, regardant à droite à gauche, tandis que Laure commençait à pleurer. Elle s’était pelotonné là où on l’avait abandonné et se mit à murmurer d’une voix tremblante.
« C’est pas possible… C’est pas possible… C’est pas possible… On va se faire baiser… On nous a pris pour nous baiser… C’est possible… C’est pas possible… C’est pas possible… On va se faire baiser et on va crever ici… »
Gaëlle avait arrêté de s’agiter et regardait maintenant Laure, devenant de plus en plus blanche. Camille comprit qu’elle allait rapidement se mettre à paniquer comme Laure mais Anne-B la devança. Traversant en trois enjambées l’espace qui la séparait de Laure, celle-ci vint lui asséner une grande gifle qui fit sursauter Gaëlle et Camille mais eut le mérite de briser l’état de panique de Laure. Stupéfaite et avec une pointe de colère dans la voix celle-ci dit :
« Mais… Mais tu m’a foutu une baffe !!!
-
Ouais, d’puis le temps que j’en rêvais ! répondit Anne-B du tac au tac. Et au moins t’es revenue parmi nous. »
Gaëlle aussi sembla se calmer un peu. Puis Anne-B se tourna vers Camille qui n’avait toujours rien dit.
« Hey Camille, ça va ? »
L’adolescente cligna des yeux et répondit :
« Ah oui oui t’inquiète c’est juste que… que j’avais du mal à réaliser…
- C’est normal je pense… dit une Gaëlle compatissante.
- On fait quoi là et pourquoi on est à poil putain ??? demanda Laure.
-
Et on est où d’abord ? » rajouta Gaëlle.
Camille n’avait pas encore trop fait attention à ce point précis alors elle regarda autour d’elle. Elles étaient dans une pièce sombre, aux murs, au plafond et au plancher de bois. Le tout semblait abandonné depuis un moment, une épaisse poussière couvrait le sol de la pièce et les meubles décatis qui la remplissaient. Ça ressemblait à la pièce principale d’un chalet, avec une vieille cheminée noire de suie, une table de chêne massif, un canapé miteux et des chaises bancales. D’un côté il y avait ce qui devait être la porte d’entrée tandis qu’en face se découpaient l’ouverture de deux autres pièces qui devaient être une chambre et la cuisine. Il y avait bien quelques fenêtres mais elles étaient condamnées et seuls de minces rayons de lumière entraient dans la pièce. L’éclairage provenait d’une lampe à huile posée sur la table. Il y avait aussi quatre sandwiches, deux petites bouteilles d’eau, une boussole, une carte et un mot.
« Ca ressemble à un chalet de montagne ou de forêt… commença Camille en se levant.
- Pourquoi on nous a emmenés ici à ton avis ? demanda Lucile.
- A ton avis ? Ils nous ont pas désapé pour boire un coup, trancha Laure d’un ton acide.
-
Oh commencez pas vous deux ! » les corrigea Anne-B.
Elles ne virent le papier que quand Camille tandis la main pour le prendre. Il y avait un mot griffonné dessus. La jeune fille savait qu’elle devait le lire à haute voix et elle fit :
« Bonsoir mesdemoiselles. Oui bonsoir car les sédatifs que je vous ait donné devraient cesser de faire effets peu avant la nuit. Ça n’a pas été une mince affaire de trimballer vos jolis petits c… culs tout le long du chemin jusqu’ici, et je ne parle pas de quand j’ai viré vos putains de fringues. J’ai cru que j’allais vous baiser sur place, une telle bande de sa…salopes. »
Laure avait été étouffé un cri d’horreur et Anne-B lui lança un regard de réprimande avant de lui demander de continuer.
« Ça ne se voit pas tous les jours. Mais je voulais jouer avec vous avant. Vous avez de quoi bouffer et boire pour prendre des forces, ainsi qu’une carte et une boussole alors on va faire une partie du loup est dans les bois. Si vous parvenez à quitter la zone dessinée sur la carte et à atteindre la route avant que je ne vous trouve et que je n’explose vos… vos belles petites moules, vous aurez gagné. Sinon, nous n’aurons pas fini de jouer avant un moment !
P.S : pas la peine d’espérer qu’on vous retrouve, le coin est désert. J’ai laissé des lampes torches dehors, suspendues dans un arbre, si vous arrivez à les récupérer… ».
Camille déglutit, un grand silence s’était installé dans la pièce. Puis elle lut la signature :
« C’est signé : « Votre grand méchant loup ». »
Les autres se dévisagèrent. Laure cachait encore sa nudité derrière ses mains tandis que Gaëlle se contentait de ses mains jointes devant son entrejambe. Seule Anne-B semblait s’en moquer et laissait ses seins et son sexe bien en évidence. Elle déclara :
« Bon les filles c’est pas le moment de faire vos pudiques, je sais pas qui c’est ce malade mais à mon avis il rigole pas ! Alors on fait quoi ? »
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