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Chapter 5 by zbloutch zbloutch

Qui John choisit-t-il

Une femme en train de bronzer

Une vingtaine de mètres plus loin, John vit un jeune couple allongé dans l’herbe, profitant des rayons du soleil. La jeune femme avait enlevé son t-shirt pour bronzer, son soutien-gorge noir cachant sans difficulté ses petits seins, et restait couchée sur le dos en fermant les yeux. Son copain était couché contre elle, le bras autour de ses épaules dans une posture protectrice.

John fouilla rapidement leurs esprits, juste le temps nécessaire pour savoir à qui il avait affaire. Mathilde, 24 ans, étudiante en psychologie. Benjamin, 25 ans, dans la même promo. Ils s’étaient rencontrés pendant une soirée étudiante deux ans auparavant et s’étaient mis ensemble après quelques jours à peine. À présent, ils voyaient l’avenir à deux, attendant d’avoir leur diplôme pour se marier et fonder une famille. John sourit. Ils n’étaient pas prêts pour ce qui les attendait.

-Dégage, murmura-t-il à l’intention du copain.

Ce dernier se mit à remuer, visiblement mal à l’aise, avant de se tourner vers Mathilde.

-Je te laisse cinq minutes, je dois aller aux toilettes.

-Ok, à tout de suite.

Les deux amoureux s’embrassèrent. Sans doute auraient-ils fait durer le plaisir plus longtemps s’ils avaient su que c’était leur dernier baiser. Finalement, Benjamin se leva et se mit en marche vers les toilettes à l’autre bout du parc. Il croisa le chemin de John mais ne fit pas attention à lui, probablement parce qu’il le prenait pour un simple promeneur.

Quand il fut certain que le copain était trop loin pour le voir, John s’approcha de la jeune femme qui bronzait tranquillement en attendant le retour de Benjamin.

-Belle journée, hein ?

Mathilde ouvrit les yeux et les leva au ciel en voyant l’inconnu qui l’observait avec insistance, croyant avoir affaire à un autre mec lourd venu la draguer. Dans l’espoir de le dissuader d’engager la conversation, elle garda le silence.

-Vous devriez faire attention, à bronzer comme ça. Les UV, c’est plus dangereux qu’on le croit.

-Quand j’aurai besoin d’un médecin, je ferai appel à vous. En attendant, vous pouvez me laisser profiter du soleil tranquille ?

-Je n’insiste pas, fit John avec un sourire en faisant mine de s’éloigner de quelques pas.

Un éclair inquiétant lui traversa le regard alors que son plan se précisait dans sa tête.

-Tu veux bronzer, hein ? murmura-t-il. Eh bien bronze !

Le changement était presque imperceptible au début. Le teint pâle de Mathilde, qui allait très bien avec ses longs cheveux blonds, s’assombrit légèrement, comme si les rayons du soleil avaient enfin fini par dorer un peu sa peau. Mais rapidement, tout s’accéléra. Sa peau dorée brunit de plus en plus. Au bout de 30 secondes, elle avait le teint mat, de type méditerranéen. Encore un peu plus tard, seuls ses cheveux empêchaient le premier venu de la prendre pour une maghrébine. Pendant ce temps, elle se prélassait, les yeux fermés, les mains derrière la tête, loin de se douter de ce qui lui arrivait. Au bout d’une minute, sa peau était complètement noire et jurait désormais avec ses cheveux blonds.

John se rapprocha à nouveau de la jeune femme jusqu’à arriver à sa hauteur. Après avoir admiré le spectacle pendant quelques instants, il lui adressa à nouveau la parole.

-Tu vois ? Je t’avais prévenu. Regarde ce que tu as fait.

Mathilde ouvrit les yeux et foudroya du regard celui qui venait l’importuner, avant de baisser les yeux pour regarder son avant-bras, que John avait pointé du doigt en prononçant ces paroles. Elle poussa un cri en voyant sa peau noire et se redressa d’un bond.

