Disable your Ad Blocker! Thanks :)
Chapter 4
by
zbloutch
Sur qui tombe-t-il en premier ?
Aurore, l'avocate arrogante
John marchait dans les couloirs, réfléchissant à qui il allait détruire en premier, quand il entendit soudain des éclats de voix. Une femme dans la pièce à côté hurlait à plein poumons contre quelqu’un qui essayait tant bien que mal de se défendre.
-C’est quand même incroyable, Anaya ! Chaque fois que tu passes et que tu ranges mon bureau, tu perds la moitié de mes feuilles ? Il est ou le contrat sur lequel je bossais hier ? Je te préviens, si tu l’as perdu, je vais personnellement m’arranger pour que tu ne trouves plus jamais de travail ! Jamais !
-Mais…shreematee, je vous jure que je ne l’ai pas vu ! S’il vous plait, j’ai besoin de ce travail.
Sentant le potentiel de la situation, John poussa la porte et entra dans la pièce. Il reconnut sans mal la femme en tailleurs qui criait de la sorte. Aurore avait été une collègue odieuse dès le premier jour où il avait travaillé ici. Si elle avait toujours été obséquieuse avec ses supérieurs, l’ange devenait un monstre dès qu’elle était en présence de ceux qu’elle considérait comme ses inférieurs.
Et la femme de ménage qui n’osait pas la regarder dans les yeux ne faisait pas exception à la règle.
-Je peux vous aider ? demanda innocemment John.
-Qu’est-ce que…John ? Mais qu’est-ce que tu fous là ? Si tu me dis que la direction a été assez débile pour réembaucher un nul comme toi, je vais péter un câble.
John profita pour observer plus en détail les deux femmes présentes.
Aurore n’avait pas changé depuis le dernier passage de John. Ses cheveux bruns descendant jusqu’aux épaules, cette silhouette mince, et toujours cet air arrogant qui ne la quittait jamais. La femme de ménage, en revanche, devait être nouvelle. Elle était visiblement assez jeune, d’origine indienne, et aurait sans doute été encore plus belle si elle était maquillée comme Aurore. Mais sans doute n’était-elle pas payée assez pour s’acheter tous ces produits cosmétique. Anaya fixait le sol, timidement, retenant avec peine ses larmes.
John se sentit soudain envahi d’une colère sourde, se rappelant les fois ou lui-même avait été dans la même situation. Il était conscient de ne pas être une bonne personne, et d’utiliser son pouvoir pour de mauvaises raisons à longueur de journée, il eut soudain l’idée de faire une bonne action et de venir en aide à cette personne, tout en se vengeant d’Aurore.
-Le temps a passé, mais tu n’as toujours pas appris à t’exprimer comme un être humain, pas vrai ?
-Sérieusement ? Des années après, tu reviens ici uniquement pour m’insulter ? Pauvre merde, je vais appeler la sécurité et…
Snap
John claqua des doigts, et d’un coup, les vêtements élégants (et chers) de la mégère tombèrent en poussière, la laissant nue comme un ver.
-Que…qu’est-ce que c’est que ce bordel ?
Aurore s’efforça de cacher ce qu’elle pouvait avec ses mains. Pour la première fois, John pouvait entendre de la peur dans son ton, en plus de la colère.
-Tu sais quel est ton problème, Aurore ? C’est que tu as toujours eu la langue bien pendue.
-Écoute, je ne sais pas comment tu as fait disparaître mes vêtements, mais tu n’as pas la moindre idée des emmerdes que tu viens de t’aghlwawwwwlll….
Aurore s’interrompit quand elle se rendit compte qu’elle était incapable de continuer sa phrase. Elle écarquilla les yeux quand elle vit sa langue sortir de sa bouche, et retint son souffle quand elle comprit que ce n’était pas elle qui tirait la langue, mais cette dernière qui poussait.
-Awllllaaaaawf…gémit-t-elle en jetant un regard supliant à John.
Sa langue venait de descendre au niveau de son menton, avant de s’arrêter au milieu de sa gorge. A présent, elle pendait au dehors de sa bouche, bien trop longue pour tenir dans ce petit espace.
-C’est sûr, ça va être plus dur d’engueuler les gens avec une bête de cette taille.
-Comment vous faites ça ? demanda la femme de ménage, pendant que celle qui la martyrisait une minute auparavant tentait désespérément de pousser sa langue dans sa bouche, sans succès.
-Disons qu’on a tous des talents cachés. J’ai toujours pensé que tu n’étais qu’une sale chienne, Aurore, alors tu devrais arrêter d’imiter certains comportements humains, comme le fait de tenir sur tes pattes arrière.
A peine eut-il fini de prononcer ces paroles qu’il vit Aurore tomber à la renverse. La jeune femme tenta tant bien que mal de se relever, mais c’était comme si ses jambes arrière n’obéissaient plus. Elle gémit, incapable de parler, et se dirigea, à quatre pattes, vers John en tournant vers lui des yeux plein de larmes, sa langue parcourue de filets de bave.
