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Chapter 6 by zbloutch zbloutch

Deuxième victime

Carole, future mère de famille

La deuxième Femen sur qui John arrêta son regard était également assez maigre. Son corps était couvert de tatouages et ses cheveux étaient teints en bleu fluo et coupés assez courts. Les piercings sur son visage, et sur ses tétons étaient également nombreux. Sentant le regard de John peser sur elle, elle se tourna vers lui et le foudroya du regard, permettant à ce dernier d’admirer la belle forme de ses seins. Son bonnet C avait la taille parfaite, ni trop gros, ni trop petit.

-Tu veux ma photo, sale porc ?

-Certainement pas, tempéra John sur un ton conciliant. Je me demandais juste si c’était vraiment ce que tu voulais, tout ça.

La jeune femme haussa un sourcil interrogateur. Visiblement, elle ne s’était pas attendue à ça.

-De quoi tu parles ? rétorqua-t-elle, dévoilant le piercing sur sa langue. Je n’ai pas besoin de toi pour savoir ce que je veux. Je suis venue manifester pour la cause des femmes. Et pour les protéger contre les pervers dans ton genre.

-Ah, je vois, fit John en hochant la tête avec un air peiné. Tu as sûrement eu de mauvaises expériences avec les hommes. Tu n’as peut-être juste pas rencontré le bon.

-C’est ça, oui, quand j’aurai besoin de conseils de merde, je t’appellerai.

-Ne t’en fais pas, je suis déjà là pour ça, Carole, répondit John.

Carole n’eut pas le temps de lui demander d’où il connaissait son nom, quand John reprit la parole :

-Je vais t’aider à rencontrer un homme respectable. Mais déjà, il faut changer quelques trucs à ta façon d’être. Pour commencer, aucun homme respectable ne voudra épouser quelqu’un avec ton look.

-Je t’emmerde. C’est moi qui décide de mon look, pas toi, ni aucun homme.

-Bien sûr, souffla John. En attendant, je vais déjà améliorer ta peau.

John claqua des doigts. Carole l’observa d’un air circonspect pendant quelques instants, puis baissa les yeux. Elle poussa un cri en voyant ses nombreux tatouages s’estomper petit à petit, comme si l’encre disparaissait. En quelques secondes, ils étaient à peine visibles. Encore dix secondes plus tard, il n’en restait plus rien.

-Mes tatouages ! Qu’est-ce qui se passe ?

-Du calme, ce n’est qu’un peu d’encre.

-C’est mon identité ! sanglota la féministe. J’ai dépensé des milliers d’euros pour faire de mon corps une œuvre d’art.

-Oui, eh ben à l’avenir, tu les dépenseras pour quelque chose d’utile. Pour tes enfants, par exemple.

-Qu’est-ce que tu racontes, je n’ai pas d’enfants. Je n’ai jamais voulu d’enfants. Je hais les hommes.

-Tu sais ce qu’on dit, tout peut changer. Je finis juste deux-trois détails, si tu permets.

L’instant suivant, Carole vit tous ses piercings disparaître. Même les trous sur sa peau s’estompèrent, avant de se combler complètement. Ses cheveux furent les prochains à changer. D’abord bleu fluo, ils s’assombrirent peu à peu, adoptant une couleur plus naturelle, jusqu’à se fixer sur le châtain clair, la couleur qu’ils avaient avant son adolescence, à partir de laquelle elle avait décidé d’assumer qui elle était. Parallèlement, ils s’allongèrent, délaissant sa coupe garçonne pour pousser jusqu’à la hauteur de ses épaules ou ils se mirent à boucler comme ceux d’une ménagère des années 50.

John admira son travail. À présent, elle avait presque l’air normal, mis à part sa tenue provocante et son regard de braise qui fixait John.

-Rendez-moi mon apparence ! Celle d’avant ! Ce n’est pas moi, ça, sanglota-t-elle.

-Je te trouve très bien comme ça. Ah, je vois. Tu as peur que ta copine ne veuille plus de toi avec un look si banal ? Pas grave, tu ne vas pas t’angoisser comme ça pour une simple amourette.