-Putain, qu’est-ce qui m’arrive ?

-Tu voulais un bronzage, te voilà servie, constata John avec un sourire.

-C’est vous qui m’avait fait ça ? Je ne sais pas comment vous vous y êtes pris, mais vous avez intérêt à réparer ça.

-Pourquoi faire, je te trouve très bien comme ça. Et ce sera encore mieux quand ce sera fini.

A peine avait-il fini de prononcer ces paroles qu’un nouveau changement apparut. Les longs cheveux blonds de Mathilde s’assombrirent, devant cendrés, puis bruns, puis noirs. Ils changèrent ensuite de texture, d’abord lisses, puis ondulés, avant de devenir crépus et de se dresser autour de sa tête en une impressionnante coupe afro. La jeune femme porta les mains à ses cheveux et les retira tout de suite, comme si elle avait reçu une décharge électrique.

-Ca ne peut pas m’arriver…ça ne peut pas m’arriver…

Elle releva soudain la tête, une lueur d’espoir lui traversant brièvement le regard.

-Benji ! Benji, aide-moi !

-Ton mec n’est pas là, et même s’il était là, je vois mal ce qu’il pourrait faire. Enfin, c’est pas tout, mais j’ai quand même envie de finir avant qu’il vienne nous déranger. Déjà, je vais te donner les formes qui vont avec ta nouvelle couleur.

Mathilde gémit en sentant ses os craquer sous sa peau, tandis que son corps se restructurait. Ses hanches s’élargirent jusqu’à son short en jean se déchire et tombe au niveau de ses chevilles. Elle baissa les yeux et retint son souffle. Elle avait des hanches de mère pondeuse, faites pour porter des enfants. Elle se sentit grandir d’une bonne dizaine de centimètres, jusqu’à atteindre 1m70. Ses petits seins se développèrent jusqu’à devenir deux mamelles imposantes. Il lui faudrait au moins un bonnet E pour stocker ça. Mais le changement le plus spectaculaire sur sa silhouette fut celui de ses fesses. Elle n’y avait jamais fait attention auparavant. Son copain lui avait dit qu’il aimait son petit cul, et ça lui suffisait. Mais à présent, celui-ci avait quadruplé de volume, si bien qu’elle avait l’impression de se promener avec un coussin en permanence. Sa silhouette s’épaissit légèrement, lui faisant abandonner sa silhouette mince pour se retrouver avec plus de chair sur les os. A présent, tous ses vêtements gisaient en lambeaux à ses pieds. Elle se tenait debout, nue, sous sa nouvelle forme voluptueuse, comme une déesse de la fertilité. Seul son visage témoignait encore de l’apparence qui était la sienne encore cinq minutes auparavant.

Mais même cela se mit à changer. Son nez fin s’aplatit sur son visage, dessinant deux larges narines. Ses yeux s’assombrirent, passant progressivement du vert au noir. Ses pommettes se firent plus proéminentes.

-Je vous en prie, commença-t-elle faiblement. Ce n’est pas moi. Rendez-moi ma forme d’avant. Je suis prête à vwwwwee wwua ww…

Les mots de Mathilde se noyèrent dans quelque chose d’incompréhensible quand Mathilde sentit ses lèvres gonfler soudain, son figeant dans une moue boudeuse permanente.

-Mes lèvwes. Qu’est-ce que vous avez fait à mes lèvwes.

Et voilà, tu es parfaite.

-Pawfaite ? J’awwive à peine à pawler awec ces twucs !

-Tu t’y habitueras, tu verras. Enfin, je crois que j’ai changé assez de trucs. Tiens, j’ai un cadeau pour toi, ajouta-t-il en désignant le sol.

Mathilde baissa les yeux et vit une robe africaine aux couleurs vives qui traînait à ses pieds.

-À moins que tu préfères te promener à poil ?

