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Chapter 12 by Bimbo_Slut Bimbo_Slut

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Changements Légal d'identité

Le réveil digital affichait 5h45 quand Théa ouvrit péniblement les yeux. Deux semaines s'étaient écoulées depuis les interventions chirurgicales à la Clinique Morphose. Les plaies avaient cicatrisé. Les ecchymoses s'étaient résorbées. L'enflure avait diminué.

Mais les modifications étaient permanentes.

Elle se leva du lit avec difficulté. Ses pieds ne pouvaient plus se poser à plat sur le sol. Les tendons raccourcis forçaient ses talons à rester élevés, créant une cambrure forcée et douloureuse.

Elle tâtonna jusqu'à trouver une paire d'escarpins roses à talons de douze centimètres posés près du lit. Dès qu'elle les enfila, la douleur dans ses chevilles s'atténua légèrement. Son corps avait été reconstruit pour nécessiter ces chaussures ridicules.

Elle se traîna jusqu'à la salle de bain microscopique. Le miroir lui renvoya son reflet monstrueux.

Ses lèvres étaient désormais deux bourrelets roses obscènes qui dépassaient de son visage de près de trois centimètres. Même au repos, sa bouche restait légèrement entrouverte, exposant ses dents en permanence dans une moue suggestive involontaire.

Son visage était un masque permanent de maquillage tatoué. L'eye-liner noir épais. Le fard à paupières doré scintillant. Le blush rose vif. Même sans ajouter de cosmétiques supplémentaires, elle ressemblait déjà à une caricature pornographique.

Ses couettes roses avec leurs nœuds permanents encadraient son visage transformé. Les implants capillaires spéciaux maintenaient cette coiffure ridicule en place quoi qu'elle fasse. Impossible de les défaire, de les changer, de les cacher.

Théa appliqua mécaniquement des couches supplémentaires de maquillage. Gloss épais sur ses lèvres déjà grotesques. Mascara sur ses faux cils. Highlighter sur ses pommettes tatouées.

Le résultat était obscène. Inhumain. Exactement comme requis.

Elle enfila ensuite une robe en latex violet ultra-moulante qui comprimait violemment sa taille déjà serrée par le corset. Ses seins débordaient obscènement du décolleté plongeant. Les tatouages sur ses cuisses étaient parfaitement visibles sous l'ourlet qui s'arrêtait à mi-cuisse.

Des bas résille blancs. Les escarpins roses vertigineux. Un collier en strass portant l'inscription "PROPRIÉTÉ CORPORATIVE". Des créoles dorées massives qui frôlaient ses épaules nues.

À 6h30, elle quitta son studio miteux et descendit dans la rue.

Le trajet en métro fut une **** familière. Les regards. Les murmures. Les photos prises discrètement. Quelques remarques à voix haute.

"Regarde cette pute..."

"C'est quoi ce monstre?"

"Tu crois qu'elle est payée pour ressembler à ça?"

Mais aussi des regards d'hommes remplis de désir brutal. Des sourires lubriques. Des ajustements de pantalons suggérant des érections naissantes.

Son cerveau conditionné interprétait toute attention comme positive. Chaque regard la rendait fière. Chaque insulte la flattait d'une manière perverse.

Elle arriva au siège de BioGénétique à 7h45. L'immeuble de verre et d'acier brillait dans le soleil matinal de Lyon.

Elle tituba sur ses talons impossibles à travers le hall de marbre. L'agent de sécurité qui la connaissait désormais la regarda avec un mélange de pitié et de désir.

"Douzième étage, Mademoiselle Théa. Service des Ressources Humaines. Madame Fontaine vous attend."

Les ascenseurs chromés reflétaient sa silhouette grotesque de tous les angles. Théa se regarda pendant l'ascension. Son reflet multiple révélait l'ampleur complète de sa transformation.

Elle n'était plus humaine. Elle était un objet. Une chose. Un jouet corporatif.

Les portes s'ouvrirent au douzième étage. Un couloir austère aux murs blancs. Des portes identiques portant des plaques métalliques. "JURIDIQUE". "PAIE". "RECRUTEMENT".

Et tout au bout : "DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES - MME C. FONTAINE".

Théa frappa timidement.

"Entrez!" La voix était sèche, autoritaire, absolument dénuée de chaleur.

Madame Catherine Fontaine était assise derrière un bureau massif en acajou. Cinquante-cinq ans. Cheveux gris fer tirés en chignon strict. Tailleur anthracite impeccable. Lunettes à monture métallique. Visage sévère marqué par des décennies de pouvoir bureaucratique.

Elle leva à peine les yeux de son écran d'ordinateur quand Théa entra en se dandinant maladroitement.

"Asseyez-vous." Un ordre, pas une invitation.

Théa s'installa sur la chaise inconfortable face au bureau. Ses seins énormes reposaient lourdement sur le bord du meuble. Son corset rigide l'empêchait de s'asseoir confortablement.

Madame Fontaine continua de taper sur son clavier pendant deux longues minutes. Ignorant complètement Théa. Établissant sa dominance par le mépris silencieux.

