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Chapter 4 by zbloutch zbloutch

Une séance de cinéma qui ne tourne pas comme prévu

Il s'installe à côté d'un couple

John arriva dans la salle de cinéma. Il faisait sombre, mais il y voyait encore suffisamment clair pour observer les personnes dans la salle. Celle-ci était assez clairsemée. Soit le film qui s’apprêtait à être diffusé n'était visiblement pas très connu. John regarda plus attentivement les spectateurs présents, avant de choisir l'endroit ou il allait s'asseoir. Il avança jusqu'au fauteuil de son choix et s'y installa. Juste à côté de lui, un couple était assis et se tenait la main en attendant le début du film. Du coin de l'oeil, John vit les deux amoureux lui adresser un regard agacé. Sans doute ne comprenaient-ils pas pourquoi il s'était installé juste à côté d'eux alors que la salle était presque vide et que ce n'étaient pas les places qui manquaient.

-Bonsoir, se contenta-t-il de leur dire avec un sourire.

Devant l'absence de réponse, il haussa les épaules et se contenta de regarder l'écran. Finalement, les lumières s'éteignirent et l'écran s'illumina. Le film allait commencer.

Pendant quelques minutes, John se contenta de regarder le film en silence. Du coin de l'oeil, il regarda le couple à côté de lui. Tous deux semblaient captivés par le spectacle. John ne partageait pas cet intérêt. A force de provoquer des événements sortant de l'ordinaire dans la vraie vie, et cela de manière quotidienne, il avait fini par se désintéresser des distractions plus ordinaires, comme les films et les livres. De toute façon, ce n'était pas pour ça qu'il était là.

La femme à côté de lui avait fini par ne plus faire attention à sa présence. Elle fixait désormais l'écran de ses yeux bruns. Ce fut là que John décida de passer à l'action.

Il fouilla d'abord sa mémoire en quête d'informations utiles. Elle s'appelait Clémence et avait 28 ans. Elle n'était pas depuis très longtemps avec son copain, Paul, qu'elle avait rencontrée lors d'une soirée organisée par une amie à elle. Sa passion était donc encore intacte, car elle n'avait pas eu le temps de s'éteindre après des années de vie de couple. Tous les deux étaient optimistes sur la manière dont tout cela allait tourner.

« Dommage qu'ils aient croisé ma route », pensa John avec un sourire cruel.

John posa soudain sa main sur la cuisse de la jeune femme et la caressa, comme si de rien n'était. Clémence tressaillit, et s'apprêtait à protester, mais John la fit taire d'une seule phrase :

-Laisse-toi faire.

Il avait prononcé cette phrase suffisamment doucement pour que le copain de sa victime n'entende rien. Clémence regarda John quelques instants comme si elle essayait de toutes ses forces de dire quelque chose, mais elle en était visiblement incapable. Finalement, elle se tourna à nouveau vers l'écran, ses yeux écarquillés trahissant la panique qui s'emparaît d'elle. John lui murmura à l'oreille.

-Tu ne peux pas protester, ni prévenir Paul, de ce qui se passe. Fais comme si de rien n'était.

John s'approcha de son visage et lui lécha la joue, savourant le fait de ne pas risquer de se prendre une baffe monumentale comme ce serait arrivé à n'importe qui dans les mêmes circonstances. Clémence restait immobile, les mâchoires serrées, et tout indiquait qu'elle hurlait intérieurement pour se défaire des liens invisibles qui l'empêchaient de faire quoi que ce soit. Encouragé par ses pouvoirs, John déplaça sa main, la faisant quitter sa cuisse pour s'attarder sur son entrejambe, frottant lentement le jean sans que Clémence ne puisse réagir. Il s'approcha à nouveau pour lui murmurer à l'oreille.

-Tu as toujours fantasmé là-dessus : te faire peloter par un inconnu dans une salle de cinéma.

Au bout de quelques secondes, John vit l'attitude de Clémence changer. Peu à peu, sa respiration se fit plus sereine, et elle semblait clairement plus sereine par rapport à la situation. John sentit le tissu s'humidifier à l'endroit ou il le caressait. Pendant ce temps, une place plus loin, Paul regardait le film, sans se douter de ce qui se passait juste à côté de lui. John sentit que malgré tout, Clémence se sentait coupable de ne rien faire et de prendre du plaisir à la situation. Il se remit à murmurer dans l'oreille de la jeune femme :

-Il n'y a rien de honteux là-dedans. Si ton mec te baisait mieux, tu n'aurais peut-être pas besoin d'un inconnu pour te satisfaire.

John vit pendant quelques secondes de l'hésitation dans le regard de Clémence, comme si elle se rendait compte que les pensées qui l'envahissaient n'étaient pas les siennes et qu'elle devait résister. Mais en fin de compte, elle se contenta de hocher la tête, tandis que le désir se faisait de plus en plus visible dans son regard. A la surprise de John, elle glissa la main sous le pantalon de John et se mit à masser sa bite sans quitter l'écran des yeux. Il pensait qu'il lui faudrait la manipuler davantage pour en arriver là, mais il était content de voir que son jouet du moment était aussi réceptif.

-D'ailleurs, ajouta-t-il. Est-ce qu'un vrai mec me laisserait faire ce que je suis en train de faire ? S'il est incapable de te défendre, il ne te mérite pas.