Les yeux pleins de crainte, la jeune femme s’empressa de ramasser l’habit et l’enfila. Quand elle sentit le tissu sur sa peau frotter ses nouvelles courbes, elle poussa un soupir de contentement, comme si elle portait les vêtements qu’elle aurait toujours du porter. Elle écarquilla soudain les yeux. Non ! Ce qui lui arrivait était horrible ! Elle devait…

-Maintenant, écoute-moi bien. Tu t’appelles Aminata. Tu es en France depuis peu. Tes études, tes amis, ta famille, ton copain, toute ta vie avant que tu me rencontres : tu as tout oublié de tout ça. Tu vis de petits boulots en petits boulots, avec les aides sociales pour tout compléter. Ah, et exceptionnellement, tu seras ma partenaire pour le reste de la semaine. Ta libido est sans fin. Tu n’as qu’une seule ambition, c’est de te faire troncher comme tu le mérites. C’est clair ?

-Non…non…

La voix de Mathilde se fit plus faible, jusqu’à n’être plus qu’un murmure. Quand elle croisa à nouveau le regard de John, elle arborait un sourire qui dévoila une rangée de dents blanches.

-Envie de quelque chose, beau gosse ?

-Viens avec moi, répondit John, résistant avec peine à l’envie de la prendre par derrière ici-même, devant tout le monde. Mon appart n’est pas loin.

-Tout ce que tu veux, susurra Aminata d’une voix chaude.

En s’éloignant des lieux du crime, le nouveau couple croisa Benjamin. Le compagnon de Mathilde fouilla les environs du regard à la recherche de sa copine, une lueur d’incompréhension dans le regard.

-Excusez-moi, demanda-t-il à John et Aminata. Vous n’auriez pas vu ma copine ? Elle était couchée juste là. Blonde, mince, pas très grande.

-Non, désolé, répondit John. Je n’ai vu que mon amie, ajouta-t-il en désignant Aminata, mais je doute qu’elle corresponde à votre description.

Réprimant un fou rire, John dépassa Benjamin avec sa nouvelle partenaire, tandis que l’ex de Mathilde continuait ses recherches.

***********************************************

-Oh oui, oui, oui, ouiiiiii !

Avec un coffre impressionnant, Aminata manifesta l’orgasme qui secouait son corps avec un rugissement de plaisir. C’était déjà le cinquième depuis que John l’avait ramenée à l’appartement, quelques heures plus tôt, mais rien ne semblait indiquer que la beauté noire comptait s’arrêter en si bon chemin. Derrière elle, John agrippait son cul impressionnant, s’enfonçant au plus profond en elle. Quand il déchargea enfin en elle, une idée lui traversa l’esprit.

-Elle va tomber enceinte de triplés, murmura-t-il.

Quitte à jouer sur les clichés, autant y aller jusqu’au bout. De toute façon, le temps que ses mômes vienne au monde, il se serait déjà débarrassé d’elle, et au moins, la CAF serait plus généreuse.

-Qu’est-ce que tu dis, murmura Aminata d’une voix sensuelle ?

-Rien.

John se laissa tomber sur le lit et sa partenaire vint se coucher sur lui, collant ses grosses lèvres contre les siennes et ses seins massifs contre son torse.

-Tu sais que tu peux me faire ce que tu veux ? susurra-t-elle.

-Je le sais, fit-il en saisissant à nouveau son cul. Et je vais commencer tout de suite.

Une lueur de désir pur s’alluma dans les yeux d’Aminata. Pendant un instant, John se dit qu’il avait peut-être créé un monstre, avant de balayer cette inquiétude de son esprit. Une nympho en manque de bite, ça n’avait jamais tué personne. Le reste de la soirée, les cris et les grincements du lit se firent entendre jusque dans la rue. John sourit. Ca promettait d’être une très bonne semaine.

Prochaine victime ?

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