Disable your Ad Blocker! Thanks :)
Chapter 4
by
zbloutch
Comment régler le problème ?
En faire une mère au foyer obèse
Marlène poursuivait son argumentaire, guettant chez son interlocuteur la moindre tentative de défendre le patriarcat qu’elle combattait. Heureusement, ce dernier se contentait de l’écouter en hochant la tête.
Bon, il est temps que je vienne mettre de l’ordre dans tout ça, résonna soudain une voix dans sa tête.
-Que…quoi ? s’écria-t-elle, perturbée par cette intervention soudaine.
-Madame Schiappa, vous vous sentez bien ?
Marlène croisa quelques instants le regard du journaliste qui l’observait, surpris. Elle conclut finalement qu’elle avait imaginé cette voix. Sûrement la fatigue.
-Ce n’est rien, désolé.
-Pas de souci. Si vous pouviez dire ce que signifie être féministe aujourd’hui, comment le définiriez-vous ?
-C’est très simple. Il faut savoir ce que l’on veut, et être prête à se battre pour l’obtenir. Sans oublier le plus important…
Et c’est parti
-...satisfaire son mari, répondre à tous ses besoins et lui faire un maximum d’enfants.
Marlène Schiappa colla ses mains contre sa bouche, les yeux exorbités. Ses paroles avaient franchi ses lèvres sans qu’elle le veuille, comme si quelqu’un les avait prononcées à sa place en utilisant sa voix. Au regard médusé du journaliste, elle comprit qu’il était trop tard pour faire comme si de rien n’était.
-Pardon, bredouilla-t-elle. Ce n’est pas du tout ce que je voulais dire. Ce que j’essayais de dire, c’est qu’une femme est une mère et une épouse avant d’être une personne…Non ! Attendez ! Je veux dire…
Marlène se sentit parcourue de sueurs froides. Qu’est-ce qui lui arrivait ? En quelques secondes, elle venait de s’embarrasser deux fois en direct, devant des millions de téléspectateurs.
-Désolée…je…j’ai besoin de faire une pause.
Sans ajouter un mot, elle se leva, manquant renverser son siège et tituba en direction de la sortie du plateau.
-Mesdames et messieurs, fit le journaliste d’un ton hésitant en voyant la ministre s’éloigner d’un œil perplexe, voici une page de pub, nous reprenons l’antenne dans quelques minutes.
-C’est pas vrai ! Mais c’est pas vrai !
Marlène regardait son reflet dans le miroir des toilettes, à côté du plateau télévisé. Son visage était livide et son corps entier parcouru de tremblements. Qu’est-ce qui avait bien pu se passer sur le plateau. Un moment de folie passagère ? Un genre de lapsus ? Comment avait-elle pu sortir deux horreurs pareilles en direct ? Elle entendit son portable vibrer dans sa poche. Sûrement des membres de la Majorité et des conseillers en communication qui l’appelaient pour l’engueuler. Elle s’empressa d’éteindre son téléphone et se tourna à nouveau vers son reflet. Son front était couvert de sueur. Petit à petit, elle parvint à retrouver un semblant de calme. Peut-être allait-t-elle retrouver sa contenance, retourner sur le plateau et réparer son erreur. Il le fallait !
Bon, c’était marrant. Et maintenant ?
Marlène fit un bond en arrière, comme si son propre reflet s’apprêtait à lui sauter à la gorge.
-Vous êtes qui ? cria-t-elle. Comment vous faites ça ?
John Doe, pour te servir. Tu peux me considérer comme un genre d’ange gardien
-Un ange gardien ? Espèce de connard ! C’est vous qui m’avez fait dire ces horreurs sur le plateau ! C’est vous qui…
J’ai interrompu l’interview pour éviter que tu te ridiculises davantage. Tu peux me remercier.
-Merci John, fit Marlène d’une voix monocorde, avant de tressaillir. Mais…pourquoi je vous remercie…je…comment vous m’avez fait faire ça.
Je sais me montrer très convaincant
Au même moment, Marlène entendit quelqu’un frapper à la porte des toilettes. Elle reconnut la voix du journaliste qu’elle avait quitté quelques minutes auparavant.