-Eughaawwwlloumwlaaaah… fit-elle, dans sanglots dans la voix.
-Désolé, chienne, je ne comprends pas ce que tu essayes de dire.
John se mit à genoux aux côtés d’Aurore et sans prévenir, enfonça profondément deux doigts dans sa chatte.
-Aghhhh… cria Aurore en écarquillant les yeux, incapable de se débattre contre cette présence intrusive.
Les doigts de John avançaient et reculaient de plus en plus vite, et il sentit les parois se lubrifier de plus en plus. Malgré l’horreur de sa situation, Aurore semblait malgré tout ressentir du plaisir, et la honte qui se lisait dans ses yeux avait quelque chose de jouissif pour John.
Finalement, il vit le corps d’Aurore secoué par un violent orgasme, et décida que le moment était venu d’accélérer la transformation. Il pinça brièvement le téton droit de cette poitrine modeste, un simple bonnet B, et il sut ce qu’il allait faire ensuite. Deux nouvelles paires de seins se mirent à pousser sous l’ancienne, et au bout de quelques secondes, elle avait six mamelles qui pendaient mollement sous son corps.
L’instant suivant, elle ressentit une douleur dans le bas du dos. Elle tourna la tête et vit avec horreur le bas de sa colonne vertébrale se prolonger, distendant la peau. Peu à peu, elle se mit à former une queue, d’abord courte, jusqu’à mesure un mètre entier. La queue remua quelques instants, indépendamment de sa volontés, avant de se courber et de s’enfoncer brutalement dans son cul, dans laquelle elle se mit à son tour à faire des va-et-vient rapides.
Aurore sentit ses jambes arrière rétrécir, et la structure de leurs os se modifier, jusqu’à ce qu’il lui soit entièrement impossible de se tenir debout. Elle vit ses doigts rétrécir, jusqu’à disparaître complètement, jusqu’à ce que ses mains soient transformées en pattes qui n’avaient rien d’humain.
-Mlooonw…wougneupouhépaaaa…
Sans prêter attention à ses suppliques, John attarda son regard sur le bureau de celle qui n’était qu’une avocate arrogante un peu plus tôt. Il y vit un portrait encadré. Il reconnut Aurore avant sa transformation, en compagnie d’un homme qui devait être son mari et d’une gamine qui était sûrement sa fille.
-Quelle belle famille. Je suis sûr qu’ils ne se doutent pas une seconde à quel point tu es une connasse dès que tu es ici, avec tes collègues. Ils méritent mieux que toi.
L’esprit embrumé par les transformations qu’elle subissait et par cette queue qui la ramonait sans lui laisser de répit, Aurore parvint malgré tout à se redresser et à supplier une nouvelle fois John du regard. Non ! Pas sa famille.
-Anaya, dit soudain John à l’attention de la femme de ménage. Je vous avais presque oublié.
-S’il vous plait, répondit-elle, paniquée. Krpaya, ne me faites pas de mal.
-Pas de panique, je voulais juste vous aider. Vous aimez votre vie actuelle ?
Anaya baissa les yeux, avant de souffler :
-Non, je déteste ce métier.
-Vous aimeriez avoir la place d’Aurore ? Celle d’avocat, hein, pas celle de créature hybride mi-femme mi-chienne qui se fait violer par sa propre queue, précisa John avec un éclat de rire, pendant que les gémissements de plaisir d’Aurore se faisaient de plus en plus sonores.
-Eh bien, oui, j’imagine…mais je ne connais rien au métier, je n’ai jamais eu l’occasion d’étudier, vous savez ?
-Pas de souci, j’ai tout ce qu’il vous faut.
Aurore sentit soudain une présence dans son esprit, comme si une main invisible lui arrachait toutes ses connaissances une à une, la laissant inculte et stupide. Au contraire, le regard d’Anaya se faisait de plus en plus clair, pendant que toutes les connaissances d’Aurore lui étaient transférées.
-Je sais…je sais tout, maintenant, s’écria-t-elle d’une voix qui avait perdu toute trace d’accent indien. J’ai toutes les connaissances…je comprends beaucoup plus de…
-Oui, vous ferez une excellente avocate, maintenant. Voyons voir la vie de famille, désormais. Vous êtes célibataire ?
Anaya retrouva son air modeste et hocha silencieusement la tête.
-Vous aimeriez avoir une famille ? Des enfants ?
Elle hocha à nouveau la tête.
-Mais je n’ai jamais pu trouver quelqu’un…personne ne voulait épouser une femme de ménage à moitié analphabète.
John claqua des doigts, et l’instant suivant, une foule de souvenirs nouveaux vinrent à l’esprit d’Anaya. Son mariage, la naissance de sa fille.
-Mon Dieu…j’ai une famille, maintenant !
John se tourna vers Aurore, qui jouissait toujours, à quatre pattes, à même le sol et se pencha à ses côtés. Son visage était encore inchangé, à l’exception de son énorme langue qui l’empêchait de parler.
-Regarde comme elle est belle, la famille d’Anaya.
