Disable your Ad Blocker! Thanks :)
Chapter 3
by
zbloutch
Que lui arrive-t-il sur le chemin ?
Il est bousculé par une fille à papa bourrée
John déambulait dans la rue, perdu dans ses pensées, quand il fut soudain heurté par une jeune femme qui sortait de boîte de nuit, accompagnée de ses amis. Le reste de son groupe passa à côté de lui sans incident, mais la dernière à sortir, une fausse blonde trop maquillée, ne fit pas attention à lui, lui rentra dedans de plein fouet. John aurait pu laisser passer l'incident si elle n'avait pas tenu une coupe de champagne à la main, coupe dont elle renversa le contenu sur John.
-Vous ne pouvez pas faire attention ? Maugréa-t-il.
-Dégage, connard, gloussa-t-elle, répandant son haleine alcoolisée dans l'air.
Elle se remit en route, à la suite de ses amis, mais John avait une autre idée en tête.
-Laisse tes amis prendre de l'avance, murmura-t-il.
Sans s'en rendre compte, la jeune femme ivre ralentit le pas, laissant ses amis quitter son champ de vision quand ils prirent un virage, sans se rendre compte qu'elle restait derrière. John marcha dans sa direction jusqu'à arriver à sa hauteur.
-Tu as sali ma chemise, commença-t-il sur un ton neutre.
-C'est encore toi ? Rétorqua la jeune femme sans se démonter.
-Tu ne comptes pas t'excuser ?
Son interlocutrice leva les yeux au ciel, tout en faisant un effort pour garder l'équilibre.
-Non mais c'est bon, tu me soûles déjà. Allez, je te laisse, j'ai pas de temps à perdre avec un loser.
-Julie Monier, 20 ans, fille de médecins. Tu t'inscris chaque année dans une fac différente mais tu ne vas jamais à aucun cours car tu préfères faire la fête et baiser des inconnus dans les toilettes des boîtes de nuit. Tes parents s'en foutent car ils t'ont toujours gâtée, et continuent de payer ton loyer et à te donner de l'argent tous les mois pour financer ton train de vie. De toute façon, une fois que tu auras trouvé un beau gosse assez riche à épouser, quand tu seras fatiguée de faire la fête, tu n'auras plus besoin d'études.
Julie haussa un sourcil interrogateur. La surprise semblait avoir un peu dissipé les effets de l'alcool.
-Ok...je ne sais pas qui t'es ni d’où tu me connais, mais ça devient un peu flippant. Donc je vais juste me casser rejoindre mes amis et je te conseille de...
-Pas si vite. Tu vois, c'est un peu une intervention que je suis en train de faire. Car ta vie a besoin d'être encadrée.
-Encadrée ? Mais pour qui tu te prends, pauvre merde ?
-Ta réaction prouve que tu as besoin d'être responsabilisée, et besoin de plus d'autorité surtout. Ne t'en fais pas, j'ai ce qu'il te faut. Pour commencer, on va changer cette vie de fille à papa blanche.
John claqua des doigts, et en un instant, les cheveux de Julie s'assombrirent, jusqu'à devenir complètement noirs. Ils se mirent également à friser. Ce furent ensuite ses yeux verts qui s'assombrirent, jusqu'à devenir bruns. Sa peau se mit ensuite à dorer, pour se fixer sur une couleur brune.
-Voilà, c'est déjà un bon début, non ? Commença John en pointant la peau découverte du doigt.
Julie baissa les yeux et poussa un cri de surprise en voyant sa peau mate.
-Qu'est-ce que...qu'est-ce que tu m'as fait ?
-Ça ne te plait pas ? Moi j'aime bien.
-J'ai l'air d'une beurette, putain !
-Tu es une beurette, nuance. Et je n'ai pas fini. Je vais te donner quelques consignes pour la suite. Pour commencer, exit l'alcool.
Peu à peu, John vit le regard de Julie se faire plus clair, alors que les effets de l'alcool se dissipaient pour de bon, jusqu'à ce qu'elle soit entièrement sobre. Comprenant alors qu'il se passait quelque chose qui la dépassait, elle ne put s'empêcher de verser une larme, alors qu'elle s'adressait à John sur un ton beaucoup plus conciliant.