-Madame Schiappa ? Je ne voudrais pas vous brusquer, mais on devrait bientôt reprendre l’antenne.
Marlène ouvrit la bouche pour répondre, mais la voix l’interrompit.
N’y retourne pas. Il ne doit pas te voir.
Marlène entendit un déclic dans son esprit, et elle sut que même en y mettant toute sa volonté, elle ne pourrait pas désobéir à la voix.
Ouvre la fenêtre et saute. Il y a un tas d’ordure en dessous. Il amortira ta chute.
Intérieurement, Marlène hurlait contre cet envahisseur dans son esprit qui la tenait d’une poigne de fer. Elle voulait l’envoyer chier, s’excuser auprès de son public et reprendre sa vie comme avant. Mais chaque fois qu’elle essayait de résister, son corps ne lui obéissait plus. Elle se dirigea vers la fenêtre, l’ouvrit et s’approcha du rebord.
Quelques minutes plus tard, Marlène déambulait dans la rue en boîtant. L’atterrissage dans les ordures ne s’était pas avéré très agréable et avait suffi à imprégner son corps et ses vêtements d’une odeur de nourriture avariée. Les passants qui croisaient sa route ne semblaient même pas remarquer sa présence.
-Quelqu’un va me reconnaître, c’est pas possible autrement !
Pas d’inquiétude. J’ai pris mes précautions. A l’heure où nous parlons, plus personne ne se rappelle ton existence. C’est comme si Marlène Schiappa n’avait jamais existé.
-Vous ne pouvez pas me faire ça, s’écria Marlène, horrifiée. J’ai une vie, une mission à accomplir.
Elles disent tous ça. Mais elles finissent toujours par apprécier mes cadeaux. Tu vois ce restaurant ? Entres-y.
Marlène sentit ses jambes la porter jusqu’à un restaurant à la devanture miteuse. Elle poussa la porte et entra. L’intérieur était encore moins engageant que l’extérieur. Tout semblait poussiéreux, et l’ex-ministre n’osait même pas imaginer les normes d’hygiène en place. Elle se dirigea vers le gérant qui l’observait, surpris de recevoir un client. Ses lèvres remuèrent à nouveau et elle entendit sa propre voix s’adresser à lui.
-Donnez-moi chaque plat sur le menu.
-Vous êtes sûre ? Il y en a quarante.
-Je sais. Je veux tout.
Marlène s’assit à la table la plus proche et attendit. Elle aurait voulu s’enfuir en courant, mais son corps contrôlé par John ne le lui permettait pas. Qu’espérait-il au juste ? Elle ne pourrait jamais tout manger.
C’est là que tu te trompes, Marlène. Tu as faim, très faim. Rien ne pourra te rassasier jusqu’à ce que tu aies terminé le menu. Chaque fois que tu finiras un plat, un prendras immédiatement un kilo, mais tu ne pourras pas t’arrêter de manger.
Marlène frémit en entendant ces paroles. Contrôler son esprit était une chose, mais ça…il ne pouvait quand même pas contrôler ça également. Elle sentit la panique la gagner. Toutes ces années où elle avait soigné son apparence et son hygiène de vie pour ses apparitions en public…il ne pouvait pas également lui enlever ça. Ce fut là qu’elle la ressentit. Cette faim inhumaine, tellement forte qu’elle en était douloureuse, comme si elle avait un trou à la place de l’estomac. Elle devait manger. Tout de suite. Elle tentait en vain de se raisonner quand le premier plat arriva.
Pendant l’heure qui suivit, Marlène resta assise dévorant chaque plat qui lui était amené, bouchée après bouchée. Des larmes coulaient le long de ses joues pendant qu’elle essayait de se concentrer pour arrêter de s’infliger ça, mais son corps ne lui obéissait plus. La faim était trop forte. À chaque nouvelle bouchée, elle se sentait plus serrée dans ses vêtements. Son ventre, sa poitrine, son visage. Elle sentait tout son corps gonfler, sans qu’elle ne puisse rien faire pour empêcher ça. De temps en temps, elle entendait un vêtement craquer. Parfois, c’était un bouton qui sautait. L’ensemble élégant qu’elle avait enfilé pour donner son interview était en train de se disloquer dévoilant de plus en plus son corps obèse.