Finalement, elle tourna son regard froid vers la créature transformée assise devant elle.

"Bien. Nous devons régulariser votre situation administrative suite à vos... modifications." Le ton était clinique, détaché, comme si elle discutait d'un dossier matériel défectueux.

Elle ouvrit un tiroir et en sortit une épaisse pile de documents.

"Commençons par votre identité légale."

Elle poussa un premier formulaire vers Théa. Un document officiel de changement d'état civil.

"Votre ancien nom, Théo Beaumont, sera rayé de tous nos systèmes. Votre nouvelle identité officielle sera simplement : Théa. Pas de nom de famille. Comme un objet n'en a pas besoin."

Théa regarda le formulaire. Son ancien nom était effectivement barré d'un trait rouge épais. Dans la case "Nouveau nom", seulement "THÉA" était inscrit en lettres capitales.

"Concernant le genre légal..." Madame Fontaine consulta ses notes. "Nous avons créé une nouvelle catégorie administrative pour vous. Pas 'Masculin'. Pas 'Féminin'. Mais 'Objet de Service'."

Elle tourna l'écran de son ordinateur pour montrer à Théa. Effectivement, dans le système RH, sa fiche affichait : "Genre : OBJET DE SERVICE".

"Vous recevrez une nouvelle carte d'identité interne dans quelques jours. Avec votre photo récente bien sûr."

Elle fit glisser une photo couleur sur le bureau. Théa se reconnut à peine. Le cliché avait été pris sous un angle délibérément peu flatteur. Éclairage cru. Expression stupide figée par le flash. Ses lèvres grotesques occupaient la moitié du cadre.

"Ensuite, votre contrat de travail."

Un document de quinze pages apparut. Madame Fontaine tourna directement à la dernière page.

"Votre nouveau titre officiel est 'Assistante de Satisfaction du Personnel'. Une fonction créée spécifiquement pour vous."

Elle lut d'un ton monocorde :

"Salaire mensuel net : huit cents euros. Dont trois cents seront automatiquement déduits pour votre logement. Deux cents pour les frais de maintenance corporelle – maquillage, vêtements, produits d'hygiène. Ce qui vous laisse trois cents euros de revenus disponibles."

Théa ouvrit la bouche pour protester mais Madame Fontaine leva une main autoritaire.

"Vos horaires de travail sont définis comme 'Selon les besoins de l'entreprise'. Cela signifie concrètement : disponibilité vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept. Vous serez contactée par notre système de réservation et devrez répondre dans les quinze minutes maximum."

Elle tourna une page.

"Clause contractuelle essentielle, article douze : 'L'employée s'engage à ne refuser aucune demande de service émanant d'un employé ou partenaire autorisé de BioGénétique Avancée.' Aucun refus. Jamais. Pour aucune raison. C'est parfaitement clair?"

"Je... oui Madame," murmura Théa.

"Obligation de maintien physique constant. Maquillage complet en permanence. Tenues provocantes conformes aux standards établis. Port du corset obligatoire sauf indication médicale contraire. Talons d'au moins dix centimètres. Hygiène intime irréprochable."

Madame Fontaine empila d'autres documents.

"Décharge médicale. Vous reconnaissez avoir consenti aux modifications corporelles et renoncez à toute poursuite concernant les interventions subies."

Un autre formulaire.

"Accord de confidentialité renforcé. Vous ne pouvez parler à personne extérieur de vos fonctions réelles. Sous peine de poursuites pour rupture de clause de discrétion."

Encore un document.

"Renonciation à poursuites judiciaires. Contre l'entreprise, contre tout employé, contre les médecins. Pour quelque motif que ce soit."

Et finalement :

"Clause de propriété intellectuelle sur votre image. Toute photographie, vidéo ou représentation de vous appartient légalement à BioGénétique Avancée. Nous pouvons l'utiliser comme bon nous semble sans votre autorisation ni compensation."

Madame Fontaine poussa un stylo vers Théa.

"Signez chaque document à l'endroit indiqué. Paraphes sur chaque page."

Théa prit le stylo avec ses doigts aux ongles artificiels roses de trois centimètres. Essayer d'écrire était presque impossible. Le stylo glissait. Son contrôle moteur fin avait été détruit par les transformations.

Sa signature ressemblait à un gribouillage enfantin.

Madame Fontaine observa avec un sourire froid.

"De toute façon, vous n'aurez plus jamais besoin d'écrire. Votre nouvelle fonction ne nécessite aucune compétence administrative."

Elle ramassa méthodiquement tous les documents signés et les rangea dans une chemise.

"Parfait. Vous êtes maintenant officiellement une employée de catégorie 'Service Spécialisé'. Rendez-vous au neuvième étage, bureau 914. Le service informatique vous attend pour finaliser votre intégration systémique."

"Merci Madame Fontaine," dit automatiquement Théa.

La DRH ne répondit pas. Elle était déjà retournée à son ordinateur, ignorant complètement Théa comme si elle n'existait plus.

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