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Chapter 5 by zbloutch zbloutch

Qu'arrive-t-il à la juge ?

John la fait taire. Littéralement.

-Maintenant ça suffit ! S'écria Florence en frappant du poing sur la table. Quatre témoins vous ont vu. Celui que vous avez essayé de corrompre a tout avoué et votre ADN est partout sur les lieux du crime. Continuez de plaider innocent comme ça et vous allez prendre de la prison à vie.

L'interlocuteur de Florence, un homme grisonnant, la fixait d'un air goguenard. À côté de lui, son avocat gardait le silence pour le moment. Ce dernier était sans doute nouveau car Florence ne l'avait encore jamais rencontré. Depuis six mois, elle était devenue juge dans cette ville. Elle avait été horrifiée de voir l'état de corruption qui y régnait et avait juré d'y mettre fin. Rétablir la justice, protéger les faibles contre les puissants, c'étaient les raisons pour lesquelles elle avait voulu faire du droit. Son diplôme fraîchement en poche, elle s'était mise en quête de défis et en avait trouvé un de taille.

-Je sais que vous avez l'habitude de ne rien dire, poursuivit Florence. Vous avez cette règle entre vous, de ne dénoncer personne. Mais cette fois, il semble bien que vos camarades vous aient abandonnés. Si vous dites qui a commandité ce crime et qui vous a aidé, je pourrais vous trouver des circonstances atténuantes. Vous sortiriez alors au bout de dix ans.

Le suspect garda le silence et se contenta de la contempler d'un œil goguenard. Finalement, son avocat se racla la gorge.

-Bon, maintenant que vous avez fait votre numéro, je vais vous dire ce qui va se passer. Oui, vous avez toutes les preuves contre mon client, et oui, tout laisse à penser qu’il va aller en prison si vous les présentez au tribunal, mais vous savez quoi ? Je ne m’en soucie pas, car vous ne les présenterez pas.

Florence jeta au nouveau venu un regard noir.

-C’est une tentative de corruption, monsieur…

-Doe. John Doe. Et non, il ne me viendrait même pas à l’esprit de vouloir acheter une femme intransigeante comme vous. Non, je privilégie une approche plus directe.

-Je vois, vous cherchez à m’intimider, hein ? Eh bien figurez-vous que jemm…mmmmmh…

La magistrate écarquilla les yeux quand elle sentit ses lèvres se coller l’une à l’autre, fermant hermétiquement sa bouche. John vit ses mâchoires s’écarter dans une tentative d’ouvrir la bouche, mais en vain.

-Mmmmmh, gémit-elle en roulant des yeux terrifiés.

-Vous ne pourrez pas dire vos conclusions au tribunal si vous n’avez pas de bouche, fit simplement John.

Peu à peu, les lèvres de la jeune femme se firent plus fines, tandis qu’elles semblaient fusionner pour de bon l’une avec l’autre. Une trentaine de secondes plus tard, seule une surface de peau lisse restait. Elle passa une main tremblante là où se trouvait sa bouche une minute auparavant, horrifiée.

-Mmmmh…mmmmh…

-Je sais, je sais. La suite maintenant. Vous avez obtenu ces informations en lisant des infos, en écoutant des témoins. Je vais m’assurer que vous ne puissiez plus faire ça à l’avenir.

A peine John avait-il fini de prononcer ces paroles que Florence sentit ses paupières se faire lourdes, comme si garder les yeux ouverts lui demandait trop d’efforts. Elle voulut lutter, mais elle finit par fermer les yeux pour de bon. John vit ses paupières se souder, jusqu’à se fermer hermétiquement à leur tour. Ce fut alors à ses oreilles de se décoller et de tomber par terre ou elles tombèrent peu à peu en poussière. Les trous béants laissés se refermèrent petit à petit, et l’instant suivant, il ne restait plus aucune trace de ses yeux ni de ses oreilles.

-Sourde, aveugle et muette, s’esclaffa John. Voilà une juge qui ne vous emmerdera plus beaucoup. Allez, histoire de ne rien laisser au hasard, on va supprimer ce nez aussi.

John claqua des doigts et en un instant, tout le visage de Florence n’était plus qu’une surface lisse. La juge se leva de son fauteuil, et tituba en portant la main à sa gorge.

-Elle va s’étouffer, là ? demanda le mafieux, impressionné par ce qu’il voyait.

-Mais non, je ne suis pas un assassin. Enfin, autant laisser durer le suspense quelques instants.