Tu t’en sors très bien. Maintenant écoute-moi. Je vais bientôt te laisser, mais avant, je vais te raconter ce qui t’attend pour la suite. Ca deviendra la réalité dès que tu auras fini ton dernier plat et tu oublieras tout de ta vie passée.
Marlène entendit sa veste se déchirer au niveau du dos. Puis ce fut son pantalon qui se déchira au niveau des fesses, dévoilant sa culotte qui s’apprêtait visiblement à céder également. Elle continuait à enfoncer bouchée après bouchée dans sa bouche, les yeux exorbités devant ce qu’elle était en train de devenir. Son menton était couvert de gras et de sauce, et tout ça coulait entre ses joues boursouflées.
Tu vois le gérant du resto ? C’est ton mari, maintenant. Tu obéiras à tout ce qu’il pourra te demander à partir de maintenant. Rassure-toi : il aime les grosses, donc tes nouvelles rondeurs ne devraient pas t’empêcher de te faire troncher tous les jours. Ce qui m’amène à mon deuxième point. Tu es désormais extrêmement féconde. Il te suffit de baiser une fois sans capote pour tomber enceinte. Tu as déjà eu six gosses avec lui, et c’est loin d’être terminé.
Marlène voulut hurler pour protester, pour refuser ce destin horrible qu’on lui imposait, mais elle ne parvint qu’à lâcher un rot tonitruant, avant de se remettre à manger.
Tu ne sors plus vraiment de la maison maintenant. Tous les jours, tu mangeras l’équivalent de ce que tu as pris aujourd’hui. Tes seuls buts dans la vie sont les suivants : manger, faire des gosses, satisfaire ton mari. Tiens, je vais t’ajouter une addiction à la clope aussi. Ça collera bien à ton nouveau personnage.
-Et voilà le dernier plat.
Après une dernière tentative de lutter qui ne déboucha sur rien, Marlène approcha ses doigts boudinés du contenu de son assiette. Bouchée après bouchée, elle se rapprochait de l’avenir que John avait tracé pour elle. Elle voulut se concentrer. Elle était Marlène Schiappa, ministre, féministe militante, une personnalité médiatique. Elle ne pouvait pas disparaître comme ça. Elle ne pouvait…
Le fil de ses pensées s’interrompit quand elle avala sa dernière bouchée. À quoi pensait-elle, déjà ? Elle ne parvenait pas à s’en rappeler. Elle vit son mari passer à côté d’elle et glisser la main sous ce qui restait de sa chemise, caressant ses seins lourds.
-J’aime te voir manger, lui murmura-t-il à l’oreille.
Le passage des mains de son mari sur son corps arracha à Marlène un gémissement, semblable au couinement d’une truie. Elle se tourna vers son mari et se leva péniblement de sa chaise.
-J’ai envie de toi, chéri, lâcha-t-elle d’une voix rendue rauque par des années de tabagisme.
-Ici ? demanda son mari. Les enfants pourraient nous voir.
-Je m’en fous, j’ai envie de t’en faire d’autres. Tout de suite.
Sans un mot de plus, Marlène se jeta sur son mari et le colla au sol, avant d’arracher ce qui restait de ses vêtements. Pourquoi avait-elle voulu enfiler des vêtements aussi serrés, d’ailleurs ? Elle sourit. Sa vie était simple. Sa vie était belle. C’était tout ce qui lui fallait.
Et après ?
- No further chapters
- Add a new chapter
Disable your Ad Blocker! Thanks :)
Un pouvoir absolu
Manipuler le monde comme vous l'entendez
Un homme ordinaire se retrouve en possession d'un pouvoir qui lui permet de transformer l'esprit et le corps des gens qui l'entourent et de modifier la réalité à sa guise.
Updated on Jun 5, 2020
by zbloutch
Created on May 11, 2019
by zbloutch
- 194 Likes
- 144,744 Views
- 64 Favorites
- 18 Bookmarks
- 90 Chapters
- 7 Chapters Deep
Comments moved below the chapter.
Comments