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Chapter 3 by Bimbo_Slut Bimbo_Slut

What's next?

BLOND PLATINE ET GLOSS BRILLANT

Le mercredi matin, Léonie se réveilla avec un mal de tête. Elle avait rêvé toute la nuit. Des rêves étranges, fragmentés. Elle se voyait avec de longs cheveux blonds. Des seins énormes. Des hommes autour d'elle. Elle était excitée dans le rêve. Très excitée.

Elle se leva, troublée. Son sexe était mouillé. Elle ne se souvenait pas de la dernière fois où elle s'était réveillée dans cet état.

Devant le miroir de la salle de bain, elle regarda son chignon strict. Ses cheveux châtains tirés en arrière.

C'est moche. C'est vieux. Je devrais changer de coiffure.

Elle défit son chignon et laissa ses cheveux retomber sur ses épaules. C'était déjà mieux. Mais pas assez.

Au bureau, elle portait un nouveau crop-top rose fuchsia, encore plus moulant que celui de la veille. Plusieurs collègues la saluèrent avec des regards interrogateurs, mais personne n'osa faire de commentaire direct.

À 11h, elle avait une réunion importante avec le comité de direction. Présentation trimestrielle des résultats marketing. Normalement, c'était son moment de briller. Elle avait préparé un PowerPoint impeccable, avec des analyses détaillées et des projections sur 18 mois.

Elle entra dans la salle de réunion, casque sur les oreilles comme toujours maintenant. Le PDG, Monsieur Deschamps, fronça légèrement les sourcils en voyant sa tenue, mais ne dit rien.

Léonie commença sa présentation. Et immédiatement, quelque chose ne tournait pas rond.

« Donc, euh... genre... les résultats du Q2 sont... trop bons, » dit-elle en montrant le premier graphique.

Silence dans la salle.

Elle continua, inconsciente : « On a fait, genre, beaucoup de campagnes digitales, et c'était trop cool. Les KPIs sont... euh... comment dire... super sympas. »

Monsieur Deschamps l'interrompit : « Léonie, vous pouvez retirer votre casque pendant la présentation ? »

Elle le retira, légèrement désorientée. Sans les battements binauraux, elle se sentit immédiatement anxieuse. Vide. Elle regarda ses slides et eut un moment de vertige.

Qu'est-ce que je viens de dire ? "Trop cool" ? "Super sympas" ? Moi ?

Elle essaya de se reprendre : « Je voulais dire... les indicateurs de performance clés démontrent une croissance significative de... de... »

Elle cherchait ses mots. Son vocabulaire habituel, marketing mix, ROI, acquisition cost, lifetime value, lui échappait. Comme si les mots existaient derrière un brouillard épais qu'elle ne parvenait plus à traverser.

« ...de... genre... beaucoup de trucs, » finit-elle par dire.

Monsieur Deschamps échangea un regard préoccupé avec la DRH, Julie Fontaine.

« Léonie, vous êtes sûre que tout va bien ? » demanda Julie.

« Oui, oui, trop bien ! » répondit Léonie avec un sourire niais.

Pourquoi j'ai dit "trop bien" ? Je ne parle jamais comme ça.

Elle remit précipitamment son casque. Immédiatement, les battements binauraux l'apaisèrent. Le brouillard dans son esprit se dissipa. Elle put terminer sa présentation, bien que ponctuée de nombreux "genre" et "trop".

Après la réunion, Julie la convoqua dans son bureau.

« Léonie, je dois vous parler. Votre tenue aujourd'hui... ce n'est pas approprié pour un environnement professionnel. Et votre façon de parler pendant la présentation... ce n'était pas votre niveau habituel. »

Léonie la regarda, confuse. « Mais... genre... j'ai juste changé un peu mon style. C'est grave ? »

Julie soupira. « Écoutez, je ne sais pas ce qui se passe dans votre vie personnelle en ce moment, mais ça impacte votre professionnalisme. Je vous suggère de prendre quelques jours de repos si nécessaire. »

« Non, non, ça va ! » protesta Léonie. « Je me sens super bien. Même trop bien. »

Arrête de dire "trop". Parle normalement. Parle comme avant.

Mais elle ne savait plus comment elle parlait "avant". Comme si son ancienne façon de s'exprimer appartenait à quelqu'un d'autre. À une Léonie qu'elle ne connaissait plus vraiment.

Le soir, elle prit rendez-vous chez un coiffeur. Sans réfléchir. Comme si ses doigts agissaient seuls en composant le numéro.

Le jeudi, Léonie passa quatre heures chez le coiffeur. Elle ne se souvenait pas exactement avoir demandé tout ce qui lui fut fait.

« Vous voulez vraiment des mèches blond platine ? » avait demandé la coiffeuse, dubitative.

« Oui, » avait répondu Léonie d'une voix absente. « Le plus blond possible. Et des extensions. Longues. Jusqu'aux reins. »

Pendant que la coiffeuse travaillait, Léonie écoutait son casque. Les battements binauraux. Les murmures.

Léonie a de beaux cheveux blonds. Les blondes sont plus féminines. Les hommes préfèrent les blondes. Léonie est une blonde. Léonie est belle. Léonie est désirable.

Quand ce fut terminé, Léonie se regarda dans le miroir et eut un choc.

La femme qui lui faisait face n'était pas elle. Cheveux blond platine tombant en cascade jusqu'aux reins. Volume excessif. Brillance artificielle. On aurait dit une... une...

Une bimbo.