-C'est vrai, souffla Clémence, avec un regard dédaigneux en direction de Paul, toujours à des lieues de se douter de ce qui se tramait contre lui.

-D'ailleurs, pourquoi une femme comme toi perdrait son temps avec lui ? Tu n'as jamais été en couple avec lui.

-Jamais, murmura-t-elle, le regard dans le vague.

-Tu ne le connais même pas. C'est juste un inconnu qui est assis près de nous.

Le langage corporel de Clémence se mit à changer. Elle s'éloigna au maximum de son ex-copain, tandis que sa main droite continuait de masturber celui qui lui retournait le cerveau en cet instant précis.

-C'est avec moi que tu es entré dans la salle. Et depuis qu'on s'est installés, tu n'as qu'une seule idée en tête : c'est que je te baise ici-même.

-Ici-même, répéta-t-elle, en s'efforçant d'être discrète.

-D'ailleurs, c'est ce qui va se passer tout de suite.

En guise de réponse, Clémence se leva se sa chaise et alla s'asseoir sur les genoux de John, le chevauchant de manière à coller sa poitrine contre son visage.

-Hé ! Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?

Les deux partenaires se tournèrent vers celui qui venait de les interpeller. Paul les fixait d'un air interloqué, prenant enfin conscience de ce qui se passait, même s'il était bien trop tard désormais.

-Clémence ! Qu'est-ce que tu fous.

Clémence regarda Paul d'un air glacial.

-On se connaît ?

-Tu te fous de ma gueule ? Comment tu peux...

-Ta gueule ! Lui dit simplement John.

Paul voulut répondre, mais se trouva soudain incapable de parler.

-Tu sais qui ça peut être, chéri ? Demanda la jeune femme à John.

Juste un puceau qui est probablement surpris de voir un couple baiser. Essaie au moins d'être discret.

Pendant un instant, Paul le regarda, les yeux remplis de haine, visiblement prêt à lui casser la gueule. Et vu sa masse musculaire, il n'aurait sans doute eu aucun mal à le faire sans les pouvoirs de celui qui venait de lui voler sa copine. Mais cette haine s'estompa soudain, remplacée par un sentiment de malaise. Sous les yeux de John, ses muscles fondirent, jusqu'à ce qu'il ne soit plus qu'un gringalet, tandis que sa taille diminua d'une bonne tête. Ses cheveux devinrent plus gras et son visage se couvrit de boutons d'acné. En un instant, le trentenaire baraqué et sûr de lui avait disparu, remplacé par un ado qui observait le nouveau couple en pleine action en s'efforçant tant bien que mal de cacher son érection.

Clémence retira le pantalon de John, puis le sien. Enfin, elle vint s'empaler sur la bite de son nouveau partenaire et se dandina sur le membre gonflé pendant de longues minutes. Les mains fermement campées sur les fesses de la jeune femme, John eut un regard amusé en direction de Paul. L'adolescent faisait mine de regarder le film en ignorant ce qui se passait, mais les bruits reconnaissables que John entendait indiquaient qu'il se masturbait furieusement en observant le couple du coin de l’œil.

Sans s'interrompre, Clémence retira son t-shirt puis son soutien-gorge, et plongea la tête de John dans ses seins tièdes. Ce fut le moment ou John déchargea en elle. Les deux partenaires restèrent ainsi, l'une sur l'autre, pendant un long moment, en haletant.

-Allons chez moi, dit John. Ce film m'a l'air nul, et j'ai encore envie de te faire 2-3 trucs au calme.

Clémence gloussa et se mit à son tour en quête des vêtements qui traînaient par terre.

Quelques minutes plus tard, le couple se dirigeait vers la sortie de la salle du cinéma, tandis que Paul les suivait du regard. L'ex de Clémence ne gardait aucun souvenir de son arrivée aux côtés de sa copine. A présent, il était juste subjugué par la beauté de celle sur laquelle il venait de se masturber malgré le sentiment de honte qui l'envahissait. Si seulement il pouvait avoir une copine comme elle. Peut-être que les autres au lycée arrêteraient de se moquer de lui. Il regarda Clémence tortiller du cul en quittant la salle et se sentit durcir à nouveau. Il aurait donné n'importe quoi pour lui refaire les fesses en cet instant précis, mais il savait qu'ils ne boxaient pas dans la même catégorie. Il soupira et détourna le regard.

John s'éloignait du cinéma, son bras enroulé autour de la taille de Clémence. S'il comptait bien lui faire l'amour toute la nuit, voire également le jour suivant, il ne savait pas encore ce qu'il comptait en faire ensuite. La laisser repartir vivre sa vie comme si de rien n'était ? Ou la changer plus en profondeur pour en faire une personne nouvelle et ruiner sa vie ? Il haussa les épaules. Cela dépendrait sûrement de la performance de sa partenaire. Elle avait intérêt à se montrer convaincante.

En s'approchant de la sortie, il vit une foule s'amasser près de la porte des toilettes des dames, où raisonnaient les hurlements de plaisir de la jeune femme qui avait tenté de lui barrer la route un peu plus tôt. John sourit. Une soirée bien productive, en somme.

Et ensuite ?

Comments

      More fun
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