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Chapter 31 by Bimbo_Slut Bimbo_Slut

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CINQ ANS PLUS TARD

Monaco. Appartement penthouse donnant sur le port.

Alexia Mercier, 40 ans, se regardait dans le miroir en ajustant sa robe de soirée bleu nuit.

Cinq ans. Cinq longues années.

257 clients différents. Des milliers d'heures vendues. Des centaines de nuits dans des hôtels de luxe.

Mais aussi : 53 millions d'euros gagnés.

Elle avait respecté le contrat. Chaque clause. Chaque condition.

Et aujourd'hui était le jour. Le dernier jour.

Sophie entra dans l'appartement – qu'Alexia possédait maintenant.

« Prête ? »

« Oui. »

Sophie tendit une enveloppe épaisse.

« Tous les originaux. Tous les backups. Toutes les copies. » Elle sourit. « Tu es officiellement libre. »

Alexia prit l'enveloppe. L'ouvrit. Vérifia.

Les preuves des détournements d'Alexandre. Toujours là. Périmées maintenant – prescription de dix ans.

Les vidéos d'Alexia. Toutes sur des clés USB. Toutes marquées.

« Comment je sais que c'est vraiment tout ? »

« Tu ne peux pas. » Sophie haussa les épaules. « Tu dois me faire confiance. »

« Te faire confiance ? Après tout ? »

« Oui. » Sophie s'approcha. « Alexia, je sais que ces cinq ans ont été durs. Mais regarde-toi maintenant. Tu es riche. Indépendante. Forte. »

C'était vrai.

Alexia possédait trois entreprises maintenant – toutes légales, toutes prospères. Une société d'investissement. Une galerie d'art. Une ligne de cosmétiques.

Elle avait des amis. Pas beaucoup, mais de vrais amis. Des femmes qui l'acceptaient.

Elle avait une vie.

« Qu'est-ce que tu vas faire maintenant ? » demanda Sophie.

« Voyager. Écrire. Peindre. » Alexia sourit. « Vivre. Vraiment vivre. Pour la première fois depuis... depuis qu'Alexandre existait. »

« Tu ne regrettes pas ? »

Alexia réfléchit longuement.

« Si je pouvais revenir en arrière ? Si je pouvais empêcher tout ça ? » Elle marqua une pause. « Oui. Bien sûr. Mais... » Elle se regarda dans le miroir. « Mais Alexandre était un monstre. Il méritait de disparaître. Et Alexia... Alexia est quelqu'un de bien. Quelqu'un que je peux respecter. »

« Donc pas de regrets ? »

« Des regrets ? Des millions. » Alexia se tourna vers Sophie. « Mais aussi... de la gratitude ? Aussi étrange que ça puisse paraître. »

« Gratitude ? »

« Tu m'as brisée. Transformée. Humiliée. Vendue. » Alexia s'approcha. « Mais tu m'as aussi... libérée. D'une certaine façon. Alexandre était prisonnier de sa masculinité toxique. De son ego. De son besoin de dominer. Maintenant, je suis libre de tout ça. »

« Tu as développé le syndrome de Stockholm ? » Sophie sourit.

« Peut-être. » Alexia rit – un son léger, féminin, sincère. « Ou peut-être que j'ai juste appris à accepter qui je suis devenue. »

Un mois plus tard. Paris. Café discret.

Alexia avait demandé cette rencontre. Une dernière fois.

Sophie arriva, élégante comme toujours.

« Tu voulais me voir ? »

« Oui. » Alexia poussa une enveloppe vers elle. « Chèque de 10 millions d'euros. »

« Quoi ? Pourquoi ? »

« Pour ton ONG. » Alexia avait découvert que Sophie gérait secrètement une organisation aidant les victimes d'abus sexuels. « Pour aider d'autres femmes. »

Sophie regarda le chèque. Puis Alexia.