Ce mot résonna dans son esprit. D'où venait-il ? Pourquoi ce mot précisément ?

Elle paya 800 euros, une somme astronomique et rentra chez elle dans un état second. Dans le métro, tous les hommes la regardaient. Certains souriaient. D'autres la dévoraient des yeux sans aucune subtilité.

Elle aurait dû se sentir objectifiée. Mal à l'aise. Mais à la place, elle ressentit... de l'excitation.

Ils me trouvent jolie. Ils me désirent. C'est bien. Je veux qu'ils me désirent.

Chez elle, elle passa deux heures devant le miroir, à faire des selfies avec ses nouveaux cheveux. Elle les envoya à... personne. Elle n'avait personne à qui les envoyer. Pas de petit ami. Pas vraiment d'amies proches. Juste des collègues.

Elle ouvrit Instagram et créa un nouveau compte. Pas sous son vrai nom. Sous... Lé-Lé.

Pourquoi ce nom ? D'où ça sort ?

Mais ses doigts continuaient à taper. @LeLe_Twat. Biographie : "Just a girl Paris "

Elle posta sa première photo. Selfie miroir. Crop-top rose. Cheveux blonds. Sourire. En deux heures, elle avait 300 followers. Tous des hommes. Tous avec des commentaires lubriques.

"T'es magnifique bb" "Tu veux qu'on se voit ?" "Putain quel canon"

Elle ne devrait pas aimer ça. Mais elle adorait.

Le soir, elle se masturba en relisant les commentaires. Et en écoutant le casque qui murmurait :

Léonie aime l'attention masculine. Léonie veut plus d'attention. Léonie doit montrer plus de peau. Léonie doit être plus sexy. Les hommes aiment les femmes sexy. Léonie veut être désirée. Léonie est une bimbo. Les bimbos sont sexy. Léonie est une bimbo.

Elle jouit en murmurant « Lé-Lé... Lé-Lé... Lé-Lé... »

Le vendredi matin, Léonie passa une heure à se maquiller. Normalement, elle mettait juste un peu de mascara et de gloss. Mais aujourd'hui, elle avait acheté toute une trousse de maquillage. Fard à paupières rose vif. Faux cils. Contouring. Highlighter. Gloss ultra brillant.

Le résultat était... excessif. On voyait son maquillage de loin. Ses yeux semblaient énormes sous les faux cils. Ses lèvres brillaient comme si elle venait de les lécher. Ses pommettes étaient tellement contourées qu'elles paraissaient artificielles.

Elle ressemblait à une poupée. Une bimbo.

Ce mot encore.

Au bureau, ce fut le choc. Maxime la croisa dans le couloir et s'arrêta net.

« Putain, Léonie... qu'est-ce qui t'arrive ? »

« Genre, quoi ? J'ai juste changé de look, » répondit-elle en souriant.

« Ce n'est pas juste un "changement de look". Tu... tu ne te reconnais pas ? »

Elle le regarda, confuse. « Mais si, je me reconnais. Je me sens trop bien, même. »

Arrête de dire "trop". Parle normalement.

Mais elle ne savait plus ce que « normalement » voulait dire.

En réunion d'équipe, elle présenta les nouvelles campagnes marketing. Ou plutôt, elle essaya.

« Donc, là, on a fait un truc trop cool sur Instagram, avec genre des influenceurs, et ça a fait beaucoup de likes, » expliqua-t-elle en montrant des slides.

Son équipe la regardait avec des yeux ronds.

« On pourrait peut-être, genre, faire pareil sur TikTok ? Parce que TikTok, c'est trop à la mode en ce moment. »

Julien leva la main : « Léonie... pardon, mais... tu pourrais être un peu plus précise ? Quels influenceurs exactement ? Quel budget ? Quels KPIs ? »

Elle le regarda, perplexe. « Des KPI quoi ? »

« Key Performance Indicators. Les indicateurs que tu utilises toujours dans tes présentations. »

« Ah ouais, ça... » Elle cherchait dans son esprit. Le terme existait quelque part, loin, mais elle ne parvenait pas à l'attraper. « Ben, genre... les trucs qui montrent si c'est bien ou pas. »

Silence gêné dans la salle.

Maxime intervint : « Léonie, sérieusement, tu devrais peut-être prendre quelques jours off. Tu n'as pas l'air dans ton assiette. »

« Mais si, je vais trop bien ! » protesta-t-elle.

Elle remit son casque et retourna à son bureau. Les battements binauraux la calmèrent immédiatement.

Léonie parle simplement. Léonie n'a pas besoin de mots compliqués. Les mots compliqués sont fatiguants. Léonie est une fille simple. Les filles simples parlent simplement. Léonie est une bimbo. Les bimbos parlent simplement.

L'après-midi, elle reçut un email de la DRH : « Entretien obligatoire lundi 9h. »

Elle devrait être inquiète. Mais elle ne ressentait rien. Juste le besoin de remettre son casque. D'écouter les battements. De laisser les murmures envahir son esprit.

Le soir, elle se masturba aux toilettes du bureau. Elle ne pouvait pas attendre de rentrer chez elle. Son excitation était trop intense. Elle jouissait facilement maintenant. En quelques minutes. En pensant aux regards des hommes sur elle.

En sortant de la cabine, elle croisa Julie, la DRH, qui la regarda avec un mélange de pitié et de désapprobation.

« Léonie... vous allez bien ? »

« Trop bien, madame ! » répondit-elle avec un sourire radieux.

Julie secoua la tête et s'éloigna.

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