-S'il vous plaît, je sais que je peux être agaçante quand j'ai bu, mais je suis désolée, vraiment. S'il vous plaît, arrêtez ça, je...
-Trop tard, s'esclaffa John. Voyons, tu n'aimes pas les études. Alors je vais te faire gagner du temps et te mettre déjà à l'étape suivante.
Julie ouvrit la bouche pour parler, mais son visage se figea soudain dans une grimace de douleur tandis qu'un gémissement s'échappait de sa bouche. Elle porta ses mains à son ventre.
-Aaaah...j'ai mal...cette douleur...je n'ai jamais ressenti une douleur pareille...je...
La douleur qui se lisait sur son visage se mua rapidement en horreur quand elle vit ce qui lui arrivait. Son ventre, qui avait toujours été plat à force de régimes, enflait à vue d’œil, distendant la peau. Elle sentait quelque chose se développer en elle et retint son souffle quand elle compris ce que c'était...
-Je...je suis enceinte ? Mais ce n'est pas possible ?
-Et pourtant, tu l'es bien. De sept mois, je dirais. Et de jumeaux, en plus.
La robe que Julie portait se déchira au niveau du ventre, laissant ce dernier ressortir, distendu, comme s'il était prêt à éclater. Ses seins, auparavant petits et fermes, avaient gonflé, et tachaient sa robe d'un liquide blanchâtre.
-Non ! S'écria-t-elle. Je ne veux pas être enceinte. Je ne veux pas d'enfants. Vous devez faire quelque chose.
-Tu y prendras goût, tu verras. Enfin, il vaudrait mieux pour toi, vu la vingtaine de gamins que tu vas pondre dans les années à venir.
-Une vingtaine ? Mais c'est pas possible ! Je...min allah , la 'astatie aleaysh mithl hdha
Julie porta la main à sa bouche en écarquillant les yeux. Cet homme n'avait quand même pas été jusqu'à trafiquer son esprit et la langue qu'elle parlait !
-Attendez, c'est pas ce que je voulais dire, je...tawaquf ean dhlk min fadlik !
-Ne t'en fais pas, c'est encore un peu confus pour l'instant, mais d'ici une minute ou deux, tu auras complètement oublié comment parler français.
-Tu ne vas pas t'en tirer comme ça, cria-t-elle. Mon père est riche, il a les meilleurs avocats et ils vont te sawf natf lak hataa lm yatabiq lak shay' !
-Du calme, tu seras bientôt très contente de ta nouvelle vie. Bon, par contre, ces vêtements ne sont plus mettables. Déjà, ils sont déchirés, et la nouvelle toi est plus pudique que ça.
John claqua à nouveau des doigts et l'instant suivant, Julie vit sa robe se transformer sous ses yeux, s'allongeant jusqu'à couvrir tout son corps, cachant sa silhouette. Seul son ventre de femme enceinte ressortait encore un peu. Le tissu poursuivit sa progression jusqu'à gagner sa tête, se transforma en voile qui cacha tous ses cheveux.
-Exit le maquillage aussi, ajouta John. Histoire de rester cohérent. Alors, c'est pas beau ?
John montra du doigt une vitre dans laquelle Julie put voir son reflet. La jeune femme manqua s'évanouir. Ce n'était pas elle, ce n'était pas possible. Là ou aurait du se trouver le reflet d'une jeune femme blonde, en robe de soirée, passablement bourrée, se trouvait une femme voilée, de type maghrébin, enceinte jusqu'aux yeux. Les larmes coulèrent le long de sa joue. Sa propre famille ne la reconnaîtrait pas.
Ce fut à ce moment là que le groupe d'amis qui avait laissé Julie derrière fit son apparition, visiblement en quête de la jeune femme. Celle-ci écarquilla les yeux, sentant un espoir fou la gagner. Peut-être pourraient-ils l'aider.
-Julie ! Julie !
