Que fait Camille?

Camille ne fait rien.

Chapter 12 by Tarham

« Ca faisait longtemps hein Camille ? »

Elle ne répondit pas, tentant de le regarder dans les yeux mais n'y arrivant pas. En fait, à chaque fois qu'elle croisait son regard flamboyant elle baissait immédiatement les yeux.

« Tu m'as dit quoi déjà la dernière fois qu'on s'est vu ? Ah oui je me souviens… »

Il se rapprocha d'un pas et imita Camille avec une fois de petite fille :

« Vous n'êtes qu'un gros pervers dégueulasse qui a loupé sa vie, qui a pas de meuf et qui passe son temps à mater des gamines pour bander !!! »

Camille se sentit mal à l'aise. Alors que M. Peysson lui avait semblé à bout de force encore une ou deux minutes auparavant, il semblait avoir retrouvé toute son énergie et n'était pas spécialement de bonne humeur.

« Pas très sympathique n'est-ce pas ? Surtout de la part d'une petite allumeuse comme toi !

  • Je n'étais pas une… tenta-t-elle de protester.
  • TA GUEULE !!! »

    Aussitôt Camille se tut et baissa à nouveau les yeux, contemplant ses orteils.

    « Tu ES une allumeuse, lui asséna-t-il en insistant sur chaque syllabe. Comment tu appelles le fait de t'habiller comme une salope sinon ? Tu as oublié l'application que tu mettais à t'habiller de fringues qui me laissaient voir tes gros nibards ? Tu as oublié le plaisir sadique que t'avais à serrer les coudes sur ton ventre pour faire encore plus ressortir tes obus ? Tu as oublié comme tu faisais attention à bien te pencher en avant en pointant ton beau p'tit cul vers moi quand tu faisais tomber ta craie ? Et regarde toi, là t'es encore devant moi, à poil, avec tes mamelles dressées vers moi ! »

    Se souvenant alors qu'elle était nue devant lui, l'adolescente déjà mal à l'aise se tortilla en sentant la honte la submerger. Elle cacha son sexe et tant bien que mal ses seins avec ses mains mais cela ne fit que faire rire M. Peysson.

    « Ah ah ah !!! Tu joues la pudique maintenant ? T'étais loin de faire la sainte nitouche la nuit dernière, je me souviens encore de l'entrain que tu mettais à venir t'empaler sur ma queue ! »

    Camille bégayait, tentait de trouver quelque chose à dire mais rien à faire, elle n'y arrivait pas. A grand peine, la jeune fille retenait ses larmes.

    « Et tu gémissais, et tu me plaquais contre toi avec tes cuisses… Depuis trois ans je ne souhaitais que ça, te prendre et jouir en toi. Tu te souviens de la 2nde 4 ? T'es arrivée au lycée t'avais encore que deux petites clémentines, tu valais à peine le détour… Et puis là tu fais quoi ? En moins de cinq mois tes clémentines qui deviennent deux jolis melons juteux à souhait ! J'étais déjà aux anges mais quand en plus j'ai vu que t'étais pas de ces filles à vouloir se planquer dès qu'elles devenaient un peu femme… Dès ce jour-là j'ai plus eu qu'une envie, que tu sois mienne ! Et maintenant, tu es à moi et juste à moi !!! ».

    Il avait dit tout cela avec une ferveur qui donnait des frissons. A l'intérieur Camille avait envie de se révolter, de hurler que ce n'était pas vrai, qu'elle n'avait jamais été ce genre de femme. Mais quand elle ouvrit la bouche, elle put que bafouiller d'une voix mal assurée:

    « N-non ! C'est… C'est pas vrai… Je ne suis pas à-à v-vous !

  • Vraiment ? Dans ce cas, regarde-moi, dis-moi que tu ne m'appartiens pas et va-t'en ! » Répondit Peysson avec un sourire mauvais.

    Mais en même temps qu'elle balbutiait son refus, l'adolescente sentit toute volonté de résister s'effondrer en elle. Rassemblant toutes ses forces, elle leva la tête et tenta de lui répondre :

    « Je… Je… Je ne… »

    Puis elle croisa son regard étincelant et quelque chose lâcha en elle. Tombant à genoux, elle dit d'une voix brisée par sa défaite :

    « Je suis votre, je vous appartiens… »

    Fondant en larmes, elle le vit franchir les quelques mètres qui les séparaient en un battement de cil. Elle sursauta, surprise de le voir si rapide.