« Tu n'as pas à faire ça. »

« Je sais. Je veux le faire. » Alexia sourit. « Ces 10 millions viennent de mon corps. De ma dignité. Autant qu'ils servent à quelque chose de bien. »

Sophie prit le chèque. Des larmes brillaient dans ses yeux.

« Merci. »

« De rien. » Alexia se leva. « Adieu, Sophie. »

« Adieu, Alexia. »

Elles s'embrassèrent sur les joues. Puis Alexia partit.

Elle ne revit jamais Sophie.

Trois ans plus tard.

Alexia vivait maintenant en Toscane. Villa magnifique. Vignoble. Oliviers.

Elle peignait. Écrivait. Voyageait.

Elle avait eu deux relations sérieuses. Une avec un homme – Marc, gentil, compréhensif, qui acceptait son passé. Ça n'avait pas marché mais ils étaient restés amis.

Une avec une femme – Claire, artiste, libre, qui ne jugeait pas. Ça avait duré un an avant qu'elles réalisent qu'elles étaient meilleures amies qu'amantes.

Elle était... heureuse ? Pas toujours. Mais souvent.

Les cauchemars venaient encore parfois. Des flashbacks de certaines nuits. De certains clients. De certaines humiliations.

Mais ils s'espaçaient.

Elle avait fait cinq ans de thérapie. Ça aidait.

Un jour, elle reçut un colis.

À l'intérieur : un journal. Le journal de Sophie.

Et une lettre.

"Chère Alexia,

Si tu lis ceci, je suis morte. Cancer. Stade 4. J'ai refusé les traitements.

Je voulais que tu aies ce journal. Pour comprendre. Pour savoir.

J'ai eu tort de te faire ce que je t'ai fait. Je le sais maintenant. La vengeance est un poison qui tue celui qui la boit.

Mais je ne regrette pas complètement. Tu es devenue quelqu'un de bien. Quelqu'un de meilleur qu'Alexandre n'aurait jamais pu être.

Ton don de 10 millions a aidé 2 847 femmes à sortir de la prostitution forcée. À reconstruire leurs vies. À retrouver leur dignité.

C'est mon legs. Et le tien.

Vis bien. Sois heureuse. Tu l'as mérité.

Sophie"

Alexia pleura en lisant. Pour Sophie. Pour elle-même. Pour toutes les femmes brisées puis reconstruites.

Elle brûla le journal. Et la lettre. Dans sa cheminée.

Certaines histoires devaient rester secrètes.

Épilogue Final : 2035

Alexia, 45 ans, donnait une conférence.

Pas sous son nom. Anonymement. Masquée.

Le sujet : "Transformation identitaire forcée et résilience".

Elle racontait son histoire. Sans noms. Sans détails identifiants. Mais l'essence.

Dans l'audience : des psychologues, des travailleurs sociaux, des victimes d'abus.

À la fin, une jeune femme – 20 ans peut-être – s'approcha.

« Merci », dit-elle simplement. « Votre histoire... elle m'a donné de l'espoir. »

« De l'espoir ? »

« J'ai été... transformée aussi. Différemment. Mais contre ma volonté. Et je pensais que je ne pourrais jamais être heureuse. Mais vous... vous avez reconstruit. »

Alexia sourit. Prit sa main.

« Tu peux aussi. Ça prend du temps. De la thérapie. Du pardon – envers toi-même surtout. Mais tu peux. »

« Comment... comment pardonner ceux qui nous ont fait ça ? »

« On ne pardonne pas toujours. » Alexia réfléchit. « Parfois, on accepte juste. On accepte que c'est arrivé. Que ça nous a changées. Et qu'on peut choisir qui devenir malgré ça. »

« Et vous êtes heureuse maintenant ? »

Alexia regarda par la fenêtre. Le soleil couchant colorait le ciel de rose et d'or.

« Je suis en paix. Ce qui est peut-être mieux que le bonheur. »

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