-Ce n’est pas une amourette, on est en couple depuis six ans, on s’est même mariées à la mairie l’année dernière.

-Carole, regarde-moi.

La jeune femme tenta de résister, mais subjuguée par le regard de John, elle ne put faire autrement qu’obéir.

-Tu n’es pas attirée par les femmes.

-Je ne suis pas…non…arrêtez…je…

-Tu n’es pas attirée par les femmes.

-Je…je ne suis pas attirée par les femmes.

-Ton ex, ta vie sexuelle avant aujourd’hui, c’était juste un délire de jeunesse.

-Juste un délire, souffla Carole, le regard soudain étrangement vide.

-Tu as souvent craché sur les hommes, mais c’était seulement par frustration de ne toujours pas avoir rencontré le bon.

-Je cherche encore le bon.

-Tu as besoin d’un homme fort dans ta vie, pour te protéger et te dire quoi faire.

-Me dire quoi faire…

A présent, le regard de Carole était complètement hagard, alors que John, sans pitié, mettait son esprit sens dessus dessous. Sentant qu’il l’avait désormais entièrement en son pouvoir, John sourit.

-Bien. À présent, je vais t’habiller d’une manière plus conforme.

Carole vit son jean et sa culotte se désintégrer. Elle n’eut pas le temps de réagir car elle se trouva soudain vêtue de sous-vêtements en dentelle. Puis une robe à l’ancienne apparut, recouvrant son corps, puis un tablier, comme si elle se préparait à faire la cuisine.

Incapable d’aligner deux pensées, Carole ne pouvait qu’observer, impuissante, sa transformation.

-Bon, je vais juste changer quelques trucs. De plus gros seins, des hanches plus larges…après tout, tu t’apprêtes à devenir mère.

Le corps de Carole se transformait selon les paroles de John, et en un instant, elle était plus pulpeuse que jamais.

John parcourut les environs du regard. Il vit un passant marcher à côté de la manif sans y prêter attention. Il fouilla dans son esprit : la quarantaine, conservateur, riche, et célibataire…il ferait l’affaire.

-Excusez-moi, l’interpella John. Vous pouvez venir s’il vous plait ?

Intrigué, l’inconnu s’arrêta, attendant ce que John pourrait bien lui dire. John saisit l’épaule de l’inconnu d’une main et celle de Carole de l’autre.

-Je vous déclare donc mari et femme.

Pendant quelques instants, John vit de l’incompréhension dans le regard des deux personnes à qui il venait de s’adresser. Finalement, l’incompréhension se transforma en joie. Carole enroula ses bras autour du cou de celui qui n’était encore qu’un inconnu deux minutes auparavant, et colla ses lèvres contre les siennes.

-Je suis enfin mariée, s’écria l’ancienne lesbienne. Je t’aime, mon chéri !

-Moi aussi, souffla son nouveau mari.

-Eh bien voilà une bonne chose de faite. Monsieur, prenez soin de votre femme comme elle le mérite. Carole, obéis à ton mari, satisfais-le dans tous les domaines de la vie et fais-lui un maximum d’enfants. N’oublie pas, c’est ton seul rôle dans la société.

-C’est mon rôle, répéta Carole, le regard encore transporté de joie. Oh mon chéri, j’ai envie de t’en faire tout de suite.

Le mari semblait de la même humeur, car il plaqua sa femme contre le mur le plus proche et souleva sa robe pour caresser ses cuisses galbées.

-Oh mon amour, quelqu’un pourrait nous voir ! protesta Carole avec un regard plein de désir qui contredisait ses paroles.

Quelques instants plus tard, son mari avait défait sa braguette, et entrait en elle par à-coups brutaux, tandis que sa femme lui griffait le dos, le visage figé dans une expression de bonheur absolu.

John s’éloigna du nouveau couple et rattrapa rapidement le retard qu’il avait pris sur le cortège. Il n’en était encore qu’au début.

Troisième victime

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