Il regarda la juge s’effondrer par terre, ou elle continua à gémir d’une voix rauque, la main plaquée contre sa gorge. Ce qui restait de son visage avait viré au rouge, puis à l’écarlate. Finalement, quand John entendit ses gémissements se faire plus faible, et ses spasmes moins violents, comme si elle s’apprêtait à perdre conscience, il claqua des doigts.

Aussitôt, il vit la cage thoracique de la juge se soulever et retomber, alors que ses poumons se remplissaient à nouveau d’air.

-Comment elle fait pour respirer ? demanda le client de John.

-Aucune idée. Par les pores de la peau, peut-être ? L’important, c’est que ça marche.

Pendant ce temps, plongée dans le noir et dans le silence, Florence était en proie à la panique la plus totale. Elle ne comprenait pas comment sa journée avait pu basculer dans l’horreur à ce point. Elle voulut se redresser, tâtant de ses mains tremblantes les environs pour se repérer. Ce fut à ce moment-là que John avança vers elle et commença à la déshabiller. Quand elle sentit ces mains parcourir son corps, elle voulut se défendre et armer son bras pour frapper. John soupira en esquivant le coup.

-Bon, même sans bouche, sans yeux et sans oreilles, elle peut encore nous causer des problèmes. Alors autant aller jusqu’au bout.

John claqua des doigts et l’instant suivant, les vêtements de Florence tombèrent en poussière. Il les claqua une nouvelle fois, et à sa grande horreur, elle sentit soudain ses propres bras se détacher au niveau des épaules, sans laisser de plaie, juste une surface de peau lisse. Elle ressemblait désormais à une poupée désarticulée. Ses bras tombèrent au sol ou ils eurent quelques spasmes avant de s’immobiliser.

-Elle ne peut pas frapper, ni s’enfuir.

Quand il claqua à nouveau des doigts, ce furent les jambes qui se détachèrent du reste du corps. Florence se sentit tomber lourdement au sol. Elle aurait pleuré toutes les larmes de son corps si elle avait encore eu un visage. Elle n’était désormais plus qu’un tronc humain avec une tête sans visage. Elle sentit la main de John se poser sur ses fesses et frissonna.

-Ne t’en fais pas, je t’ai beaucoup pris, mais je peux également donner.

En un instant, elle sentit ses seins et ses fesses enfler, prenant des proportions complètement irréalistes sur un corps normal, et encore plus sur ce qu’il en restait à présent.

-Mmmmmmmmmh ! pleurnicha-t-elle devant son impuissance.

-Et voilà une juge qui ne vous embêtera plus, conclut John, satisfait.

-Qu’est-ce qu’on en fait, maintenant ? demanda le mafieux en se grattant la tête, perplexe devant ce tas de seins et de fesses.

-Vendez-la. Présentez-là comme un nouveau sextoy. Vous trouverez forcément un vieux pervers qui paiera un prix d’or pour se procurer ça.

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Noooon…noooon…je dois me souvenir…pitié…que quelqu’un m’aide.

Un mois s’était écoulé depuis que John avait réglé le cas de Florence. La jeune femme avait été vendue à un quinquagénaire qui l’avait fait installer au grenier. A présent, il y montait deux fois par jour pour la pénétrer violemment. Les gémissements de Florence ne servaient à rien, il n’y voyait qu’une preuve du réalisme de ce sex toy.

A présent, le propriétaire de Florence prenait cette dernière par derrière, s’enfonçant profondément dans son cul démesuré. L’esprit de Florence était un mélange de douleur, de colère et d’humiliation, mais un sentiment de plaisir de plus en plus fort se faisait ressentir jour après jour. Elle craignait qu’un jour, elle oublie qui elle était pour ne plus être qu’un objet sexuel incapable de penser.

Je dois me souvenir. Je suis Florence, juge, j’ai une vie, une carrière, je…ooooooooooh

L’orgasme qui la secoua au moment où son propriétaire déchargeait en elle interrompit le fil de ses pensées. Pendant quelques instants, elle fut incapable de se consacrer à autre chose que son plaisir.

Mon maître est content. Je dois satisfaire mon maître. Je n’existe que pour vider ses couilles, je…non !

Elle se reprit juste à temps, alors qu’elle sentait son esprit glisser pour de bon. Elle devait lutter. Son prochain orgasme risquait de l’effacer pour de bon.

Je suis Florence. Je ne veux pas disparaître.

Quelques heures plus tard, toute trace de la juge prometteuse avait disparu. Seule restait ce sextoy réaliste, posé sur le parquet.

Dois satisfaire maître. Orgasme, bien. Sperme, bien. Dois satisfaire maître.

La fin pour Florence ?

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