    « Bien… Tu deviens raisonnable… Maintenant laisse-moi voir ton corps… »

    Résistant un bref moment, l'adolescente finit par laisser tomber ses bras le long de son corps. Peysson laissa courir sa main le long de son flanc avant de venir lui empoigner vigoureusement un sein, le pétrissant avec délectation.

    « Ah… J'adore tes seins… Ils sont gros et bien lourds, mais fermes, si fermes… Comme seuls peuvent l'être les seins d'une toute jeune femme… susurra-t-il.
    -P-pitié… Je… ne veux pas… pleurnicha-t-elle.

  • Pitié ? Tu ne veux pas ? Mais tu crois quoi ? Que je vais te laisser partir comme ça ? Non… Par contre, je veux bien te laisser trois questions à me poser et je te promets d'y répondre, mais ce seront les trois dernières questions auxquels j'accepterais de répondre gratuitement… »

    Camille avait l'impression de n'être plus qu'une chose entre ses mains. Quoiqu'elle se dise, quoiqu'elle tente de penser ou de dire, la seule chose qui primait maintenant dans son esprit, c'était lui. Il était devenu le centre de son univers, remplaçant ses parents, ses amies et tous les gens qu'elle avait pu connaitre avant. Il n'y avait plus que Peysson dans son univers.

    « Pourquoi… pourquoi je ne peux pas… résister… ? Parvint-elle à lâcher.
    -Pourquoi ? C'est complexe un loup-garou… Mais disons simplement que quand tu es intégré dans une meute, de gré ou de force, c'est l'Alpha qui décide et il n'y a pas moyen d'en sortir tant que l'Alpha domine. Avant j'étais faible, avant je n'étais qu'un vermisseau, mais maintenant je suis Alpha, je suis le chef de la meute ! »

    Il commença à lécher les larmes de Camille et à mordiller son cou avec ardeur. En reniflant, elle posa la seconde question qui lui vint à l'esprit.

    « Pourquoi je ne suis pas blessée ? Je veux dire… Pourquoi je ne saigne plus ?

  • T'es sourde ou quoi ? Tu fais partie de ma meute, tu n'es plus humaine… Tu es une louve maintenant. Il semble que seuls les mâles se transforment complètement, mais les femelles aussi gagnent certains pouvoirs lorsqu'elles sont mordues… La capacité de régénérer les blessures en fait partie. »

    En disant cela, il leva sa main devant les yeux de Camille. Les ongles étaient épais et jaunis, longs et taillés en pointes, on aurait dit de petites griffes. Redescendant la main, il tailla un sillon sanglant à côté du mamelon d'un des gros seins de l'adolescente. Criant de surprise, elle vit son sang couler vers la pointe du téton.

    « Ce n'est qu'une petite coupure mais regarde ce qui se passe maintenant… »

    La jeune fille ravala un sanglot et baissa les yeux. La chair tendre de son sein n'avait été qu'à peine entaillé et déjà elle pouvait nettement voir les bords de la blessure se rapprocher. En moins d'une minute, elle était refermée et la seule trace qui en restait était un peu de sang et une légère marque rouge qui s'estompait rapidement. Elle releva la tête tandis qu'une des mains de Peysson glissait maintenant entre ses cuisses.

    « Pourquoi moi ?

  • Toi ? C'est vrai que ça aurait pu être n'importe quelle autre… Mais depuis trois an je ne pensais qu'à toi et depuis que je suis libre, je t'ai cherché. Quand je t'ai vu, trempée sous la pluie, tes fringues devenues transparents qui collaient à ton corps, perdue et vulnérable, je ne me suis plus contrôlé. Il fallait que je te prenne, que je te défonce, que je te fasse mienne, que tu m'appartiennes… Et maintenant, je suis ton Alpha… »

    Camille ne dit rien. Elle savait qu'il disait vrai, elle savait qu'à partir de ce jour, ce serait lui qui déciderait de son destin. Elle explosa à nouveau en pleur tandis qu'il riait.

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