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Chapter 3 by Bimbo_Slut Bimbo_Slut

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LA RÉVÉLATION

Un bruit m'a réveillé. Le déclic de la porte qui s'ouvrait. Je me suis redressé brusquement, désorienté. Combien de temps avais-je dormi ? Impossible à dire.

Alexandra est entrée, suivie de deux hommes imposants en costume noir. Des gardes du corps, sans aucun doute. Ils se sont postés de chaque côté de la porte, bras croisés, visages impassibles.

« Debout », a ordonné Alexandra.

Sa voix était froide maintenant, autoritaire. Plus rien de la fausse chaleur de notre première rencontre. J'ai obéi, me relevant lentement. Mon dos me faisait mal après ma nuit sur le sol dur.

« Tu te demandes pourquoi tu es ici », a-t-elle dit, s'approchant de moi.

Elle portait aujourd'hui une robe fourreau noire qui épousait parfaitement ses formes. Ses talons la rendaient encore plus imposante. Elle a fait le tour de moi, m'examinant comme on examinerait un insecte.

« Il y a trois ans, tu m'as volé ma société. La société que j'avais créée de mes propres mains. Tu as manipulé le conseil d'administration, falsifié des documents, menti à tous nos associés. »

« C'était des affaires, Alexandra. Rien de personnel », ai-je dit, essayant de garder une voix ferme.

Elle a ri. Un rire sec, sans joie.

« Rien de personnel ? Tu m'as humiliée devant toute l'industrie. Tu as détruit ma réputation. Tu m'as ruinée financièrement. J'ai perdu ma maison, mes économies, mes amis. J'ai même pensé à me suicider, Alexandre. Est-ce assez personnel pour toi ? »

Sa voix tremblait légèrement sur les derniers mots. Une fêlure dans sa façade de glace. Mais elle s'est vite ressaisie.

« Mais je n'ai pas abandonné. J'ai reconstruit. Lentement, patiemment. J'ai fait de nouveaux investissements, de nouvelles alliances. Et pendant tout ce temps, j'ai pensé à toi. À ce que je te ferais quand j'en aurais l'opportunité. »

Elle s'est arrêtée devant moi, nos visages à quelques centimètres l'un de l'autre.

« Et maintenant, j'ai cette opportunité. »

Mon cœur battait à tout rompre. J'ai essayé de reculer, mais je me suis cogné contre le mur.

« Qu'est-ce que tu veux ? De l'argent ? Je peux te rembourser ! Le double de ce que tu as perdu ! Le triple ! »

« L'argent ? » Elle a secoué la tête. « Non, Alexandre. L'argent ne suffit pas. Ce que je veux, c'est ta destruction complète. »

Elle a fait un signe à l'un des gardes qui lui a tendu une tablette. Elle me l'a tendue. Sur l'écran, un document juridique. Un contrat. J'ai commencé à le lire, mais les termes techniques me perdaient. Programme de réhabilitation... transformation comportementale... consentement éclairé...

« Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? »

« Ton avenir », a répondu Alexandra. « Voici le marché : tu signes ce contrat et tu acceptes de participer à mon programme pendant douze mois. À la fin, si tu as été coopératif, tu seras libre de partir. »

« Et si je refuse ? »

Elle a souri. Un sourire de prédateur.

« Si tu refuses, j'envoie à la police et aux autorités fiscales les preuves que j'ai accumulées contre toi. Fraude fiscale, détournement de fonds, corruption, manipulation de marché. Tu passeras les vingt prochaines années en prison. Et crois-moi, j'ai des preuves solides. »

« Tu bluffes. »

« Vraiment ? »

Elle a appuyé sur l'écran de la tablette. Des documents sont apparus. Des relevés bancaires avec mon nom. Des transferts suspects vers des paradis fiscaux. Des e-mails compromettants. Mon sang s'est glacé. Je ne reconnaissais pas la moitié de ces documents. Ils étaient faux, forcément. Mais ils avaient l'air tellement authentiques.

« Tu as fabriqué tout ça », ai-je murmuré.

« Prouve-le. En attendant, un juge trouvera ces documents très convaincants. Surtout avec les témoins que j'ai réussi à... persuader de corroborer mon histoire. »

J'étais piégé. Complètement piégé. Prison ou... quoi ? Ce mystérieux programme de réhabilitation ?

« Qu'est-ce que tu vas me faire ? »

« Tu verras bien. Mais je peux t'assurer que ce sera... transformateur. »

Elle a fait un autre signe et le garde a apporté une seringue. Mon cœur a fait un bond dans ma poitrine.

« Qu'est-ce que c'est ? »

« La première étape. Ne t'inquiète pas, ce ne sont que des hormones. Rien de dangereux. Enfin, pas mortellement dangereux. »

Des hormones ? Quelles hormones ?

« Non ! Non, reste loin de moi ! »

J'ai essayé de m'échapper, mais les deux gardes m'ont saisi. Ils étaient bien plus forts que moi. Ils m'ont plaqué contre le mur, maintenant mes bras fermement. J'ai senti la piqûre de l'aiguille dans mon bras. Un liquide froid s'est répandu dans mes veines.

« Voilà », a dit Alexandra avec satisfaction. « Ce n'était pas si terrible, n'est-ce pas ? »

Elle a caressé ma joue presque tendrement. J'ai détourné la tête avec dégoût.

« Va te faire foutre ! »

La gifle est venue si vite que je n'ai pas eu le temps de la voir arriver. Ma tête a claqué sur le côté. Ma joue me brûlait.

« Surveille ton langage », a-t-elle dit froidement. « Tu vas apprendre les bonnes manières. Que tu le veuilles ou non. »

Elle s'est dirigée vers la porte, puis s'est retournée.

« Ah, j'oubliais. À partir de maintenant, tu ne t'appelles plus Alexandre. Ton nouveau prénom est Lexi. Lexi. Habitue-toi à ce nom, parce que c'est le seul auquel tu répondras désormais. »

« Tu es folle ! »

« Peut-être. Mais je suis une folle qui contrôle ta vie maintenant. Réfléchis bien, Alexandre. Pardon, Lexi. Tu as quarante-huit heures pour signer ce contrat. Passé ce délai, j'envoie tout aux autorités. »

Elle est sortie, les gardes sur ses talons. La porte s'est refermée avec un claquement définitif.

Je me suis effondré contre le mur, glissant jusqu'au sol. Mes mains tremblaient. Qu'est-ce qu'elle m'avait injecté ? Des hormones ? Pourquoi ?

Et puis, lentement, la réalisation m'a frappé. Des hormones. Un nouveau prénom féminin. La transformation qu'elle avait mentionnée.

Non. Oh non. Elle ne pouvait pas vouloir dire...

Mon estomac s'est retourné. J'ai vomi sur le sol blanc immaculé, mon corps entier secoué de spasmes. C'était impossible. Elle ne pouvait pas. Elle n'oserait pas.

Mais en regardant les caméras qui m'observaient froidement, j'ai compris qu'elle oserait absolument.

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