Aurore écarquilla les yeux en voyant le portrait que lui tendait John. Son mari était toujours dessus, mais elle en avait disparu. A sa place se trouvait l’ancienne femme de ménage, radieuse, la tête tendrement posée sur l’épaule de son homme. Sa fille avait également changé. La gamine blonde au teint pâle était désormais une métisse à la peau cuivrée. Elle poussa un cri de désespoir. Cet homme qu’elle avait toujours méprisé venait de détruire sa vie, de détruire jusqu’à sa famille. De son côté, Anaya rayonnait de joie. Elle était d’ailleurs bien plus belle qu’auparavant. Avec la nouvelle vie que John lui avait écrite, elle portait désormais de beaux vêtements, et était maquillée et coiffée avec bon goût.
-John, qui que vous soyez, je n’oublierai jamais ce que vous avez fait pour moi.
Prise d’un élan d’affection, l’indienne enroula ses bras autour du cou de John et colla ses lèvres contre les siennes.
-Allons, allons, bredouilla John, peu habitué à ce que quelqu’un lui soit reconnaissant pour l’usage qu’il faisait de ces pouvoirs. N’oubliez pas que vous êtes mariée, maintenant.
Finalement, il se tourna vers Aurore, qui traînait piteusement à même le sol.
-Qu’est-ce que je vais faire de toi, maintenant ?
-Aghleuwouwenbwiiiee….
-Ta gueule !
Ce cri ne vint pas de John, mais d’Anaya. L’ancienne femme de ménage fit soudain plusieurs pas en direction de celle qui la martyrisait juste avant et lui asséna un violent coup de pied dans le ventre. Aurore couina et recula tant bien que mal sur ses quatre pattes.
-Ca, c’est pour toutes les fois où tu m’as traité comme de la merde !
Avant qu’Aurore n’ait le temps de se mettre à l’abri, elle lui mit un deuxième coup de pied, dans un de ses seins, cette fois. Aurore poussa un cri plaintif.
-Et ça, c’est pour t’être tapé mon mari pendant toutes ces années.
Enfin calmée, Anaya se tourna vers John.
-Désolée, j’ai pas pu résister.
-Pas grave, c’était drôle à voir. Maintenant, revenons à notre amie.
John croisa son regard, et pendant un moment, il s’amusa à y reconnaître toutes les émotions qui traversaient celle qui était encore une avocate arrogante quelques instants auparavant. Peur, haine, supplique…tout y était.
-Tu n’es plus rien, lui dit John. Ta famille, tes amis, plus personne ne se souvient de toi. Aurore n’a jamais existé. Tu as toujours traité les autres comme des sous-hommes, eh bien c’est exactement le sort que te réservent tes collègues. Anaya n’est plus femme de ménage, donc il faut quelqu’un pour la remplacer. Désormais, tu vas passer tes journées et tes nuits à parcourir les couloirs et les pièces du bâtiment, à nettoyer le sol avec ta langue. Au moindre oubli, tes anciens collègues te roueront de coups. Ils ne te voient désormais que comme un esclave. De ton côté, tu n’as plus besoin de dormir, ni de manger, ni de boire. Tout ce dont ton corps a besoin, c’est d’avaler de la poussière 24h sur 24.
Aurore écarquilla les yeux d’horreur pendant qu’elle écoutait les paroles de John. Elle savait déjà qu’elle serait incapable de désobéir. Elle se mit en marche, silencieusement, sa longue langue léchant avidement le sol, centimètre par centimètre.
-Tu sais, je pourrais t’effacer la mémoire, si je voulais, t’enlever toute pensée, te faire croire que tu as toujours été la créature que tu es devenue, sans autre but dans la vie que de nettoyer tout le bâtiment. Mais non. J’ai envie que tu te rappelles de tout ce que tu as perdu. Et que tu te rappelles que c’est moi qui t’ai tout pris.
Finalement, l’étrange créature que John avait créée arriva dans le couloir et continua de lécher le sol, quittant le champ de vision de son bourreau, et seuls les sanglots qui lui échappaient par moments rappelaient sa présence à John.
-Quand je me suis levé ce matin, j’étais loin de me douter ça ma journée allait si bien tourner que ça, fit Anaya, amusée. Si jamais vous avez besoin d’un avocat, n’hésitez pas à passer me voir.
-J’y penserai, répondit John. En attendant, dites bonjour à votre famille de ma part.
John quitta finalement le bureau et prit les escaliers pour monter à l’étage. Il n’en avait pas terminé.
Prochaine victime
- No further chapters
- Add a new chapter
Disable your Ad Blocker! Thanks :)
Un pouvoir absolu
Manipuler le monde comme vous l'entendez
Un homme ordinaire se retrouve en possession d'un pouvoir qui lui permet de transformer l'esprit et le corps des gens qui l'entourent et de modifier la réalité à sa guise.
Updated on Jun 5, 2020
by zbloutch
Created on May 11, 2019
by zbloutch
- 194 Likes
- 144,619 Views
- 64 Favorites
- 18 Bookmarks
- 90 Chapters
- 7 Chapters Deep
Comments moved below the chapter.
Comments