La jeune femme fit un pas dans leur direction et voulut leur dire que c'était elle, qu'elle avait été transformée et qu'elle avait besoin d'aide :
-hadha 'anaa! laqad tahawalat wa'ahtaj 'iilaa musaeada!
Julie se retint de hurler de désespoir quand elle comprit qu'elle était désormais incapable de se faire comprendre. Elle vit ses amis lui adresser un regard surpris tout en accélérant le pas pour s'éloigner de cette étrange personne.
-Ne t'en fais pas, c'est bientôt fini. Regarde-moi.
Julie croisa le regard de John. Pendant un instant, elle ressentit encore un peu d'espoir. Peut-être allait-il dire qu'elle avait bien compris la leçon et lui rendre sa vie d'avant. Mais ses prochaines paroles douchèrent vite ces espoirs.
-Tu t'appelles Fatima, désormais. La personne que tu étais avant n'existe plus et tu n'en gardes aucun souvenir. A présent, tu vas marcher jusqu'à la ZUP. Tu sais, le quartier chaud de la ville. Tu vois ce que je veux dire ? Une fois que tu y seras, entre dans un immeuble et frappe à une porte au hasard. Le premier homme qui t'ouvrira deviendra immédiatement ton mari et le père des enfants que tu portes et de ceux à venir. Ensuite, tu ne sortiras plus de l'appartement. Ton mari te traitera comme un objet, mais c'est exactement ce que tu veux. Le but de ta vie sera donc de le satisfaire en permanence et de lui faire un max d'enfants pour toucher les allocs. Tu écarteras les jambes chaque fois qu'il le demandera, et tu accepteras tout de lui. Tu n'es plus qu'une mère pondeuse, à présent. C'est clair ?
Fatima ouvrit la bouche pour protester, avant de se figer quand elle réalisa qu'elle ne se souvenait plus contre quoi elle voulait le faire. Finalement, machinalement, elle se mit en marche en direction du quartier indiqué par John, caressant tendrement son ventre arrondi. Une seule pensée lui traversait l'esprit désormais.
Trouver mon mari, trouver mon mari, trouver mon mari.
****************************
5 ans après
**********************
Fatima gémit quand elle sentit Fayçal décharger en elle, remplissant de sperme son corps fertile. Avec un peu de chance, elle tomberait peut-être à nouveau enceinte ? Cela faisait déjà trois mois que son sixième enfant était né, et elle ne comptait pas s'arrêter en si bon chemin. Depuis cinq ans, son corps s'était épaissi sous l'effet des grossesses successives et de la nourriture un peu trop riche qu'elle cuisinait tous les jours, mais cela n'empêchait visiblement pas son mari de la prendre plusieurs fois par jour. Un médecin lui aurait sûrement dit qu'elle était en surpoids, elle estimait qu'elle avait plus de forces pour porter ses prochains enfants.
De temps en temps, elle faisait des rêves étranges, ou une jeune fille blonde qui s'appelait Julie lui criait de se réveiller, qu'elle avait été manipulée et que ce n'était pas sa vraie vie qu'elle était en train de vivre, mais Fatima n'y voyait que des signes de fatigue. De toute manière, tout ce qui ne concernait pas son mari et ses enfants ne l'intéressait pas.
La jeune mère s'allongea contre son mari, vénérant chaque parcelle de son corps. Elle était réellement en adoration devant son homme et ne rêvait que d'une chose : le satisfaire encore et encore. Même si la jeune fille de ses rêves disait vrai, elle n'échangerait cette vie contre rien au monde.
Retour à John
- No further chapters
- Add a new chapter
Disable your Ad Blocker! Thanks :)
Un pouvoir absolu
Manipuler le monde comme vous l'entendez
Un homme ordinaire se retrouve en possession d'un pouvoir qui lui permet de transformer l'esprit et le corps des gens qui l'entourent et de modifier la réalité à sa guise.
Updated on Jun 5, 2020
by zbloutch
Created on May 11, 2019
by zbloutch
- 194 Likes
- 144,768 Views
- 64 Favorites
- 18 Bookmarks
- 90 Chapters
- 7 Chapters Deep
Comments moved below the chapter.
Comments